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mercredi 19 décembre 2018
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Démission en cascade au sein du parti Codem: plusieurs ténors rejoignent l’honorable Hadi Niangadou

La Codem, le parti du ministre Housseyni Amion Guindo, est à la croisée des chemins pour ne pas dire au bord de l’implosion tant les cristallisations et les dissensions sont de plus en plus exacerbées entre la direction du parti et plusieurs cadres du parti de la quenouille.

Conséquence : il ne passe plus une semaine sans que cette formation politique qui, il y a quelques années, était une référence, n’étale sur la place publique sa grande division, à travers des démissions aussi fracassantes que spectaculaires. Des départs qui, il faut le préciser, démontrent si besoin en était, le grand fossé entre le premier responsable du parti et des barons du bureau politique national et de nombreux élus communaux, dont plusieurs ont déjà pris la décision de quitter le navire.
Ainsi, après le départ sensationnel et surprenant du désormais ex-secrétaire général de la Codem de la commune II, l’Honorable Hadi Niangadou, le parti de la quenouille vient de subir un nouveau coup dur par l’enregistrement d’une nouvelle vague de démissions en son sein.
Des échos qui nous sont parvenus, cette hémorragie interne, notifiée, constatée et actée par le directoire du parti, concerne plusieurs ténors et cadres ayant occupé de grandes responsabilités ou ayant contribué au rayonnement du parti de sa création à nos jours.
Au nombre de ces démissionnaires ayant coupé de pont avec leur parti d’origine, l’on cite : Aminata Tienta, secrétaire générale de la section des jeunes de la commune II et occupant le poste de la trésorerie au sein du bureau national des jeunes ; Amadou Bouaré, ancien député, secrétaire aux relations extérieures du bureau national et non moins coordinateur de la région de Ségou ; Tiguida Guindo, vice-présidente de la sous-section des femmes Codem de Bagadadji ; Mme Diallo Aïssata Diakité, première adjointe au maire de la commune rurale de Diamou et coordinatrice de la région de Kayes ; Mme Kanté Cissé Diaby, présidente du Mouvement des femmes de Moussablentou comité 1.
À ces départs, s’ajoute le cas singulier de Mountaga Fofana, le secrétaire à l’organisation au niveau de la section de la commune II, lequel fut membre du parti depuis sa création, le 24 mai 2008 et jouissant d’une forte assise politique doublée d’une popularité au regard de son engagement pour le développement de son quartier l’Hippodrome-Extension et surtout pour avoir donné des assises solides à la CODEM, principalement, en Commune II.
Voilà pourquoi l’homme, en démissionnant de la CODEM, l’honorable NIANGADOU n’est pas parti bras ballant puisqu’il a été rejoint par de nombreux militants au niveau de sa base.
Une autre démission non moins importante est celle de Issouf Kanté, secrétaire politique de la section de la commune II et secrétaire administratif du bureau national des jeunes.
Cette décision a été précédée par celle d’une dizaine d’élus, dont le 1er, le 2e, et le 4e adjoint au maire de la commune II, lesquels ont claqué la semaine dernière la porte de la Codem.
À ceux-ci, il faut ajouter celle plusieurs membres du bureau national dont le secrétaire chargé des Maliens de l’Extérieur, Baba Tékété Wagué, un des ténors du parti depuis 2008 qui a contribué à son implantation, non seulement au Mali, mais aussi à l’extérieur du pays.
En Commune VI également, Amadou Saye et Harouna Barry (Ancien conseiller à la Présidence de la République) font partie de la vague des démissionnaires.
Si certains ont motivé leur départ par des divergences de points de vue avec le Président du parti ou par le non-respect des principes de fonctionnement du parti, la non-valorisation des ressources humaines du parti, la non-application des décisions régulières des instances du parti, le financement opaque du parti et de ses activités, le manque de sincérité et de considération dans les relations interpersonnelles ; il nous revient également que la plupart des démissionnaires ont déjà posé ses valises au niveau du nouveau Mouvement pour le Mali (Mpm), un regroupement porté sur les fonts baptismaux par l’honorable Hadi Niangado.

Par Mohamed D. DIAWARA




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