Discours d’ouverture de SOUMAÏLA CISSE: ‘‘le Mali est fracturé, éreinté par la pauvreté qui grandit, embourbé dans des affaires cupides, voire mafieuses, spolié dans ses ressources’’.

« Le Mali semble à l’agonie, asphyxié par l’inertie gouvernementale, la valse-hésitations entre actions médiatiques ministérielles et réactions de survie, par l’absence de vision diplomatique et la chasse aux privilèges » ; « Le Mali devait avancer à petits pas, il recule à pas de géant. Le Mali ne grandit pas, il régresse vertigineusement » ; le Mali tangue comme un bateau ivre à cause de la mauvaise gouvernance et la corruption qui sont au cœur de l’Etat; le favoritisme et le clientélisme sont caractéristiques de la gestion des affaires publiques ». Voilà autant de charges portées par le nouveau président de l’URD, Soumaïla CISSE, contre la gouvernance du président IBK après une année de gestion à la tête de l’Etat. Pour le chef de file de l’opposition, l’heure est grave, l’existence de la Nation est menacée.

S’il se dit convaincu que l’alternative au chaos existe, l’alternative à l’implosion existe, l’alternative à la spirale de l’échec existe, il  a estimé que les souffrances actuelles de notre Nation sont les conséquences de la gestion hasardeuse imprimée à notre pays du fait d’un choix mal éclairé.

Nous vous proposons ci-dessous l’intégralité de son discours à l’ouverture du 3e congrès ordinaire de l’Urd au palais de la Culture.

Monsieur le Président du Bureau Exécutif National

Messieurs les Présidents d’Honneur de l’URD

Honorables Députés à l’Assemblée Nationale ;

Mesdames, Messieurs les du Bureau Exécutif National ;

Monsieur le Président de la Commission des Finances de l’URD ;

Monsieur le Président de la Commission d’Arbitrage de l’URD ;

Madame la présidente du Mouvement des femmes de l’URD

Monsieur le président du Mouvement des jeunes de l’URD ;

Mesdames, Messieurs les délégués au 3è congrès de l’URD ;

Mesdames et Messieurs les membres du Corps Diplomatique ;

Honorables invités ;

Chers camarades, militantes et militants de l’URD ;

Chers amis

Mesdames, Messieurs.

 

Je tiens, avant tout propos, à rendre grâce à Dieu qui nous a permis de vivre encore ce jour dans l’unité, la paix et la concorde.

Je mesure le très grand privilège qui est le mien de pouvoir m’adresser aujourd’hui à cette auguste assemblée.

Ce privilège, je le dois à ces hommes et ces femmes de foi et d’honneur qui ont milité à nos côtés

jusqu’au sacrifice ultime.

Ce matin, nous devons tous avoir une pensée émue et solidaire pour tous nos camarades tombés sur le champ de l’honneur.

Puisse DIEU bénir nos actions pour honorer leur mémoire, leur combat pour la paix et la prospérité du Mali.

À la mémoire de nos camarades disparus, des victimes maliennes et étrangères, civiles et militaires, des événements qui depuis ces dernières années ont endeuillé notre pays, je vous demande de bien vouloir observer une minute de silence    .

MERCI… …

 

Mr le Président

Chers congressistes,

Chers amis,

Je voudrais, ensuite, en votre nom à toutes et tous, saluer et remercier les personnalités et invités venus rehausser, par leur présence, l’éclat de cette cérémonie.

Je voudrais ainsi saluer avec respect:

Les membres du corps diplomatique, les représentants des partis frères et tous les amis venus de l’extérieur pour partager avec nous ces moments forts de J’histoire de l’URD.

Les représentants des différents partis politiques maliens qui nous honorent de leur présence et à qui nous réitérons notre engagement à collaborer avec toutes les forces vives de la nation pour une démocratie apaisée et un développement inclusif du Mali.

Je salue chaleureusement les représentants des médias. La presse est un pilier important et nécessaire dans l’œuvre de construction nationale et un partenaire majeur dans l’exercice d’approfondissement de la démocratie.

Notre infinie reconnaissance à la communauté internationale, particulièrement aux pays membres de la CDEAO, au TCHAD et à la FRANCE pour le rôle oh combien louable qu’elle a joué dans la libération de notre pays du joug du terrorisme.

À vous tous au nom de l’ensemble des militants et sympathisants de l’URD je dis merci pour votre présence, merci pour votre considération.

 

Chers amis,

Mesdames, Messieurs

Je voudrais souhaiter la bienvenue et un agréable séjour à Bamako à tous les délégués venus de l’extérieur.

Votre engagement et le travail remarquable que vous faites au quotidien rehaussent l’éclat de notre parti l’URD sur les 5 continents.

C’est le lieu pour vous féliciter et de vous encourager pour le combat que vous menez pour le rayonnement du Mali.

NOUS SOMMES FIERS DE VOUS!

Vous me permettrez également, chers amis, de féliciter, très solennellement, le Bureau Exécutif National du Parti, le Bureau National du Mouvement des Femmes, le Bureau National du Mouvement des Jeunes, les Commissions des Finances et d’Arbitrage pour le travail effectué depuis notre dernier congrès ordinaire.

Aujourd’hui L’URD c’est:

– 2200 conseillers municipaux;

– 141 Maires

– 14 Conseillers Nationaux;

– 13 Présidents de Conseil de Cercle;

– 1 Président d’ Assemblée Régionale

– 17 Députés à l’Assemblée Nationale, regroupés au sein de l’hémicycle sous l’appellation de «Vigilance Républicaine et Démocratique» (VRD).

– 30 sections à l’extérieur du Mali

-55 sections 679 Sous sections et 9252 Comités sur l’ensemble du territoire national.

Aussi, pour la qualité de son leadership, son sens du consensus et du rassemblement, sa rigueur d’organisation et de discipline, qui ont permis à l’URD de s’imposer sur l’échiquier politique national, en si peu de temps, et de fort belle manière, je vous demande de saluer notre Président, le Président du parti, le président Younoussi TOURE .

 

…… MERC!.. ..

Cher aîné, cher Président Younoussi, nous aurions, certes, voulu te voir continuer à guider notre action politique, être la boussole qui a su, avec tant de bonheur, orienter notre analyse des questions existentielles du Mali.

Mais lu as souhaité passer le relais.

Nous respectons ta décision.

Ton exemple sera toujours, pour nous, une référence de l’action réfléchie, efficace et efficiente.

Nous prions Allah qu’il t’accorde la santé d’être, pour ta famille, pour l’URD et pour le Mali, l’homme de devoir que tu as toujours été, tout au long de ta riche et exemplaire carrière administrative et politique.

Aussi, l’ensemble des camarades ici réunis te demandent de faire encore un effort.

Celui de venir à cette tribune avec Mme Touré Halima Traoré qui mérite toute notre reconnaissance pour recevoir les hommages que vous méritez tous les deux.

 

MERCI ENCORE PRÉSIDENT YOUNOUSSI!

 

Chers Congressistes,

Je tiens à vous saluer et à vous féliciter très chaleureusement.

Saluer singulièrement votre engagement militant, hommes et femmes, jeunes et vieux vous qui servez le Parti avec conviction et attachement, partout au Mali et à l’extérieur.

Unis par le courage, la persévérance, le patriotisme, le sens de l’intérêt général et notre amour insatiable d’un Mali de progrès, de paix et de justice, vous avez pu convaincre la part la plus travailleuse, la plus instruite, la plus solidaire, la plus progressiste de notre peuple, Vous avez fait de l’Union pour la République et la Démocratie la deuxième force politique du Mali et cc depuis sa création en 2003.

Vous pouvez être fiers de vos résultats et de votre parti,

 

Monsieur le Président,

Chers Congressistes,

Mesdames, Messieurs,

L’URD, depuis sa création, a toujours tenu ses assises dans les délais impartis par ses textes fondateurs.

La rébellion déclenchée en novembre 2011, appuyée par des bandes de narco trafiquants et de terroristes qui envahiront les deux tiers de notre pays en commettant les crimes les plus odieux sur les populations civiles et militaires et le stupide coup d’Etat du 22 Mars 2012 ont plongé notre pays dans un profond abîme

L’insécurité engendrée par ces deux événements n’autorisait aucune activité politique nationale d’envergure. Le retard enregistré dans la tenue de ce troisième congrès s’explique essentiellement par ces deux événements.

L’Union pour la République et la Démocratie a dénoncé très tôt toutes les tentatives de division de notre pays. Elle a clamé haut et fort son attachement à la République, à l’intégrité du territoire national, à la laïcité de l’état.

L’URD a défendu bec et ongles la CONSTITUTION de notre pays.

Au cours de cette douloureuse période l’URD a apporté son soutien matériel et financier à notre Armée Nationale, aux blessés de guerre, aux femmes déplacées du Nord et aux victimes des inondations qui ont frappé Bamako en septembre 2013.

Notre paru a clamé haut et fort sa foi dans notre armée nationale et a loué la bravoure des soldats qui se sont battus avec les armes qui sont les leurs dans des combats asymétriques.

L’URD n’est-il pas l’unique parti politique à avoir attiré l’attention de l’opinion publique nationale et internationale sur l’avenir des enfants du Nord, un avenir que compromettait l’arrêt, imposé par les djihadistes, de toute forme d’éducation? Joignant la parole à l’acte, notre parti a organisé une journée de réflexion sur l’éducation en tant de crise, réflexion dont les conclusions ont été transmises au Ministère de l’Education Nationale.

Contre le coup d’état du 22 mars, crime imprescriptible perpétré contre notre peuple et notre démocratie, et fidèle à ses principes réfutant la violence et toute forme d’accès au pouvoir autre que les urnes, l’URD s’est dressée contre les putschistes usurpateurs et leurs alliés politiques dont la plupart se délectent dans un confort qu’ils n’auraient jamais connu sans la lutte héroïque de notre parti et de ses amis du Front de Sauvegarde de la République et de la Démocratie (FDR). C’est le lieu de saluer la contribution exceptionnelle de ce regroupement de partis politiques et d’organisations de la société civile qui, constitué aussitôt après le Coup d’Etat à la Bourse du Travail, a fortement œuvré à la restauration de l’ordre constitutionnel de notre pays. Notre parti est fier d’avoir été un des animateurs essentiels de ce regroupement.

C’est pourquoi. Mesdames et Messieurs les Congressistes, Militantes et Militants de l’Union pour la République et la Démocratie, je voudrais vous exprimer toute la fierté que j’éprouve pour chacun de vous.

L’histoire de notre pays retiendra j’en suis sûr le combat héroïque fait par les militantes et militants de l’URD pour sauver la République et la Démocratie au risque de leur vie pour un grand nombre d’entre nous.

 

Mesdames, Messieurs

On a coutume de dire que « nul n’est prophète chez soi ». L’URD a vécu les tristes réalités de cet adage. Notre parti a été voué aux gémonies pour avoir dit non à la dictature, non à la collusion entre Je politique, le militaire et le religieux, pour avoir appelé à la solidarité internationale face à une agression inouïe. Ses dirigeants et cadres ont été présentés comme des apatrides, des renégats, ennemis de leur nation et de leur peuple.

Vous connaissez les conséquences de cette campagne éhontée faite de diffamation et de lynchage.

Mais l’URD, plus que jamais responsable, ne s’est jamais émue de ces vilenies.

Et pour cause ! Les souffrances actuelles de notre Nation ne sont-elles pas les conséquences de la gestion hasardeuse imprimée à notre pays du fait d’un choix mal éclairé?

Le Mali semble à l’agonie, asphyxié par l’inertie gouvernementale, la valse-hésitation entre actions médiatiques ministérielles et réactions de survie, par l’absence de vision diplomatique et la chasse aux privilèges.

Le Mali devait être «réparé» d’urgence pour se préparer à un avenir plus stable, plus prospère, plus uni, plus pacifié et plus respecté. Parce qu’il le méritait au regard de son histoire de ses souffrances, de ses luttes, de ses réussites, de ses talents, de ses traditions, de ses différences et de ses richesses.

Le Mali n’est pas «réparé», il est déglingué, éparpillé, ‘dispersé, fracturé, éreinté par la pauvreté qui grandit, embourbé dans des affaires cupides, voire mafieuses, spolié dans ses ressources.

Le Mali devait avancer à petits pas, il recule à pas de géants.

Le Mali ne grandit pas, il régresse vertigineusement.

Pourtant, combien de forces vives, combien de jeunes dynamiques, combien de femmes audacieuses, combien d’associations généreuses, combien de militaires dévoués, combien d’entreprises innovantes, combien de commerces inventifs, combien d’enseignants compétents, combien de … ?

La liste est incomplète, il y a tant d’énergies humaines dans ce pays à simplement mais véritablement mettre en confiance et en marche, avec un cap défini et partagé, pour que notre pays progresse, grandisse, s’unisse dans l’essentiel.

Pourquoi ignorer ce capital humain? Pourquoi le laisser désespérer, dépérir, même agoniser?

Il est temps, grandement temps, urgemment temps de crier: STOP!

Il est temps, vitalement temps, capitalement temps de reprendre notre destin en main puisque d’autres nous infligent un, très sombre.

Oui, l’alternative au chaos existe, oui l’alternative à l’implosion existe, oui l’alternative à la spirale de l’échec existe.

Durant ces. 15 mois, notre parti a travaillé dur, très dur pour prendre toute sa place dans la vie quotidienne de nos concitoyens. Afin qu’ils gardent espoir, qu’ils relèvent la tête, qu’ils croient quand même à une meilleure vie.

Notre parti, malgré les obstacles, les humiliations, les manipulations et les mensonges, a tenu son rang institutionnel en toutes circonstances, dénonçant les dérives, proposant des projets, initiant une nécessaire motion de censure.

Travail parfois obscur, travail souvent empêché, travail toujours sur le terrain, au plus proche des souffrances et des attentes du peuple.

N’en déplaise à ceux qui achètent la sympathie ou la courtisanerie, à ceux qui distribuent promesses qui ne contentent que ceux qui les reçoivent, notre parti s’est fait entendre, a été écouté.

Notre parti, crédible parce que fidèle à ses valeurs, audible parce que vrai dans ses paroles, fort parce que uni, respectable parce que ses élus sont exemplaires, mobilisateur parce que son programme est solide, développé en tous points, chiffré et totalement réalisable, oui notre parti s’inscrit plus que jamais comme le recours.

De nouvelles et nombreuses adhésions le confirment dans sa mission de parti de la main tendue, de parti rassembleur, de parti fédérateur, de parti d’avenir.

Ainsi nous accueillons, depuis le dernier congrès des milliers de nouveaux adhérents de toutes les régions du Mali, de toutes les catégories socio-professionnelles du Mali, singulièrement des cadres de Sikasso, Bankass, Kenieba. Mopti. Bamako. Kayes et j’en oublie, qu’ils veuillent bien m’excuser.

Parmi eux, un cadre émérite, un infatigable combattant de la démocratie, des droits de l’homme et du respect de la constitution.

Cet homme a été la figure emblématique du Front de Sauvegarde et de Défense de la République et de la Démocratie: le FDR.

Cet homme a honoré sa signature aux dernières élections présidentielles, au moment où d’autres par cupidité -du reste non assouvie- se déniaient.

J’ai le plaisir d’accueillir sous vos ovations mon ami:

IBANDIAYE

 

Monsieur le Président,

Chers amis,

Notre engagement dans l’opposition politique, montre à suffisance notre volonté de contribuer à l’édification d’une nation juste et forte parce que véritablement démocratique.

En effet, s’il est vrai qu’il n’y a pas de démocratie sans les partis politiques, il faut également reconnaître que ce sont les partis de l’opposition qui donnent tout son sens à la démocratie. Une majorité sans opposition est une majorité flasque, paralysée par le virus de ses partis satellites qui conduisent au culte de la personne et, conséquemment, à la dictature.

 

Mesdames, Messieurs, Militantes et Militants de l’URD

Vous comprenez que notre position de parti politique de l’opposition ne nous met pas aux bancs des partis politiques. Bien au contraire. Elle n’est cependant pas une sinécure.

Aussi, je vous exhorte à poursuivre vos efforts de consolidation de notre parti.

Aujourd’hui plus que jamais, l’URD se doit d’être une force de propositions, un garant de l’équité, de la justice, une barrière contre les abus de toutes sortes qui risquent de mener notre pays à la dérive.

En veillant à faire de notre parti, un parti d’avant-garde, vous vous souviendrez, en effet, de votre devoir envers la nation, de votre rôle ô combien important d’éducateurs, de formateurs d’opinion.

Les invectives d’individus aux sombres desseins, la propagande populiste d’hommes politiques qui ne trouvent leur salut que dans la délation ne doivent pas vous dévier de votre combat, le seul qui vaille la peine d’être mené; le combat pour la démocratie, pour la république, pour la justice et pour le travail bien fait, source inestimable de bonheur et d’épanouissement individuel et collectif.

L’URD doit dénoncer et combattre tous ces fossoyeurs de notre pays et je me réjouis que nos députés aient pris une part très active au vote de la loi sur l’enrichissement illicite et la corruption.

Ils doivent, à présent, veiller à son application. Mais cette loi si précieuse pour le développement de notre pays, ne doit pas être un prétexte pour des règlements de compte et des tentatives d’éliminer de potentiels adversaires.

Notre Mali, je le disais déjà, ne mérite pas ce déclin et encore moins son effondrement. Et certainement pas son éclatement, sa partition. Notre parti, au nom de tous les maliennes et les Maliens et particulièrement pour celles et ceux qui ont cru aux promesses sur le Nord, martelées martialement d’un poing ferme par le candidat devenu président, notre parti défendra avec vigueur et détermination l’unité territoriale du pays dans une paix durable.

Mais que de constats aujourd’hui:

Une gestion chaotique de l’épidémie de la fièvre Ebola.

Beaucoup trop de morts et de blessés sur la déjà trop funeste liste des victimes tombées pour la patrie.

Kidal n’est pas libérée.

L’administration a abandonné les régions du Nord;

Les trafics mafieux fleurissent.

Les groupes terroristes réunissent leurs forces.

Nous avons perdu l’initiative.

L’état d’insécurité est généralisé dans tout le pays;

La réconciliation nationale et le retour définitif des 140.000 réfugiés dans leurs terroirs, se font attendre.

L’école est en danger;

Les négociations d’Alger piétinent:

La mauvaise gouvernance et la corruption sont au cœur de l’Etat;

Le favoritisme et le clientélisme sont caractéristiques de la gestion des affaires publiques;

L’Economie malienne est en mauvaise posture;

Notre jeunesse s’interroge sur son avenir: elle est en quête permanente d’emplois.

Les inégalités envers les femmes sont criardes.

La confiance de nos partenaires économiques et financiers s’étiole.

La dette intérieure reste très élevée.

L’investissement se fait rare.

Le panier de la ménagère est troué de toutes parts.

Les dépenses extrabudgétaires sont massives.

La mal- gouvernance est insolente.

La corruption gagne du terrain.

La gestion des finances publiques est calamiteuse.

Le Ravec de moins en moins crédible.

Les inégalités sociales s’accentuent.            Aujourd’hui :

Nos concitoyens sont choqués, abasourdis par tout ce qui leur arrive en si peu de temps; eux qui avaient rêvé de lendemains meilleurs, qui avaient repris espoir, quand brusquement l’horizon s’est bouché et l’espoir a fondu au soleil de la mauvaise gestion, des scandales à répétition, des dépenses somptuaires, de l’insécurité et des incertitudes économiques et sociales.

Même si notre Mali est naufragé.

Même si notre Mali risque de couler.

Même si la lumière de l’espérance vacille chaque jour.

Même si la tempête devient ouragan.

Maliennes, Maliennes, épouses, sœurs et frères.

Unissons nos forces, même les plus faibles, pour ne pas sombrer dans les abîmes du désespoir, et croire d’abord en la survie de notre pays et demain en sa vie, dans la solidarité, la justice, la paix et la prospérité.

Vive l’URD

Vive la République

Vive la Démocratie

Je vous remercie.

 

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