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vendredi 22 septembre 2017
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Défense nationale & Sécurité: les fruits du renouveau

Armée déliquescente ; moyens vétustes et insuffisants ; formations lacunaires ; interférences néfastes dans la chaîne de commandement ; corruption ; patriotisme vacillant ; replis tactiques sur replis tactiques ; revers humiliants ; pays occupé aux deux tiers ; tribunaux des envahisseurs pour amputer, lapider, flageller ; exils massifs de nos compatriotes qui n’acceptaient pas les traitements infra-humains, tel était l’état des lieux à l’accession du Président IBK à la magistrature suprême. Face à cela, une vision constante et des réalisations. Que faut-il retenir des 4 ans de pouvoir du chef suprême des Armées, en matière de réarmement matériel et moral de nos Forces armées et de sécurité ?

Le locataire de Koulouba a été sans ambages sur les questions de défense, de sécurité, de paix et de réconciliation dès le jour du lancement de sa campagne présidentielle, au Stade du 26 Mali, le 7 juillet 2013.
‘’Si vous me donnez votre confiance, l’une de mes priorités sera la réconciliation nationale. Je veux recoudre le tissu national, abîmé, déchiré par des mois de crise.
Pour réussir, j’appellerai à un vaste dialogue national. C’est une urgence absolue. Je convoquerai les Assises nationales du Nord avant la fin 2013’’ ;
‘’Ma deuxième priorité, aussi pressante que la première, sera votre sécurité. Car aucun pays ne peut se développer dans la peur, aucun pays ne peut entamer sa marche en avant si les biens et les personnes ne sont pas sécurisés.
Pour l’honneur du Mali, je rétablirai la sécurité sur l’ensemble de notre territoire. Je serai le garant de la sécurité de tous les Maliens. Mais aussi des étrangers qui viennent sur notre territoire, et dont l’appui nous est décisif. Pour moi, la sécurité n’a pas de prix’’, avait martelé le candidat IBK déroulant son ambition pour le Mali.

Ambition présidentielle
En accédant au pouvoir, le passif était tragique pour le pays requérant ‘’une sincère introspection, un audit profond de ce naufrage national ; avec un seul objectif : que la vérité soit sue sur les causes de notre déshonneur’’, soulignait le chef suprême des Armées dans son discours du 20 janvier 2014.
Notre outil de défense et nos services de sécurité se sont effondrés au moment où IBK prenait les rênes du pays.
Pourtant, il dit avoir accepté l’héritage, tout l’héritage, le 4 septembre en prêtant serment et auquel il s’engage à ne guère se dérober.
L’ambition présidentielle, en matière de défense et de sécurité est détaillée dans son projet présidentiel ‘’le Mali d’abord’’. Il y est écrit : ‘’la crise au Nord a mis en évidence l’incapacité de notre armée à assurer sa mission : assurer la protection du territoire, de la population, et des intérêts maliens. Une réforme s’impose pour que notre armée puisse connaître et anticiper, prévenir, dissuader, protéger et intervenir. Les problèmes de nos forces de défense et de sécurité sont sans doute liés à des problèmes de moyens, à une mauvaise utilisation des ressources disponibles, mais également à une absence d’autorité. Maliens, allons-nous toujours avoir besoin de soldats européens pour assurer la défense de notre territoire ?
Nos objectifs :
-assurer efficacement la défense du territoire et de la population ;
-réussir les missions de sécurité publique ;
-performer dans les opérations militaires spéciales ;
-faire honneur au Mali lors des opérations militaires à l’étranger ;
-garantir l’intégrité des institutions publiques et la sécurité des personnes et des biens :
-protéger les populations contre les risques ou fléaux de toute nature et contre les conséquences d’un conflit éventuel.
Parmi nos mesures prioritaires :
-doter nos forces de défense et de sécurité de moyens humains, technologiques et matériels nécessaires à leur mission ;
-reformer la gestion des ressources humaines dans l’armée ;
-créer les conditions pour mieux utiliser les ressources financières des forces de défense et de sécurité ;
-améliorer les conditions de vie des troupes ;
-voter et appliquer une loi de programmation militaire correspondant aux besoins ;
-prendre l’initiative de l’aboutissement de la Force de défense permanente africaine.’’

Une constante
Comme une constante, la vision du chef suprême des Armées revient dans son discours du 20 janvier 2014. Les Maliens ont pu constater à l’occasion le lien intrinsèque entre le projet du candidat et celui du président de la République. IBK dit, en effet, dans son discours : ‘’la réforme structurelle est en œuvre. Je veillerai personnellement à sa conduite pour qu’elle atteigne son point d’achèvement. À savoir, cette belle ambition de restructurer les forces armées et les services de sécurité, en vue d’en faire des forces républicaines, respectueuses de l’État de droit, dédiées à la sécurité et à la protection du citoyen malien et de ses biens. D’en faire le rempart de la démocratie, au lieu d’être son ventre mou.
Il s’agira alors d’engager, sur des bases consensuelles, une profonde réforme structurelle, pour assainir et organiser l’environnement de notre sécurité. De celle-ci, nous devons maîtriser les paramètres majeurs. Et notre défi immédiat de génération est de ramener l’outil à une taille malienne qui réponde à nos besoins pressants de reconquête totale et de contrôle souverain du territoire national. De tout le territoire national. De chaque centimètre carré du territoire national. Ni enclave, ni zone grise, mais le Mali dans ses frontières internationalement reconnues et respectées. D’où, la réorganisation engagée visant, à très court terme, à doter nos armées et services, des capacités indispensables en complémentarité avec les dispositifs de la MINUSMA et de SERVAL.
D’où également, les efforts sur fonds propres de l’État pour permettre à nos troupes en conjonction ou seules de relever les défis sécuritaires du post-conflit’’.
Le Président IBK est apparu la première année de sa mandature comme un homme qui lie l’acte à la parole. La preuve ? Dès son premier discours prononcé à l’occasion de la Fête de l’Armée, il faisait des annonces qui faisaient renaître l’espoir chez les Maliens humiliés, meurtris dans leur âme et dans leur chair. Le peuple malien a appris à ce moment de grande solennité : ‘’ Chers compatriotes,
Au moment où je vous parle, notre outil de défense nationale est en cours de réhabilitation. Un grand effort est investi dans la formation, le recrutement, l’équipement et le réarmement moral et psychologique de notre armée désormais réconciliée avec sa nation. Cet effort auquel de nombreux Maliens ont participé, à travers des donations, doit être encore plus national. Il doit continuer. Il nous concerne tous. Il vous concerne également et me concerne. C’est ma responsabilité première d’y veiller. (…) Pour ce faire, il nous faudra corriger les dysfonctionnements majeurs, qui ont longtemps gangréné notre outil de défense et de sécurité.
Oui, ce travail est en cours. Il sera accéléré et mené à son terme de même qu’une action de relecture visant :
– l’amendement du corpus doctrinal,
– la réorganisation opérationnelle et territoriale des forces sous-tendue par une formation de qualité,
– l’instruction, la préparation opérationnelle des forces’’.
Pour le Commandant en chef des Forces de défense et de sécurité, il nous faut : ‘’ sans délais, des soldats, des policiers, des gardes et des gendarmes capables, bien équipés et prêts à répondre à l’appel du pays. Cela, dans un contexte où les ressources humaines et matérielles sont gérées de manière optimale conformément aux normes de la gouvernance vertueuse, sans laquelle il n’y a pas d’issue pour un Mali qui rêve de retrouver sa grandeur aujourd’hui contrariée.
À cet effet, il sera adopté une loi de programmation militaire 2014-2018, dont le début de mise en œuvre permettra de consacrer la montée en puissance de notre outil de défense sur les cinq prochaines années. Notre vision sera celle de la sécurité humaine, avec les citoyens, nos citoyens au départ, au centre et à l’arrivée du projet’’.

L’esprit d’ouverture
Bien que persuadé de la consistance de son projet dans le domaine de la refondation de nos Forces de défense et de sécurité, il n’est pas fermé à d’autres idées qui ne feraient que contribuer à tourner la page de ce qui a été ressenti comme un drame national, à savoir les conséquences de l’occupation des régions du Nord par une horde de narco-jihadistes.
C’est dans cette veine que, dans son discours du 20 janvier 2014, il faisait montre d’ouverture, mais surtout d’objectivité : ‘’se retrouveront alors dans ce cadre, tous les acteurs engagés dans la provision des services liés à la sécurité : société civile, médias, leaders d’opinion, communicateurs, chefs traditionnels et religieux, femmes et jeunes, représentants de communautés. Car je suis conscient qu’après l’expérience que nous venons de vivre, nous ne pouvons faire l’économie d’un large débat sur les problématiques de défense et de sécurité des citoyens, des communautés, des terroirs, des régions et de la République. Et le dialogue Armée-Nation sera une composante de notre doctrine et de notre stratégie de défense et de sécurité.
Mes chers compatriotes,
Il n’est donc pas d’autre quête que celle d’une véritable architecture nationale de sécurité, dont les racines puiseront dans les éléments positifs de notre héritage, de nos traditions et coutumes, y compris en matière de résolution de conflits.
(…) Notre disposition au dialogue ne sera pas prise à défaut. Au demeurant dialoguer avec ses compatriotes n’est pas une faiblesse pour un pouvoir, mais une force. À condition que le dialogue vise l’intérêt du Mali et des Maliens’’.

Le réalisme politique
Certainement patriote, le Président IBK doit être également face à sa promesse de redonner aux Maliens leur honneur et une autre évidence qui était l’incapacité des Forces de défense et de sécurité de reconquérir certaines localités des régions du Nord. D’où, une décision qui a été diversement commentée dans les salons feutrés de la capitale, les états-majors politiques… Aussi, a fait savoir le chef de l’État, relativement à l’intérêt du Mali et des Maliens : ‘’c’est dans cette optique, qu’à l’initiative des autorités maliennes, le Mali et la France discutent présentement d’un éventuel accord de coopération militaire.
Oui, nous savons que c’est de Tessalit que s’est repliée l’armée française à la demande de Modibo Keita.
Oui, nous savons aussi que pour reconquérir son intégrité alors lourdement hypothéquée, le Mali a dû demander l’intervention militaire française en janvier 2012. Il n’y avait pas d’autre choix.
Que les marchands d’illusion et de nostalgie s’adonnent à leur sport favori, mais qu’ils n’enchantent aucun d’entre vous, chers compatriotes. Parce que la géopolitique de 2014 est loin de celle de 1961. Parce que les menaces sont devenues bien plus amples et diverses. Parce qu’aucun de nos pays pris séparément ne peut en venir à bout. Et parce que l’avenir peut être encadré par un accord qui lie les parties prenantes, rendant ainsi prévisibles les actions attendues.
Dans cette même optique, nous envisageons de discuter, dans un proche avenir, d’accords de coopération militaire avec d’autres pays, sans exclusion inopportune, pourvu qu’ils soient soucieux et aptes à apporter une contribution efficace à nos efforts de stabilisation et de sécurisation du septentrion malien et, au-delà, de l’espace sahélo-saharien’’.

La montée en puissance
Certes le Mali est loin du statut de foudre de guerre qui a fait sa notoriété par le passé, de cette force dont on se gardait soigneusement de chercher des noises lors des opérations à l’étranger. D’ailleurs, tous les spécialistes s’accordent à dire qu’il ne faut pas s’attendre à un miracle : il faudra encore plusieurs années pour que les FAMa retrouvent leur plein régime, leur véritable capacité opérationnelle.
Mais d’ores et déjà, l’on peut constater que nos Forces de défense et de sécurité, qui étaient à terre se relèvent progressivement dans le feu de l’action quotidienne qui contribue à leur aguerrissement. Les observateurs avisés leur donnent de bons points de leur montée en puissance.
Le chef suprême des Armées est le premier à leur exprimer toute sa reconnaissance face aux efforts qu’ils déploient au quotidien pour assurer la protection des personnes et de leurs biens. Il l’exprime dans son Message de fin d’année 2016 : ‘’je voudrais d’abord rappeler ce qui constitue le socle de la Reconstruction de notre système de Défense nationale et de Sécurité. Les efforts du Gouvernement en la matière ont été soutenus par l’adoption de la loi d’orientation et de programmation militaire, la LOPM. Les principaux axes de cette loi ont trait à la sécurisation du territoire national, à la dotation de nos forces en équipements suffisants et adéquats, à l’amélioration des conditions de vie et de travail des hommes, au renforcement de la capacité opérationnelle des forces armées, au recrutement et à la formation dans tous les corps, et à la consolidation de la paix et de la réconciliation nationale.
Lors des tentatives de prises d’otages survenus cette année à Sévaré et au Radisson Blu de Bamako, l’opinion publique a pu apprécier quelques-unes des facettes de ce renouveau de nos forces de défense et de sécurité. Elles ont admirablement fait montre de préparation, de bravoure, de courage, de professionnalisme et d’abnégation.
Cette montée en puissance de notre système de défense et de sécurité, qui bénéficie de l’appui technique et professionnel des forces amies, nous permettra d’avoir une meilleure gestion des risques et menaces sur toute portion du territoire national, et partant, de circonscrire les effets néfastes du crime organisé et des trafics de tous ordres qui constituent le terreau de développement du terrorisme’’.
La reconnaissance de la montée en puissance des FAMa ne vient pas que de l’intérieur. Une des preuves est cette déclaration du Colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’état-major des armées (Ema-Com) françaises : ‘’notre adversaire prend des coups. Maintenant, pour des raisons de discrétion, nous menons un certain nombre d’opérations dont on n’informe pas en permanence les médias. Au cours de l’année 2015, plus d’une centaine de terroristes ont été mis hors de combat. Soit tués, soit remis aux autorités des pays partenaires. Concernant les forces maliennes, hier soir encore, un camp Fama [Forces armées du Mali] a été attaqué dans la zone du Gourma, au sud du fleuve Niger. Cette attaque a été repoussée. Je comprends que l’un des terroristes aurait été tué, les autres assaillants capturés. La semaine dernière, une source sécuritaire malienne a fait état de l’arrestation de sept à dix jihadistes entre le Mali et la Mauritanie, dans la région de Ouagadou. Fin mars, l’arrestation d’un chef jihadiste important, le plus important chef jihadiste présumé du Sud-Mali, qui aurait commandité les attaques portées en Côte d’Ivoire, à Grand-Bassam. Donc, on voit bien que cette montée en puissance des forces maliennes est aujourd’hui une réalité’’.
Il faut ajouter à la série d’actes héroïques de nos Forces, l’intervention des Forces spéciales antiterroristes (FORSAT), lors de l’attaque du campement ‘’Kangaba’’. C’était le dimanche 18 juin, en fin d’après-midi, quand des hommes armés ont pris d’assaut ledit campement. Selon le ministre de la Sécurité, Salif TRAORE : ‘’cinq terroristes ont été abattus et les informations nous ont indiqué qu’il y avait certainement un complice ou un autre qui a été arrêté au niveau d’une autre ville périphérique’’. Ce qui revient à dire que les Forces présentes n’ont laissé aucun assaillant s’échapper.
Même si on l’évoque rarement, l’action des services de sécurité a permis de déjouer plusieurs attentats dans la capitale, limitant les dégâts que pourraient causer les terroristes qui frappent aveuglément.

Amélioration des conditions
Parmi les réalisations du Président IBK, en 4 ans de mandat, il faut mettre en bonne place l’amélioration des conditions des soldats. Est-ce parce que la situation sécuritaire était si catastrophique que le chef suprême des armées en a fait une de ses priorités ? La réponse est oui pour ceux qui ont souvenir de l’humiliation infligée au peuple malien en 2012. Pour mettre les soldats dans les meilleures conditions d’accomplissement de leur mission de protection du territoire, des personnes et des biens, les réalisations suivantes ont été faites : la création, par l’État, d’une Fondation pour la Solidarité qui sera, entre autres, l’outil de gestion de la politique sociale en faveur des militaires, de leurs familles et de leurs ayant droit en particulier dans les domaines de l’éducation, de la santé, du logement, de la reconversion ainsi que de la mémoire.
À cela, il faut ajouter la mise en œuvre de la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM).
La mise en œuvre de la LOPM constitue l’un des grands axes d’effort du département de la Défense et des anciens combattants. Elle est d’une importance vitale en ce sens qu’elle contribue à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, en mettant à la disposition du Gouvernement une force crédible pour peser dans les négociations. La LOPM est une des conditions de non-répétition de la crise du fait qu’elle permettra de hisser les Forces armées à hauteur de leur mission de défense de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale. La mise en œuvre de la LOPM concerne principalement la réorganisation des Forces, le renforcement des effectifs, l’amélioration des conditions de vie et de travail, la formation et l’entraînement des hommes, l’acquisition des équipements militaires, la rénovation et la construction d’infrastructures.

La LOPM en actions
La mise en œuvre de la LOPM se fait à travers :
– la ratification par l’Assemblée nationale de l’Ordonnance n° 2016-020 du 18 août 2016 portant statut général des militaires qui accorde des avantages inédits aux militaires
et à leurs familles, notamment 5 ans de salaire aux grands blessés de guerre et 10 ans de salaire aux ayants-droits des militaires décédés en opération ou en service commandé ;
– l’amélioration des conditions de vie et de travail de nos forces armées à travers :
*5000 recrues ont été incorporées dans les rangs des Forces armées. 5000 autres sont en voie de recrutement. Un processus de recrutement transparent et décentralisé a été initié en vue de sélectionner les filles et les fils du pays qui ont la vocation militaire. L’examen des dossiers est terminé, on est à la phase des visites médicales ;
• La prise en charge de l’Indemnité compensatrice de Logement (ICL) qui a eu son taux plein depuis le 1er janvier 2017 soit un montant total de 16 300 000 000 FCFA ;
• L’augmentation de la prime d’opération de 6 000 FCFA à 50 000 FCFA, soit une incidence de
550 000 000 FCFA par mois, soit 26 950 000 000 FCFA (de septembre 2013 à septembre 2017) ;
• L’harmonisation de la prime de risque au taux de 15 % pour tous les militaires à hauteur de 320 000 000 FCFA par mois, soit 15 680 000 000 FCFA (de septembre 2013 à septembre 2017). Cette prime a été par la suite transposée à l’indice depuis septembre 2016 ;
• La prise en charge de la nouvelle grille indiciaire des militaires.
• l’augmentation de l’allocation familiale et de la valeur indiciaire, la diminution de l’ITS (Impôt sur les Traitements et les Salaires). Ce qui a permis de doubler les droits perçus par les soldats entre 2013 et 2017 ;
– l’acquisition des équipements militaires de transports terrestres, aériens et de transmissions tactiques ;
• Réalisation des matériels d’Habillement, de
Campement, de Couchage et d’Ameublement pour 14 364 303 996 FCFA destinés aux GTIA
• Réalisation de matériels techniques des services pour 68 829 108 875 FCFA, composée d’armes, de munitions, de matériels roulants, de pneumatiques, de pièces de rechanges et de matériels de précision, etc..
• Réalisation de carburant et ingrédients auto et avion pour plus de 22 milliards FCFA (de 2013 à 2017).
• Réalisation d’infrastructures pour 3 719 383 758 FCFA, composée de : l’entretien et la rénovation de plusieurs bâtiments.
• Paiement du vecteur aérien pour 146 963 141 656 FCFA.
– la formation et l’entraînement des hommes dans diverses disciplines ;
– Les efforts de reconstruction de notre Défense ont été élargis aux forces de Sécurité. Nécessité faisant loi, il a été mis en place une Force spéciale antiterroriste (FORSAT) dont les interventions font la fierté des Maliens.
*La création et la montée en puissance d’une compagnie pour la localité de Koro. Cette compagnie de la Garde nationale a été déployée à Koro.
*La réception provisoire des avions de transport tactique Y-12. Ces avions tactiques que le Mali a fini de payer ont fait l’objet d’une réception provisoire en juillet dernier.
* Réception provisoire des hélicoptères MI-35, en avril dernier.
* La formation de 50 pilotes et 100 techniciens d’aviation. Dans le cadre du renforcement de l’Armée de l’Air, pour l’exploitation optimale des avions qui arrivent, en plus des pilotes existants, une quarantaine a été formée et une dizaine est en formation ; 73 techniciens ont été formés, 35 autres sont en formation.
* Les acquisitions d’équipements tactiques de transmission des unités ont été hissées à un niveau satisfaisant, selon des sources militaires.
* La rénovation de l’Infirmerie Hôpital de Bamako, située dans la cour du 34e Bataillon du Génie a été clôturée et rénovée. Il reste le dallage de la cour.

Les Forces de sécurité
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 26 avril 2017.
Au titre du ministère de la Sécurité et de la protection civile, sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi de programmation relative à la sécurité intérieure pour les années 2017 à 2021.
L’organisation du secteur de la sécurité au Mali connaît des dysfonctionnements et des insuffisances, notamment, le manque de personnel, la faible capacité opérationnelle des forces de sécurité et de protection civile, le manque d’équipements et d’infrastructures adaptés.
Le projet de loi adopté vise à corriger ces dysfonctionnements et insuffisances et à permettre aux forces de sécurité de mieux assurer la protection des personnes et de leurs biens et de participer à la défense de l’intégrité territoriale.
Il détermine, pour la période de 2017 à 2021, les besoins nouveaux des forces de sécurité en termes de recrutement et de formation du personnel, d’équipement, de réalisation d’infrastructures et d’amélioration des conditions de vie des forces de sécurité.
L’incidence financière des mesures préconisées est évaluée à 157 milliards 524 millions francs CFA.
L’adoption du présent projet de loi s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.
Déjà, sur le terrain, les citoyens peuvent constater le renforcement de la présence physique dissuasive des Forces de sécurité. Cela, à travers des patrouilles pédestres, motorisées.
À cela s’ajoute la création de postes de sécurité aux principaux carrefours de la capitale dotés en véhicules 4×4 pour les besoins de poursuite.
Un autre aspect important de la sécurité, ce sont les hommes qui l’assurent. A cet effet, il convient de noter la sortie du contingent 2016-2017 de l’École nationale de police qui est composé de 2180 sous-officiers (dont 223 personnels féminins), 9 élèves inspecteurs de police (dont 2 femmes) et 16 élèves commissaires de police (dont 3 personnels féminins).
Un accent important a été mis sur la formation des agents de sécurité. En cela, il est reconnaissant de faire mention de l’appui des partenaires de notre pays, notamment en matière de formation et de remise de matériels.
À titre illustratif, EUCAP Sahel Mali qui finance des formations a remis, il y a quelques mois, du matériel informatique, du matériel de contrôle sur la voie publique et du matériel d’équipements pour le Groupe d’Intervention de la Police nationale.
Pour faire face aux nouvelles menaces criminelles, la composante Police de la MINUSMA a organisé du 6 au 12 juin dernier, une session de formation sur la cybercriminalité, au Profit de 37 Officiers de police de la Brigade d’Investigation criminelle (B I J) de Bamako. Cette formation avait pour but de renforcer les capacités opérationnelles des Officiers de Police Judicaires maliens en matière de crimes et délits liés à l’exploitation des technologies de l’information.
De son côté, la Coopération japonaise JICA (Japan International Coopération Agency), en collaboration avec la Police de la MINUSMA et le Programme des Nations Unies pour le développement (UNDP), a procédé au lancement de la formation de 40 fonctionnaires de Police pour la maintenance des équipements de l’École Nationale de Police.
À noter une cérémonie de remise officielle des infrastructures de l’École Nationale de Police rénovées et équipées a eu lieu le jeudi 23 mars 2017. Les travaux de ces infrastructures ont été effectués avec l’appui technique du PNUD et le financement du gouvernement japonais à plus de 2 milliards de FCFA.

L’application de l’Accord
Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord, apprend-on de sources crédibles, plusieurs actions ont été menées. Ainsi, des locaux ont été mis à disposition de la Commission Nationale d’Intégration (CNI) et ceux de la Commission Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (CNDDR) ont été équipés.
Les décrets attribuant des primes aux membres de ces deux structures ont été adoptés. Même si des difficultés d’application subsistent à ce niveau.
L’on apprend que le département de la Défense et des anciens combattants participe aux tractations en cours en vue de la mise en place du Bataillon du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) à Kidal dans les jours et mois à venir. Dans ce cadre, révèle-t-on, des moyens ont été dégagés pour rendre ce Bataillon opérationnel dès sa mise en place. Il s’agit des véhicules et du matériel d’Habillement, de Campement, de Couchage et d’Ameublement (HCCA). Selon les mêmes sources, le département se tient également prêt à assurer au profit dudit bataillon, le même niveau de prise en charge (primes d’alimentation, primes de logement…) que celui du MOC de Gao.

La sécurisation du pays
La sécurisation du pays mobilise 80 % des énergies du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants, apprend-on de bonnes sources. D’octobre 2016 à nos jours, ce sont près d’une dizaine d’opérations militaires qui sont en cours d’exécution dans le cadre général de l’opération DAMBE. Il s’agit, entre autres :
*des opérations HORONYA, DANAYA et TAMA menées dans le cadre de la sécurisation de la ville de Gao et ses environs ainsi que la sécurisation des travaux de construction de la route Gao-Bourem ;
*les opérations SIRA, DONGO et TACHAMAMTE qui sont menées dans le cadre de la sécurisation de la ville de Tombouctou et environs ainsi que pour sécuriser les travaux de construction de la route Léré-Niafunké.
En plus de l’opération DAMBE, les Forces armées mènent les opérations SOUTOURA qui sécurisent la frontière Mali-Côte d’Ivoire en coopération avec les forces ivoiriennes et l’opération SENO qui prend en charge la frontière Mali-Burkina et les cercles de Tominian, Koro et Bankass.
Plusieurs autres opérations sont menées avec les Forces partenaires de Barkhane, de la MINUSMA et des pays voisins. En particulier, précise-t-on des, des Opérations Militaires Conjointes Transfrontalières communément appelées OMCT sont menées dans le cadre du G5-Sahel. À ce titre, l’on peut noter l’opération SOUDOU-BABA qui a regroupé les unités du Mali, du Niger et de la force Barkhane. Une autre OMCT est en cours de préparation et devrait concerner le Mali et la Mauritanie.
Au-delà de ces opérations à travers lesquelles, nos forces armées essayent de prendre l’initiative et de la conserver, la posture permanente de sûreté est assurée par les forces de souveraineté pré-positionnées sur le territoire. Elles assurent le contrôle de zones dans leurs localités de déploiement, escortent les convois sur les axes routiers et protègent les populations et leurs biens.
À titre d’illustration, il faut noter que la Garde nationale à elle seule mené plus de 600 escortes et plus d’un millier de patrouilles. L’Armée de l’Air quant à elle, a effectué plus de 600 missions comptabilisant 2 100 heures de vol dans le cadre de la surveillance, du transport et de l’évacuation intra-théâtre. Ces missions ont permis de transporter 4 200 personnes et des dizaines de tonnes de matériels.
Par ailleurs, un début timide est perceptible dans la prise en compte de la communication comme fonction opérationnelle, nous indique-t-on. Un porte-parole du département a été désigné. Un site web est activé et enregistre déjà 13 000 visiteurs par publication. Des ateliers visant à créer une synergie entre les communicants et les militaires sont en train de se dérouler dans les différentes régions du pays.
En plus de tout cela, les Forces armées conservent une portion des Forces en réserve, de manière à disposer de la liberté d’action nécessaire pour faire face aux éventualités. C’est ainsi qu’elles ont pu intervenir efficacement lors de l’attaque terroriste qui a visé récemment le campement KANGABA, dans les environs de Bamako.
Au-delà de ces actions, le département de la Défense et des anciens combattants a mené plusieurs autres activités qui retiennent l’attention. Il s’agit notamment des activités sportives où l’équipe des Forces armées (USFAS) a pris la coupe du Mali de Basket et atteint la finale de la coupe du Mali de Football, et a remporté la coupe du Mali de Handball.
Le Musée des Armées a été équipé d’une salle de conservation des archives et a mené 5 missions d’études scientifiques sur des évènements historiques tels que la bataille de Konna et la révolte des Boua.

Les perspectives
Les perspectives en matière de défense et de sécurité se fondent essentiellement sur le discours du 22 Septembre 2014 du chef suprême des Armées. Il disait : ‘’la Réhabilitation et la modernisation de l’outil de défense et de sécurité à la hauteur des menaces auxquelles nous sommes confrontés. Ces menaces restent importantes et sont appelées à durer.
Nous avons aussi accordé une grande priorité à la définition et à la mise en œuvre d’une politique de défense et de sécurité. Celle-ci définit une réponse claire, armée et non armée, c’est-à-dire autant militaire que civile, de mobilisation des moyens importants de la Nation pour une utilisation optimale dans un dispositif global assurant la sécurité aux frontières, l’intégrité de notre territoire et la sécurité intérieure. Lesdits moyens en hommes, matériels, infrastructures et dispositifs de commandement seront mis en place progressivement. Il y aura, entre autres, comme supports juridiques et financiers, la loi de programmation militaire, la loi de programmation de la sécurité et leurs textes d’application, ainsi que le cadre d’organisation des secours, l’actualisation du cadre légal de lutte contre les trafics illicites et le crime organisé, et le renforcement conséquent des moyens de la police, de la gendarmerie et de la garde.
Dans cette perspective, un accent particulier sera mis sur le développement de la coopération bilatérale, régionale et multilatérale pour garantir la sécurité, sans laquelle, il n’y aura ni paix ni développement. L’histoire récente a montré que « Sécurité, Paix et Développement » représentent pour le Mali et pour le Sahel un tout indissociable. Nous œuvrerons à la réalisation d’une entente pan-sahélienne sur la sécurité, la paix et le développement. Le Mali apportera sa contribution de qualité au sein du nouvel ensemble sahélo-saharien en construction, le Groupe des 5 pour le Sahel ou G5, appelé à évoluer prochainement en un G6.

La Rédaction




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