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mercredi 26 septembre 2018
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Défense des intérêts de l’enseignement privé au Mali: l’ALPEPAM portée sur les fonts batismaux

La salle de conférence de la bibliothèque nationale, a servi de cadre, samedi dernier, au lancement officiel de l’Association libre des promoteurs d’écoles privées agréés du Mali (ALPEPAM). Un bureau exécutif national de 35 membres, dirigé par Albakaye TRAORE, a été mis en place à l’issue d’une assemblée qui a regroupé plus de 102 promoteurs d’écoles.

Cette organisation qui revendique plus de 218 établissements privés, à travers le pays, se veut un cadre de dialogue et de concertation entre les acteurs ; une interface entre les promoteurs d’établissements de privés et les pouvoirs publics.
Cette cérémonie de lancement s’est déroulée en présence des deux présidents d’honneur de l’ALPEPAM, à savoir Labasse TOURE dit Bafou et Ben Idrissa TRAORE, non moins promoteur d’école ; du Directeur adjoint de l’Académie de la rive droite, de la directrice du CAP de Baco-Djicoroni ainsi que de nombreux militants et sympathisants de l’ALPEPAM, des parents d’élèves, des élèves, etc.
A l’ouverture de travaux, le président du bureau exécutif national du secteur, Albakaye TRAORE, a souligné que c’est un grand honneur pour lui d’assumer la responsabilité première de cette nouvelle organisation des professionnels. «Merci pour la confiance placée en ma modeste personne. Que Dieu puisse, en plus de vos bénédictions, me permettre d’honorer cette confiance en moi placée. Mes sincères félicitations à mes collègues membres du bureau pour le choix porté sur chacun», s’est-il exprimé.
Selon lui, l’ALPEPAM est, certes, une association de plus, mais qu’elle ne serait pas de trop. Pour ce faire, il a invité l’ensemble des membres à s’engager à ses côtés pour une réussite effective de la vie de l’Association. «Certes, la tâche à nous confiée est lourde et difficile, mais j’estime que nous surmonterons toutes difficultés ; afin d’atteindre nos objectifs», a-t-il motivé ses camarades membres du bureau exécutif.
Faisant l’état des lieux, M. TRAORE a indiqué que la cérémonie officielle de lancement de l’ALPEPAM, se passe dans un contexte d’observation de multiples problèmes d’existence et de fonctionnement de l’école privée malienne. D’où, dit-il, une réelle prise de conscience des promoteurs qu’ils sont.
Ainsi, l’ALPEPAM, selon ses responsables, se retrouve désormais interpellée pour une meilleure observation et une application stricte des textes régissant l’école malienne; pour la recherche de solutions adéquates aux différentes préoccupations et aspirations des promoteurs d’écoles privées.
Le premier responsable de cette organisation s’est engagé, au cours de son mandat, à orienter toutes les actions de l’Association vers une collaboration franche avec le département de tutelle, les services déconcentrés, et tout autre partenaire de l’école, pour l’obtention d’un enseignement de qualité, dans des conditions dignes de l’éducation.
L’ALPEPAM qui se veut une association apolitique, non confessionnelle et à but non lucratif a son siège au quartier de Daoudabougou.
Elle se fixe pour objectifs, entre autres : aider l’État malien dans sa politique de démocratisation de l’éducation conformément au plan d’action du Programme décennal de l’Éducation ; promouvoir un secteur éducatif compétitif sur le plan national, international et sous-régional, basé surtout sur le mérite, la valorisation de l’effort personnel ainsi que la culture de l’excellence.
Il s’agit aussi pour elle d’œuvrer à l’installation d’un climat de dialogue et de partenariat fécond entre tous les acteurs sociaux de l’école (l’Etat-les Promoteurs privés-la Société civile) ; appuyer le Département de l’Éducation dans ses différentes politiques de recherche pour la mise en œuvre d’une méthode d’éducation appropriée à nos valeurs culturelles et faisant appel aux méthodes actives de formation basées sur des techniques nouvelles s’appuyant sur la créativité, la recherche et la participation de l’apprenant.
L’Association entend œuvrer également pour la promotion et la défense des intérêts des Établissements privés d’éducation, autorisés sur tout le territoire malien et, enfin, accompagner l’État dans toutes ses démarches visant à instaurer un partenariat juste et fécond entre secteur public et secteur privé pour la bonne marche de l’école malienne.

Par Abdoulaye OUATTARA




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