Search
samedi 18 novembre 2017
  • :
  • :

Développement, Sante, Paix et sécurité : Les USA prêts à aider le gouvernement

Le premier adjoint au vice-secrétaire d’État aux affaires africaines, Robert P. JACKSON, en mission de travail dans notre pays a animé une table ronde, le vendredi dernier, au cours de laquelle il a réaffirmé la disponibilité et l’engagement des USA à aider notre pays pour son développement et dans la lutte contre les menaces terroristes.

Robert JACKSON était en visite de travail dans notre pays, dominée par la situation politico-sécuritaire du Mali et d’autres sujets actualité d’Afrique et d’ailleurs.

En plus des autorités du pays qu’il a eu à rencontrer, M. JACKSON s’est également s’entretenu avec la presse nationale pour partager la vision des USA à notre pays et de réaffirmer, à la même occasion, la solidarité et l’engagement de son pays à aider le Mali.

Ainsi, il s’est réjoui d’être au Mali et a noté que des efforts appréciables ont été fournis par des autorités pour rétablir des systèmes et institutions démocratiques avec la restauration de l’État de droit, après une période difficile de l’histoire du pays.

La visite, qui intervient alors que les USA multiplient les opérations pour séduire le Continent africain, a été l’occasion pour M. JACKSON de faire le point sur de récentes actions qu’ils mènent dans le pays et les domaines auxquels ils accordent du crédit pour le développement de notre pays.

Au Mali, a-t-il fait savoir, les USA travaillent à promouvoir les institutions démocratiques, la gouvernance responsable et les droits de l’homme; à renforcer la sécurité régionale par la création d’institutions pour contrer les menaces transnationales; à faire avancer le développement social par la croissance économique et l’amélioration de la santé pour favoriser les moyens de substance durables.

Dans ces domaines, il a magnifié le soutien des USA pour le développement du Mali qui peine à sortir la tête sous l’eau à cause des défis qui l’assaillent.

En effet, selon plusieurs statistiques, notre pays est en « bonne place » des pays en retard sur les OMD.

Le processus de paix, de la justice et de la réconciliation nationale, qui constituent des défis pour le régime, n’a pas échappé au débat.

Les USA, a souligné M. JACKSON, saluent le travail accompli par le Mali pour une paix durable sur son territoire national, faisant allusion aux engagements de notre pays en faveur de l’Accord de Ouagadougou et la feuille de route pour les pourparlers en Algérie que les USA soutiennent.

« Ce n’est que par un accord négocié et par des efforts sincères et durables de réconciliation nationale qu’on parviendra à une paix durable. Les États-Unis sont engagés avec tous les partenaires et se tiennent prêts à aider le gouvernement du Mali à atteindre cet objectif » a-t-il réaffirmé le soutien des USA à notre pays.

Ce faisant, en privilégiant le dialogue, il ne partage pas l’avis du gouvernement de renforcer le mandat de la MINUSMA pour imposer la paix.

Toutefois, il a estimé toujours important de regarder les mandats des missions onusiennes, mais le processus de paix au Mali doit partir des négociations et non de l’usage de force militaire, a-t-il déduit.

« Nous avons essayé d’utiliser la force pour imposer la paix dans certains pays, mais ça n’a pas très bien marché. Nous sommes convaincus que la MUNISMA peut jouer au Mali un rôle important pour soutenir un processus de paix négociée», a rassuré M. JACKSON.

S’agissant de la sécurité régionale, il a exprimé la disponibilité des USA d’appuyer des pays africains afin de leur fournir une assistance dans le cadre du renforcement des secteurs de la sécurité pour lutter efficacement contre la menace des extrémistes violents.

À cet égard, il a rappelé le projet du président Obama de l’initiative sur la gouvernance de la sécurité (SGI) annoncée au cours de récent sommet tenu aux USA.

Elle est une nouvelle entreprise conjointe entre les USA et six partenaires africains (des États africains), dont le Mali, avec l’objectif d’améliorer la capacité de gouvernance du secteur de la sécurité et de la lutte contre les menaces, a expliqué le vice-secrétaire d’État.

Par ailleurs, les derniers événements, qui se sont déroulés dans notre pays, ne vont nullement mettre en cause la coopération militaire entre les USA et le Mali, selon M. JACKSON.

Selon lui, cette situation ne traduit pas l’échec de cette coopération, mais elle a résulté du manque d’institution forte dans le pays pour la mise en application des approches.

Pour parapher leur président OBAMA, il pense également que l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais d’institutions fortes pour son développement et sa stabilité.

«Nous sommes déterminés à travailler avec le gouvernement du Mali de manière à appuyer les efforts et à renforcer les institutions démocratiques et le contrôle civil sur l’armée. Nous étudions comment les USA peuvent mieux soutenir les efforts du Mali pour reformer et reconstruire ses institutions de sécurités et de la justice», a martelé M. Robert P. JACKSON.

Abordant la question de bonne gouvernance, il a conseillé les autorités de suivre les remarques et les observations du FMI afin de prendre des mesures nécessaires pour bâtir et rebâtir la confiance dans la République.

Le secteur de la santé était le dernier point évoqué avec au fond l’évolution de la fièvre Ebola dans le monde qui fait des milliers de victimes.

La semaine dernière, notre pays a enregistré son premier cas et face à la situation, le vice-secrétaire d’État a exprimé tout le soutien des USA au Mali.

«Dès la confirmation de l’information, nous avons pris la décision aussitôt d’annuler la mission de certains de nos experts dans les pays africains fortement touchés par la maladie. Ces experts ont été envoyés au Mali pour travailler sur la prévention de la maladie. Ainsi, avec cette nouvelle situation, ils vont rester au Mali pour aider les médecins maliens en vue d’éviter l’évolution de la maladie dans le pays», a-t-il conclu.

Dans tous les cas, selon M. Robert P. JACKSON, les États-Unis étaient l’ami du Mali à son indépendance, ils sont encore l’ami du pays et ils le seront également.

Par Sikou BAH




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *