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vendredi 22 septembre 2017
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Diagnostic de cas de palu grave: des thérapeutes à l’école de la médecine moderne

L’Association des thérapeutes traditionnels et herboristes du District de Bamako (ATTHDB) a bouclé, le lundi 6 juin, une série de formations de 4 jours sur la reconnaissance des signes graves du paludisme à l’intention de ses membres. Les formations qui ont eu lieu dans la salle de réunion du Musée national de Bamako, visaient à renforcer les capacités de 40 thérapeutes dans le diagnostic des cas de paludisme graves.

MM. Siaka DIAKITE et Yacouba KOUYATE, respectivement le Chef de département de la médecine traditionnelle au ministère de la Santé et médecin-chef du Csréf de Missira, ont facilité ces formations en mettant l’accent sur les concepts de la médecine traditionnelle, la détection rapide des cas de paludisme graves sur la base de signes cliniques et la référence aux services de santé.
Dans leurs interventions, les organisateurs ont souligné que les objectifs de ces formations étaient de renforcer la collaboration entre tradipraticiens et agents de santé en vue d’améliorer leurs capacités de prise en charge des cas de paludisme graves dans le District de Bamako; de contribuer à réduire le délai de traitement et de référence des cas de paludisme des cas de paludisme à l’échelle communautaire.
Aussi, envisagent-ils de définir les modalités de référence des tradipraticiens de santé impliqués dans la prise en charge des cas de paludisme; d’amener les tradipraticiens de santé à référer les cas de paludisme vers les centres de santé.
Ils ont indiqué par ailleurs que cette initiative rentrait dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre des activités du projet financé par le PAOSC II au titre de l’Appel à proposition, AP3, et surtout de dynamiser le cadre de concertation et d’échanges mis en place entre les responsables de la médecine moderne et traditionnelle dans la lutte contre certaines maladies comme le paludisme.
Pour ce qui est de la lutte contre paludisme, ils ont convenu de dire que la maladie demeure toujours un problème de santé dans notre pays avec son lot de morts que notre pays enregistre par an. Et, sont-ils convaincus que dans la lutte contre cette maladie, la médecine traditionnelle a d’importants rôles à jouer, en vue de réduire significativement les cas de paludisme dans le pays.
Pour cela, ils ont convenu de souligner que certains de leurs membres ont besoin d’être formés et encadrés au diagnostic et à la prise en charge des cas de paludisme en vue de permettre à la médecine traditionnelle de jouer tout son rôle dans ce combat. C’est ce qui justifie aussi la tenue de ces séances de formation.
«Si nous voulons sauver le maximum d’enfants des décès dus au paludisme, il faut impérativement améliorer la qualité du traitement des cas à domicile et privilégier la référence des cas graves. La formation des tradipraticiens de santé est nécessaire en vue d’une bonne collaboration pour réduire le taux de morbidité et de mortalité dû au paludisme dans les ménages», ont-ils expliqué.
Néanmoins, ils sont tout même persuadés qu’une collaboration entre les domaines (la médecine moderne et la médecine traditionnelle) est indispensable pour aboutir à l’objectif de réduction de mortalité chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans.
Selon les formateurs, les deux médecines ont les mêmes objectifs dans le cadre du bien-être de la population parce que les deux concourent, à leurs avis, à l’amélioration de la santé dans notre pays.
Pour eux, la médecine traditionnelle a beaucoup contribué au traitement et la prise en charge des cas de maladie.

Par Sikou BAH




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