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mercredi 18 octobre 2017
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De Aguel’hoc à Nampala: le crime des rebelles

A qui profite le non-équipement des forces armées et de sécurité du Mali ? La question mérite énormément d’être posée. Et pour cause, depuis le temps du Président AOK, en passant par celui d’ATT, et nous voilà sous l’ère IBK, le même problème d’équipements de nos soldats ne fait que perdurer.
En tout cas, à notre connaissance, nos troupes ont toujours souffert de ces manques d’équipement pour accomplir dignement leurs missions régaliennes .

A l’instar de tous les Maliens, patriotes, le devoir de mémoire se pose à nous, car il y a exactement trois ans, un 24 janvier 2012, jour pour jour, que les Maliens se souviennent de l’assassinat lâche du capitaine Sékou TRAORE dit BAD avec son équipe. Ses soldats qui ont préféré la mort à la honte pour défendre la patrie mère: le Mali.
BAD et ses hommes ont refusé de laisser même une tierce partie du territoire aux mains des narcoterroristes. Mais hélas, ils ont été vaincus parce qu’ils étaient en cours de munition.
Malheureusement ce même problème se pose encore avec acquitté à nos soldats qui sont dur le front. Ces hommes sont lâchement et sauvagement exécutés par les rebelles.
Pour preuve, le même problème «manque d’équipement» s’est produit au début du mois de janvier et a occasionné l’assassinat de nos soldats à Nampala.
Au fait, nos militaires dans le camp de Nampala, ont fait encore les frais de sous-équipement de nos forces armées. Ce, en dépit des milliards de FCFA, «décaissés pour les équiper».
En tout cas, les tueries de nos soldats à Nampala dépassent tout commentaire. Sinon comment comprendre, que nos soldats se plaignent du froid au point de ne pas pouvoir défendre leurs positions, si l’on sait que leurs habillements sont facturés à des prix exorbitants.
Par ailleurs, il est malheureux de constater que le sacrifice ultime consenti par BAD et ses hommes commence à être oublier par bon nombre de Maliens. Ce jeune capitaine, du haut de ses 30 ans, est mort sous le drapeau avec l’amour de la patrie.
Pour immortaliser sa mémoire, pourquoi, à l’image du Français Damien BOITEUX, ne pas ériger un statut ou baptiser un camp en son nom. Et nous estimons que le capitaine Sékou TRAORE, BAD pour les intimes, le mérite légitiment.
Aussi, est-il malheureux, de constater que la date anniversaire de la première victime de l’intervention militaire française, Damien BOITEUX, est retombée dans l’oubli, deux ans seulement après le torrent de reconnaissances de son sacrifice.
Il s’agit, pour ceux qui ne s’en rappellent plus, du premier soldat mort à Konna en voulant rapprocher son hélicoptère pour bombarder les djihadistes.
En tout cas, aucune manifestation commémorative n’est intervenue le 11 janvier dernier en guise de rappel de cet acte héroïque.
Les regards sont tournés vers le Président IBK qui a déclaré haut et fort à qui veut l’entendre, lors de sa campagne électorale qu’il équipera l’armée malienne et fera de son mieux pour sécuriser le pays.
En attendant d’avoir «une armée dont la population sera fière», combien de nos militaires seront tués par les rebelles pour faute d’équipement ?
Et les parents des soldats, tombés pour la défense de la nation, vont toujours pleurer, parce que leur mort est très vite classée dans les oubliettes.
En tous cas, tout le peuple malien se souviendra de vous et s’incline devant vos mémoires.
Par Salimata DIOUARA




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