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vendredi 23 octobre 2020
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Dialogue politique inclusif: incompréhension ou sabotage ?

Aujourd’hui, plus que jamais les réseaux sociaux sont enflammés par des avis contradictoires sur le dialogue politique inclusif, ces agissements poussent beaucoup à penser que certains sont des indignés ayant troqué leur dignité contre des avantages sans pour autant chercher à comprendre…« ceci est un autre débat » !

C’est quoi ce fameux dialogue politique inclusif ?
Ce dialogue est né suite à une multitude de batailles de l’opposition malienne en l’occurrence le groupe VRD qui depuis les premières heures du régime Ibk n’ont pas manqué de demander à ce que les Maliens se retrouvent pour un dialogue sincère inter malien…de 2014 à nos jours, des manifestations «marches, meetings, conférences de presse, etc.» ont été organisées pour imposer ce dialogue au pouvoir en place, mais rien ne semblait être clair pour un Ibk isolé et autiste à tout appel dans ce sens…
C’est une exigence clairement affichée de l’opposition ce dialogue, nul ne saura dire le contraire et cela s’est fait sentir lors de l’après 5 avril où les religieux avec une bonne partie de la classe politique sont sorties dans la capitale au point qu’Ibk s’est vu dos au mur. Et pour faire baisser la tension politique et la grogne sociale d’alors, il négocie un accord politique de gouvernance «APG» qui trace des points saillants sur lesquels une partie de l’opposition a accepté d’intégrer le gouvernement, c’est cet accord qui pose les jalons du dialogue inclusif en question après des négociations assez poignantes où le VRD réussi à faire passer une bonne partie de ces visions dans ledit accord…
L’aile dure de l’opposition, c’est-à-dire le Parena et d’autres partis acceptent cet accord et l’Urd et d’autres décident de ne pas signer, mais accepte certains points clés, à savoir une participation au dialogue politique inclusif selon des conditions pre-établies «sincérité du processus, consultations donnant le caractère inclusif, le choix des membres du triumvirat, etc.’’
Plus le TRIUMVIRAT accentuait ses tractations pour toucher le maximum de personnes «partis politiques, associations de la société civile, mouvements de jeunes, personnes-ressources, etc.»
Ce dialogue est un cadre d’échanges entre toutes les forces vives de la nation pour trouver ensemble <<des pistes de solutions>> aux problèmes qui minent la nation MALIENNE dus à la crise multiforme qui la frappe dans ses entrailles.
Ici, je me dois de marquer la précision en insistant que le jeu de mots peut induire plus d’un dans l’incompréhension, il s’agit de spécifier que le dialogue n’est pas une solution faite pour pallier les difficultés, mais une voie sûre pour trouver «les pistes» de solutions, la différence est de taille !
Au-delà, je vois des tiraillements sur la terminologie <<DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF>> il est clair qu’a première vue, cette terminologie limiterait le dialogue uniquement à la classe politique «erreur».
Il faut comprendre par cette terminologie que ce dialogue se veut inclusif donc, ouvert à toutes les forces vives de la nation «politiques, sociales, religieuses et culturelles, syndicales …»
Tout part de la politique qui est l’art de gérer les affaires de la cité «organisation de la cité dans le sens étymologique», à tous les niveaux ce qui implique qu’elle touche forcément à tout.
C’est une erreur monumentale de penser que ce dialogue ne concerne que les partis politiques.
Vu que le Triumvirat a procédé à s’appuyer sur quasiment toutes les sensibilités, les réactions, les politiques qu’avec d’autres sensibilités de la société.
Nous sommes environ 20 millions de Maliens et il n’est pas possible de donner la parole à tous donc forcément, le triumvirat reste ouvert à tous, à travers des structures, organisations, partis politiques, associations, syndicats et mouvements organisés pour prendre l’avis de tous et cela de la base au sommet avec une présentation pyramidale «niveau local au niveau national : arrondissements, communes, cercles, régions, capitales» contrairement à la conférence d’entente nationale.
Il est aussi nécessaire de savoir que les thèmes qui seront abordés ne sont pas des choses figées, décidés et imposés par le triumvirat, qui est dans une dynamique de proposition dans ce sens pour que des propositions puissent venir améliorer ce travail «cf. les Termes de références TDR».
Dire que ce dialogue est déjà un échec est trop dit à mon goût et cela je le vois comme un manque de confiance en soi. Sinon, dialoguer ne tue personne et ne fait de personne un supporteur d’un quelconque régime. Ce dialogue n’est pas pour le gouvernement, mais pour les Maliens et y participer n’est nullement aider un régime ou Ibk. C’est le choix d’essayer de sortir ce pays du blocus.
Ce dialogue ne devrait subir aucune ambiguïté ni manipulation. Il va au-delà des positions politiques et des considérations personnelles à mon entendement…
Chacun a sa grille de lecture de la chose et ça me désole cette confusion induisant beaucoup dans l’erreur ou dans la désinformation continuelle pour des desseins malveillants, voire de sabotage pour que si ce dialogue venait à être une réussite, il soit compté dans les réussites/succès ou acquis du régime Ibk…
Je me démarque de toutes visions pour suivre uniquement ma vision de la chose, quoique l’on dise personne n’est plus digne et plus malien que moi, à défaut, c’est la force des arguments qui s’impose face à des supputations et des manipulations pour flouer le peuple.
Pas besoin d’écouter pour me faire une idée claire

Ibrahima Ben




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