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lundi 19 octobre 2020
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Culture: l’Orchestre régional de Sikasso se renforce

En visite dans la capitale du Kénédougou, le ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye DIALLO, a procédé, ce 6 mars 2020, à la remise d’instruments de musique à l’orchestre régional de Koulikoro. Composé d’un amplificateur, d’une table de mixage, des haut-parleurs, des batteries et des microphones, de guitares, etc. le coût de cet important lot, qui va certainement donner des ailes à la culture locale, est estimé à plus de 4 millions de F CFA. Le geste a été salué par l’ensemble des acteurs présents.

L’événement, qui a eu lieu dans la salle de conférence du Gouvernorat de Sikasso, a enregistré la présence le Gouverneur de la région de Sikasso, Boubacar BAGAYOKO ; et du Maire de la commune urbaine de Sikasso, Kalifa SANOGO.

Étaient également présents, des membres du cabinet et des services centraux et régionaux du Ministère de la Culture, plusieurs opérateurs et acteurs culturels, des autorités coutumières et d’une foule nombreuse composée de personnalités de la région et des amis de la culture.

Cette action, qui constitue la deuxième étape d’un vaste programme de renforcement des capacités des orchestres régionaux du Mali, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique cultuelle nationale, à travers la biennale artistique et culturelle.

Dans son intervention, le ministre Rama a souligné qu’à travers remise de ces instruments, son département entend doter toutes les régions de matériels d’orchestres afin qu’ils puissent s’arrimer au progrès et servir davantage la postérité dans notre pays. Il s’agit surtout de dynamiser, revitaliser ces orchestres qui se meurent sous le coup de la léthargie et de la vétusté des instruments de musique.

Il y a juste une semaine, a-t-il rappelé, son département remettait solennellement, des instruments de musique aux orchestres des régions et de Koulikoro. La région de Sikasso constitue la seconde étape d’une série de remises qui concernera l’ensemble des régions administratives du Mali.

Parler de Sikasso, a-t-elle dit, c’est faire resurgir les souvenirs du royaume du Kénédougou avec des figures historiques comme Tiéba Traoré, Babemba Traoré, Momo Traoré, Kélétigui Berthé pour ne citer que ces exemples, qui ont opposé une farouche résistance à la pénétration coloniale, résistance tant vantée par les générations.

Parler de Sikasso, c’est aussi évoquer les traditions originales et les expériences qu’elles ont accumulées au fil des siècles et qui constituent les repères qui balisent notre présent et notre avenir.

Enfin, parler de Sikasso, c’est évoquer sa riche production artistique par des générations de créateurs comme Lamissa Bengaly, Mamadou Guitare, Nahawa Doumbia, Abdoulaye Diabaté, Oumou Sangaré, Néba Solo, Yoro Diallo, Mamou Sidibé, Kénédougou Filani, et bien d’autres.

Ces porte-étendards, ces ambassadeurs de la musique malienne ont honoré notre pays sur les scènes nationales et internationales. Ils constituent des références et expriment à travers leurs créations, nos joies et nos espérances. Ils continuent de nous faire rêver, ils continuent d’exhumer la part du divin qu’il y a dans l’humain. Ils continuent de célébrer notre humanité partagée.

Les orchestres modernes comme le Badema National, le Kanaga de Mopti, le Diaba de Tombouctou, le Kéné Star de Sikasso, le Super Biton de Ségou et l’orchestre de Koulikoro, a-t-elle expliqué, ont marqué de manière singulière et positive l’esprit de leurs contemporains. Ces orchestres disposaient d’un répertoire assez riche et varié et véhiculaient des messages forts de paix, de patriotisme, d’union sacrée, du travail bien fait et dénonçaient les vils comportements, les esprits malveillants.

En réalité, chaque orchestre, a-t-elle conclu, était devenu un symbole, un emblème de sa région.

Par Abdoulaye OUATTARA




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