Search
mercredi 14 avril 2021
  • :
  • :

Distribution de médicaments: le mouroir Mali

Par la lettre circulaire du 26 novembre 2020, le Directeur de la pharmacie et du médicament alerte les responsables d’établissements pharmaceutiques : ‘’par la présente, je vous invite à suspendre toute distribution du lot N° 220051301 du Sérum Glucosé 5%, flacon de 500ml ampoule injectable du fournisseur HUMANWELL PHARMA MALI en attendant les investigations en cours auprès des services compétents. Convaincu de votre engagement pour le bien-être de nos populations, j’attache du prix à l’exécution des termes de la présente’’. C’est l’abomination de la désolation. Ainsi, ce lot N° 220051301 du Sérum Glucosé 5%, flacon de 500ml ampoule injectable du fournisseur HUMANWELL PHARMA MALI a été mis sur le marché en violation des procédures en la matière ! La preuve : un besoin pressant d’investigations se fait jour auprès des autorités compétentes, de même que la suspension de la distribution du produit pharmaceutique incriminé. Ce qui est sûr, des gens ont déjà été piqués avec ce sérum glucosé. Si c’est cela, la preuve de ‘’l’engagement pour le bien-être de nos populations’’ de la direction nationale de la pharmacie et des médicaments et de toutes les structures de contrôle de conformité, le Mali sera bientôt transformé en mouroir par intoxication médicamenteuse. Vite fait. Point besoin de souffler sur les braises d’un péril sanitaire public réel par une rhétorique périlleuse. Que nenni. Mais, juste une petite piqure de rappel : le médicament qui soigne tue également quand il n’est pas utilisé à bon escient ou quand il ne répond pas aux spécifications requises. Considérant que c’est toujours Dieu qui nous sauve, nous recourons encore à lui, à genoux, qu’il fasse que le sérum glucosé de ce lot N° 220051301 ne soit pas mortel ou qu’il entraîne des complications sanitaires pour ceux qui seront piqués avec.
Mais après le sauvetage divin, il faudrait des investigations humaines pour situer les responsabilités de la légèreté qui a conduit à la mise sur le marché d’un produit pharmaceutique (tout médicament peut être dangereux) sans préalablement avoir toutes les garanties nécessaires. Sinon, bonjour l’hécatombe, le massacre de masse de nos populations dont le ‘’bien-être’’ préoccupe tant nos professionnels de la santé.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *