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mercredi 16 août 2017
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Développement des compétences et emploi des jeunes: le département octroie plus de 11 milliards de FCFA

Dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités, le ministère de l’Emploi, de la Jeunesse et de la construction citoyenne a initié le Projet intitulé “Développement des compétences et emploi des jeunes” (PROCEJ), d’un montant de plus de 11 milliards de FCFA ayant fait l’objet d’un signature le jeudi dernier par les agences d’exécution.

La cérémonie était placée sous l’égide du ministre de l’Emploi, de la jeunesse et de la construction citoyenne, Mahamane BABY, qui a cosigné le document avec les directeurs des agences bénéficiaires des fonds, à savoir Amadou CISSE, de l’APEJ (Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes), Mohamed Albachar TOURE du FAFPA (Fonds d’appui à la formation et à l’apprentissage) et Cheick Oumar CAMARA du FARE (Fonds auto renouvelable pour l’emploi). On y notait aussi la présence du coordinateur du projet, Drissa BALLO.
Au fait, il est alloué à l’APEJ 2,36 milliards de FCFA pour l’exécution des activités de la sous composante Appui à l’entreprenariat des jeunes non diplômés. Elle doit former 6 500 jeunes à l’entreprenariat ayant un plan d’affaire simplifié, ainsi que créer 3 600 entreprises nouvelles dont plus de 40% par les femmes.
Le montant de la subvention accordée au FAFPA est estimé à environ 5,5 milliards de FCFA, destinés à la mise en oeuvre du programme d’apprentissage dual. Il doit former 4 500 jeunes dont 30% des femmes.
Le montant accordé au FARE s’élève à 3,8 milliards de FCFA pour la mise en oeuvre des activités de création d’emploi par le secteur privé, à travers des garantis aux prêts. Il doit garantir 3 600 jeunes sortant de la formation de l’entreprenariat, 600 jeunes sur le concours de plan d’affaire, et 250 MPME.
En effet, c’est pour faire face à la grave question du chômage des jeunes au Mali et répondre aux besoins sans cesse croissants des entreprises nationales en termes de compétences et de ressources humaines, que le gouvernement, avec l’appui de la Banque mondiale, a mis en place pour les cinq années à venir ce dispositif dénommé Projet de développement des compétences et emploi des jeunes (PROCEJ).
L’objectif est double: promouvoir la prospérité partagée et réduire l’extrême pauvreté, en améliorant l’employabilité des jeunes sur l’ensemble du pays.
Ainsi, 4 secteurs sont visés en priorité: l’agro-industrie, le BTP (bâtiment et travaux publics), le secteur minier, l’artisanat ainsi que les filières émergentes à fort potentiel. Ces secteurs sont susceptibles de créer plus de 400 000 emplois (formels et informels) sur l’ensemble du pays. Et les programmes de travail annuels seront structurés autour des activités mises en œuvre par les trois composantes du projet, qui sont: éducation et formation pour l’employabilité des jeunes; création d’emplois pour les jeunes dans le secteur privé; renforcement institutionnel et gestion du projet.
Le projet s’adresse à 3 catégories de jeunes âgés de 15 à 35 ans: Le volet «éducation formelle» ciblera les jeunes de 15 à 24 ans scolarisés; le volet «développement des compétences» ciblera les jeunes déscolarisés de 15 à 29 ans dotés d’une éducation préalable limitée (enseignement primaire ou fondamental) ou sans instruction (la tranche d’âge spécifique varie selon le programme); le volet «entrepreneuriat et PME existantes» ciblera les 18 à 35 ans finissant l’école ou une formation ou déscolarisés avec différents niveaux d’éducation et de formation.
Les groupes cibles intermédiaires sont les écoles et les enseignants bénéficiant des interventions relatives à l’éducation et à la formation, et les micros, petites et moyennes entreprises qui bénéficieront des interventions en appui au secteur privé.
Le programme de travail de 2015 s’attellera surtout à créer les meilleurs conditions de démarrage du projet. Le budget de cette première année d’activité est estimé à 6 121 256 750 FCFA.
Le PROCEJ apportera son soutien à diverses institutions de formation publiques et privées: les IFP de Kayes, Ségou, Bankass, et Sonni-Ali-Ber de Banankabougou; l’ENETP); et des institutions du secteur privé de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Pour les jeunes déscolarisés du pays, le Projet soutiendra le Centre de formation professionnelle de Missabougou et des programmes tels que le programme d’apprentissage dual (combinant formation théorique et apprentissage) et le programme décentralisé de développement des compétences à court terme (formations professionnelles non formelles en milieu de travail).
Par Sékou CAMARA




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