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mercredi 13 décembre 2017
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Dégradation du système éducatif: des choix douteux en cause

Le constat est amer : un sortant d’une de nos grandes écoles avec une maîtrise ne fait pas le distingue entre les articles « le » et « la ».

C’est la déchéance totale. Finalement l’on se demande s’il ne faut pas retourner à l’ancien système, c’est-à-dire les programmes au moment de la colonisation et même au début de l’indépendance. Car, à ces époques les étudiants maliens étaient les meilleurs dans les universités occidentales et les cadres maliens étaient les plus appréciés en Afrique occidentale.

Aujourd’hui, l’introduction des langues nationales au niveau de notre système scolaire, notamment au niveau des écoles de base, contribue à créer  non seulement une inégalité criarde de chance entre les enfants quant à la poursuite normale des études, mais pire favorise la destruction de l’unité linguistique qui doit être le socle de la cohésion nationale.

L’introduction du bambara au niveau des lycées est véritablement contre-productive dans la mesure où nos langues ne sont pas en phase avec la recherche scientifique expérimentale. Elles ne peuvent permettre la résolution d’une équation différentielle et encore moins donner un résultat d’une intégration par partie.

A ce rythme, et dans un bref délai, le Mali n’aura aucun cadre dans les institutions internationales et ne pourra participer à aucune conférence scientifique internationale dans le monde. En clair, l’émergence de notre pays sera compromise face à une mondialisation impitoyable.

A cet effet, le Président de la République, partisan de la recherche de l’Excellence, doit, dans les meilleurs délais, procéder à une inversion de cette tendance. Autrement, même la relève ne sera pas convenablement assurée pour la continuité de l’Etat.

Nous en appelons au sens élevé de responsabilité des acteurs et de tous les acteurs du système éducatif, notamment les syndicats, de venir au chevet de notre système scolaire et universitaire afin d’éviter une situation désastreuse dans le temps au motif d’être interpellé par l’histoire un jour.

Afin d’éviter les divergences ethniques, nous devons absolument, malgré notre diversité, adopter une langue officielle susceptible de nous rassembler et de nous unir de façon monolithique. En l’occurrence, le français qui peut d’ores et déjà jouer pleinement ce rôle.

La Chine qui demeure le pays le plus peuplé au monde, se classant comme la première puissance économique mondiale,  garde comme langue le chinois. Et cette même langue chinoise est une langue de coopération dynamique bilatérale.

L’arable est indispensable pour nos obligations religieuses. Et, en plus l’algèbre est arabe.

L’anglais occupe une place de premier choix dans le monde.

Ces langues sont  entièrement en phase avec l’évolution de la science, la technique et la recherche expérimentale.

Par ailleurs,  sans rejeter nos langues nationales, je pense humblement qu’elles peuvent véritablement trouver leur champ d’application de façon rationnelle chez nos ruraux qui en ont besoin pour raffermir leur savoir-faire dans les domaines de compétence respectifs. Précisément au niveau de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et d’autres activités de haute portée sociale.

En tout état de cause, la vérité doit être de rigueur. A cet effet, aucun membre impliqué dans la conception de ce curricula et dans la vulgarisation de ces langues n’acceptera jamais d’admettre ses enfants dans ces dites classes. Donc revenons objectivement aux choses utiles pour l’avenir de nos enfant dans la clarté, tout en préservant l’équilibre de notre système de façon hardie afin d’assurer la stabilité et l’émergence dans notre pays pour pouvoir répondre aux exigences de l’heure. Même si cela implique des sacrifices majeurs, car l’instruction est la source de toutes les activités humaines et sans elle le monde n’existerait pas.

Abdouramane GAKOU, ingénieur des constructions civiles

Président du Parti Socialiste pour le Renouveau-PSR

N.B : Le titre est de la Rédaction

 




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