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dimanche 19 novembre 2017
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Développement de la microfinance: une nouvelle dynamique en marche

Le Groupe consultatif national pour la micro finance (GCNM) s’est réuni, hier lundi, au ministère du Commerce, dans le cadre de l’actualisation de la Stratégie nationale pour le développement de la microfinance et de son plan d’actions 2015-2017, pour apporter sa touche au rapport provisoire élaboré à cet effet.

Le Groupe consultatif national est composé des représentants de l’ensemble des départements ministériels ayant des projets de microfinance, des banques, des systèmes financiers décentralisés, des chambres consulaires, des partenaires techniques et financiers.  Ainsi, indique-t-on, il s’agit de la plus haute instance, en matières d’orientation et de pilotage de la microfinance dans notre pays.

La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le Secrétaire général du ministère du Commerce, Mme CISSOUMA Aida KONE.

Elle a souligné le rôle déterminant que joue la microfinance en tant qu’instrument efficace pour répondre aux besoins en services financiers des plus démunis dont il contribue considérablement à l’amélioration des conditions de vie. C’est fort de cette place prépondérante, a indiqué Mme CISSOUMA, que le Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP) a assigné à la microfinance et, plus particulièrement aux Systèmes financiers décentralisés (SFD), un rôle déterminant pour contribuer à la création d’activités génératrices de revenus et d’emplois par la promotion d’exploitations agricoles et de micro-entreprises.

Notre pays, pour atteindre ces objectifs, a rappelé le Secrétaire général, a successivement adopté et mis en œuvre trois stratégie nationales et leurs plans d’actions, sous l’égide du Gouvernement, avec l’appui des partenaires au développement sur les périodes 1998-2002 ; 2005-2008 ; et, 2008-2012. Ces plans d’actions, a-t-elle fait savoir, dans leur mise en œuvre, ont apporté un plus en termes d’amélioration de l’accès des populations pauvres aux services financiers, d’accroissement des flux financiers et de création de nombreux emplois. De même, grâce aux appuis accordés aux Systèmes financiers décentralisés par les principaux partenaires du secteur, l’offre de services financiers s’est-elle diversifiée, a-t-elle indiqué.

Pour autant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Selon Mme CISSOUMA, le secteur de la microfinance est confronté à un certain nombre de contraintes qui freinent son développement, à savoir : la faible capacité à fournir des services adaptés à la clientèle ; le problème de gouvernance des institutions de microfinance ; la mauvaise gestion des ressources et des crédits ; la diminution des ressources financières allouées au secteur du fait de la mauvaise gestion des ressources et des crédits ; les crises de croissance de certains Systèmes financiers décentralisés ces dernières années qui ont pour conséquence la limitation de la portée du secteur et l’étiolement de la confiance des populations.

Toutes choses qui justifient, a alerté Madame le Secrétaire général, l’urgence d’agir pour apporter des solutions idoines aux maux qui minent le secteur de la microfinance et en faire un véritable outil de lutte contre la pauvreté et d’appui à la croissance. C’est dans cette veine, a expliqué Mme CISSOUMA, que le Gouvernement, au titre de son Programme d’actions, a pris en compte la réforme du secteur de la microfinance qui figure parmi les priorités nationales comme l’attestent à suffisance les actions initiées par le Gouvernement et les acteurs : les Concertations nationales, organisées à Bamako, les 3, 4 et 5 mars 2014 ; la Journée de la microfinance, organisée, le 13 mai 2014 à Bamako, qui a regroupé tous les acteurs du secteur autour des préoccupations et défis actuels. Ils ont pour noms : l’assainissement du secteur ; l’actualisation de la Stratégie nationale de la microfinance et son plan d’actions en vue de la relance des activités du secteur.

Principale question à l’ordre du jour de la réunion d’hier, le Secrétaire général a invité le Groupe consultatif national a invité le Groupe consultatif à faire ses critiques pour l’amélioration du rapport provisoire sur l’Etude pour l’actualisation de la Stratégie nationale pour le développement de la microfinance et son plan d’actions lancée, en septembre 2014, et qui lui était soumis.

D’ores et déjà, Mme CISSOUMA a relevé des éléments de satisfaction quant cette Stratégie nationale qui a été élaborée sur la base d’une démarche participative. Aussi, a-t-elle fait constater, les insuffisances sur le plan institutionnel ont été corrigées et les défis et enjeux actuels du secteur aux  niveaux national et international ont été pris en compte. Pour ce faire, a-t-elle poursuivi, d’importantes innovations ont été proposées pour rendre efficace cette Stratégie au cours des trois prochaines années, à travers : la place importance accordée à l’assainissement du secteur ; la mise en place d’un fonds national qui doit contribuer à accroitre l’inclusion financière au plan national ; les appuis institutionnels et structurés aux Systèmes financiers décentralisés pour leur mise à niveau et/ou consolidation; la mise en place d’une plateforme dans le secteur, en vue d’un meilleur rendement de la mise en œuvre du plan d’action 2015-2017.

 

Par Bertin DAKOUO




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