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mardi 16 juillet 2019
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Dangers de l’immigration irrégulière: la CDI-Médiation moralise la jeunesse

La problématique de l’immigration irrégulière était au cœur d’un débat public, le mercredi 20 mars 2019 à Sébénikoro. Initiée par la Commission démocratique indépendante de médiation (CDI-Médiation) pour une cohabitation pacifique entre toutes les couches sociales au Mali, la rencontre avait pour objectif principal d’attirer l’attention de la jeunesse sur les conséquences de ce phénomène.

La problématique de l’immigration irrégulière, sinon dite clandestine, est devenue un casse-tête pour les pays africains. Au fait, de nos jours, plusieurs migrants africains meurent chaque année en tentant de traverser la Méditerranée afin de rejoindre l’Europe qui, selon eux, est un eldorado.

Cependant, force est de constater que la jeunesse malienne paie, elle aussi, un lourd tribut à ce phénomène.

Pour arrêter l’hécatombe, la Commission démocratique indépendante de médiation (CDI-Médiation) a décidé de sensibiliser la jeunesse malienne à rester au pays pour se battre pour son avenir.

Selon le président de la CDI-Médiation, Makan SIDIBE, la place de la jeunesse malienne n’est pas au fond des océans, mais plutôt sur les chantiers du développement du pays.

«Bien vrai que le Mali n’est pas stable, j’invite mes camarades jeunes à rester au pays, car, l’Europe n’est pas facile pour nos migrants », a-t-il déclaré.

M. SIDIBE est convaincu que si nous nous donnons la main pour se battre ensemble au Mali, cela peut être profitable à tout le monde pour que la jeunesse ne soit plus obligée à s’expatrier.

«La place de la jeunesse n’est pas au fond des océans, nous sommes des espoirs de familles et nous devons nous battre pour ça», a-t-il conseillé.

Selon lui, les causes les plus profondes, qui poussent les jeunes africains à tenter l’aventure, sont nombreuses. Parmi elles, il a cité entre autres : la mauvaise gouvernance, l’inadéquation des différentes formations proposées aux jeunes et le marché de l’emploi, l’injustice, l’arbitraire, la restriction de la liberté d’expression, le chômage etc.

«Il faut que la jeunesse malienne comprenne que le problème de l’immigration n’est pas dû uniquement aux autorités publiques car certes l’une des causes de l’immigration est et reste le chômage, mais on constate également que certains jeunes s’en vont alors qu’il y a des opportunités même dans leur pays », a-t-il dit.

En termes d’opportunité, la CID-Médiation entend engager des discussions avec les autorités dans les jours à venir. En attendant, ce mouvement de jeunesse privilégie la sensibilisation de leurs camarades.

Selon certaines estimations, au moins 3 119 migrants sont morts l’année en 2017 en tentant de passer en Europe via l’une des trois principales routes de la Méditerranée.

Rappelons que la Commission démocratique indépendante de médiation a vu le jour en novembre 2018 grâce à la volonté inébranlable d’un groupe de citoyens de toutes conditions et de tous horizons déterminés à apporter leur contribution au sauvetage et au redressement de notre beau pays.

Elle vise à créer les conditions de rapprochement entre tous les enfants de notre pays, notamment l’opposition et la majorité, et à les convaincre pacifiquement à surmonter toutes les causes malsaines qui engendrent la méfiance et la suspicion entre eux.

Par Abdoulaye OUATTARA

 




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