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mardi 20 avril 2021
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Démolition à Baco-Djicoroni ACI: la part de vérité de Cissé Barry

Environ 10 jours après la diffusion d’une vidéo où Yaya DRAME accuse son ami et partenaire d’affaires Kola Cissé BARRY de l’avoir expulsé de sa maison qu’il a fait démolir plus tard, ce dernier livre sa part de vérité.

Le litige porte sur un R+1, situé à Baco-Djikoroni, d’une superficie de 500 m2, estimé à 400 millions FCFA, à en croire Yaya DRAME. Voici comment il bave sur M. BARRY : « j’ai été injustement sorti de cette maison par un Monsieur du nom de Kolla Cissé BARRY, avec qui j’ai contracté en 2017 un prêt de 100 millions FCFA. Après l’opération, il a demandé une garantie pour laquelle j’ai déposé le titre foncier de mon bâtiment. Le tout a été fait chez un notaire, sauf que le protocole d’accord a été falsifié après mon départ avec comme exigence que je devais rembourser l’argent en 2 semaines. En 2 deux mois, je suis parvenu à payer 70 millions FCFA chez le notaire qui en a déduit ses frais de dossier d’un montant de 4 millions FCFA ».
M. DRAME accable davantage : « c’est au moment de payer le reste de la trentaine de millions FCFA que Kolla Cissé BARRY a disparu, car il voulait qu’entre-temps le délai expire pour que la concession lui soit vendue. J’ai apporté le reliquat à 4 reprises, il a refusé de le prendre ; même le Procureur de la CV est intervenu, mais il n’a pas cédé.
Ainsi, en 2019, tribunal a rendu un arrêt à mon insu comme quoi l’immeuble a été vendu à Kola Cissé BARRY pour motif que je n’ai pas pu le rembourser. Après avoir obtenu mon expulsion, il a commencé à démolir l’endroit il y a une dizaine de jours. J’ai informé le Procureur qui n’en revenait pas et automatiquement le tribunal a établi un soit-transmis contre lui. Il s’est caché durant 3 jours, mais à ma grande surprise le 3e jour, celui-là même qui a établi le soit transmis l’a retiré avec comme seul motif que c’est Kolla Cissé BARRY qui avait plutôt raison sur lui qu’il n’avait pas compris le dossier ».
Voici la part de vérité de M. BARRY : « je considérais Yaya DRAME comme un ami sincère, voire un frère et je lui faisais confiance les yeux fermés. Mais, je suis étonné de voir qu’il tente travestir les faits dans une vidéo.
Il dit je lui ai prêté 100 millions FCFA contre son titre foncier et que lorsqu’il n’a pas été capable de rembourser que sa maison a été saisie.
De toute ma vie, je n’ai jamais prêté de l’argent à DRAME. En termes clairs, j’ai été plutôt victime d’un abus de confiance de sa part.
Pour bien comprendre ce dossier, il faut remonter à 2017, où j’ai été approché par Yaya DRAME afin qu’on monte ensemble une opération d’achat de champ à Kabala à 400 millions FCFA pour les morceler et les revendre dans laquelle chacun devait contribuer financièrement. Malgré son insistance, j’ai refusé prétextant que je n’ai pas d’argent. Comme il ne cessait de me harceler avec des appels intempestifs, j’ai été obligé de voir un ami européen qui a accepté d’investir à hauteur de 200 millions FCFA. Sur les 200 millions qui m’ont été remis, je lui ai remis 110 millions FCFA devant notaire ; chose qu’il ne voulait pas, car son souhait était qu’on se fasse mutuellement confiance et j’étais aussi dans cette logique. Mais, ce sont les témoins qui ont insisté à ce qu’on fasse un acte notarié.
Mais, 6 mois après le versement de mon apport de 110 millions, le projet est tombé à l’eau, d’autant plus que lui-même n’était pas solvable et qu’il a utilisé l’argent à d’autres fins.
Il ne me parlait plus du projet ; il a fallu que je fasse un tour au champ pour savoir que sur les 110 millions FCFA que je lui ai donnés, non seulement il n’a remis que 70 millions FCFA, mais ce montant lui a été restitué sans qu’il me fasse le retour.
Pourtant, il sait pertinemment que c’est un ami européen qui s’est engagé à travers ma modeste personne. C’est lorsque je lui ai demandé de me rembourser les 110 millions FCFA que je me suis rendu compte qu’il les avait utilisés. Il m’a fait tourner en rond durant plusieurs mois.
Finalement, il m’a fait appeler par mon beau père pour me remettre le titre foncier de sa maison en guise de garantie. Au départ j’ai refusé, car je n’avais pas besoin de papier, mais d’argent liquide pour la simple raison que je devais rembourser le partenaire européen. Il a insisté devant notaire qu’il va me rembourser la totalité de l’argent dans 3 semaines sinon, de transférer le titre en mon nom. Et qu’il a un compte bancaire alimenté à plus d’un milliard FCFA où il peut faire d’opération à cause de la grève des banques en cette période.
Le notaire se rendant compte de son insolvabilité a demandé une prorogation de délai accordée.
C’est avant cette échéance que Yaya a commis un avocat pour demander au tribunal un délai de grâce de 6 mois. De ce fait, d’une promesse de 3 semaines, il a fait 2 ans jusqu’en 2019 sans me rembourser. C’est partant de cela que le tribunal de la CV a procédé à la vente de l’endroit qui m’est revenu au terme de la procédure d’achat ».
Pourquoi M. BARRY a refusé de prendre le complément de l’argent que Yaya versait chez le notaire ? Il répond : « je n’ai jamais été dans la logique de le faire sortir, j’ai approché tous ceux qui lui sont chers, sa maman, ses amis pour l’inviter à payer, mais, il faisait le mort. Et puis les versements de Yaya ont été effectués après le transfert de l’endroit en mon nom.
D’ailleurs, il versait des sommes telles 2 millions, 5 millions FCFA jusqu’à une soixantaine de millions de FCFA. Cependant, il a été incapable de payer la totalité de l’argent. Même après avoir transféré en mon nom le papier de propriété, je l’ai invité à restituer la totalité de l’argent qui s’est retrouvée à plus de 150 millions FCFA avec les frais de notaire, d’avocat et de transfert en mon nom. Donc j’étais obligé de vendre pour pouvoir rembourser mon partenaire.
Le mois dernier avant que je ne vende la maison à un certain TRAORE, j’ai l’ai invité à nouveau de venir s’acquitter du reliquat pour que la maison lui revienne, il ne l’a pas fait. C’est le propriétaire l’a démolie.
Je suis plutôt la victime dans cette affaire, car j’ai mis plus de 4 ans pour récupérer un montant censé me procurer des bénéfices.
Bien avant cette affaire, il m’avait vendu une parcelle soutenant que c’était un titre foncier et après vérification ç’en était pas un.

PAR BERTIN DAKOUO




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