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samedi 23 juin 2018
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Ce que dit l’islam: politesse & savoir-vivre

Politesse, courtoisie, raffinement, savoir-vivre ou encore prévenance sont-ils étrangers à la religion musulmane ? Des Coulibaly diront sans doute : qu’est ce que ces choses ont-ils à voir avec l’Islam ? Or, ces vertus font non seulement partie de l’Islam, mais en plus, c’est notre religion, la première qui les a instaurées et codifiées.
Il est difficile de définir la Politesse d’aujourd’hui, car elle regroupe une quantité de qualités variées, telles que la civilité, le raffinement, la discipline, le savoir-vivre, la prévenance, le tact, le goût, la beauté, l’hygiène, l’ordre, la perspicacité , etc. Disons alors simplement que c’est une vertu qui fait partie des vertus islamiques fondamentales.

Aujourd’hui, nous retrouvons quatre sortes de comportements relatifs à la politesse :
a- Ceux qui croient que la politesse, la civilité, le raffinement, la bienséance et le tact sont des qualités qu’on retrouve essentiellement dans les cultures des pays développés. C’est pourquoi beaucoup de personnes croient fermement que ce sont ces pays qui peuvent nous apprendre ce genre de qualités, alors ils tiennent à ce que leurs enfants soient éduqués selon les programmes scolaires de ces pays.
b- Ceux sont persuadés que leur éducation est très distinguée. Elles sont en effet pleines de tact et ont un comportement courtois et raffiné mais elles sont convaincues que non seulement, elles ne retrouveront pas ces qualités dans la religion, mais s’imaginent qu’elles vont perdre leur politesse et leur délicatesse en se tournant vers l’Islam. Je leur dis que cet obstacle qu’elles ont dressé entre le savoir-vivre et la religion n’est qu’une chimère puisque le raffinement trouve son origine dans l’Islam.
c- Ceux qui ont développé une opinion étrange selon laquelle, l’Islam est un ensemble d’actes cultuels qu’on pratique dans une mosquée et qui ne doit en aucun cas influencer les autres aspects de notre vie !
d- Ceux qui, par ignorance, minimisent énormément l’importance de ces qualités sous prétexte que ce sont les actes cultuels qui sont importants. Ils tiennent à parfaire leur pratique cultuelle et à satisfaire Allah mais ne comprennent pas que le raffinement fait partie des vertus que le Prophète (PSL) prônait.

L’Islam étant une religion complète et cette vertu n’étant pas moindre en importance que la loyauté et la sincérité, toutes ces visions sont donc erronées et complètement éloignées de la vérité de notre religion.
En effet, l’Islam en tant que une religion qui appréhende et gère tous les aspects de notre vie, il donne une importance particulière aux qualités qui favorisent la bonne entente entre les hommes comme la politesse et l’amabilité. Nous pratiquons sans doute ces qualités et plusieurs d’entre nous, n’ont pas de leçon à recevoir dans ce sens de qui que ce soit.
Il y a trois genres de politesses :
1) Politesse envers Allah (que Son nom soit exalté.)
2) Politesse envers le Prophète (BP sur lui).
3) Politesse envers les gens.
Par ailleurs, chaque circonstance de la vie suppose un aspect particulier de conduite et de politesse :

La politesse à l’intérieur du domicile :
Notre religion ne s’arrête pas aux limites de la mosquée ; l’Islam a établi des règles de politesses dans les plus petits détails à l’intérieur de la maison, notamment celles relatives à la liberté des personnes. Allah dit : Ô vous qui avez cru ! Que les esclaves que vous possédez vous demandent permission avant d’entrer, ainsi que ceux des vôtres qui n’ont pas encore atteint la puberté, a trois moments : avant la Salat de l’aube, a midi quand vous enlevez vos vêtements, ainsi qu’après la Salat de la nuit; trois occasions de vous dévêtir. En dehors de ces moments, nul reproche ni a vous ni a eux d’aller et venir, les uns chez les autres. C’est ainsi qu’Allah vous expose clairement Ses versets, et Allah est Omniscient et Sage. ( An-Nour La Lumière : 58).
Ce verset établit l’une des règles de bienséance relative aux enfants qui doivent demander la permission d’entrer dans la chambre de leurs parents trois fois dans la journée. Avant l’aube, après-midi et après la prière du soir. L’islam vient régenter la vie de tout être humain dans ses moindres détails même à l’intérieur des chambres à coucher.

Un homme vint trouver le Prophète (PSL) et lui dit: « Dois-je demander l’autorisation avant d’entrer dans la chambre de ma mère ? ». – Oui, répondit le Prophète (PSL). L’homme qui ne réalisait sans doute pas l’importance de cette règle de politesse, reposa encore sa question deux fois. Le Prophète (PSL) lui dit : « Veux-tu surprendre ta mère nue ? ». L’homme répondit très vite : « Non, ô envoyé de Dieu ! » -Alors, demande l’autorisation avant d’entrer chez elle. » dit le Prophète (PSL).

Quid de la politesse à l’intérieur du foyer et cette fois envers l’épouse ? Dans les films européens, nous remarquons beaucoup de comportements de politesse et même de prévenance envers la femme. Le plus courant étant l’exemple où l’homme assis avec sa femme dans un restaurant coupe soigneusement un morceau de viande et le met dans la bouche de sa femme. En voyant cela, nos jeunes s’écrient « Que C’est romantique ! » et peut être même qu’ils imitent ce comportement dans l’intention d’être plus civilisés. Erreur puisque 1400 ans auparavant, notre Prophète (PSL) a dit : «La meilleure des aumônes est la bouchée de nourriture que le mari met dans la bouche de sa femme. »

Parmi les difficultés que rencontrent les nouveaux mariés, et qui peuvent même causer l’annulation du mariage, le peu de bienséance du mari qui refuse d’offrir à sa femme un niveau de vie semblable à celui où elle a grandi, ceci bien sûr dans le cas où il a les moyens de le faire.
La vie de notre Prophète (PSL) nous donne plein de leçons de raffinement et de considération. Ses épouses vivaient toutes dans des maisons voisines de la mosquée du Prophète à Médine qui avait un climat rude mais toutes ses femmes étaient habituées à ce genre de climat. En épousant Maria l’égyptienne, le Prophète (PSL) lui donna une maison dans un endroit, Al’Awali, une région agricole dont le climat est assez proche de celui où elle vivait dans son pays, témoignant ainsi d’une prévenance et d’une attention sans pareilles.
Le bon goût et d’attention envers l’épouse se manifeste pendant sa période de menstruation. Durant cette période, le corps de la femme subit des changements qui influencent considérablement son comportement, elle devient irritable et sensible. Beaucoup d’hommes ignorant ce détail, réagissent d’une manière brutale et sans égards face aux irritations soudaines et sans raisons de leurs femmes. Sur la question voici ce qu’en témoigne notre vénérable mère Aicha : « Pendant la période de ma menstruation, je buvais dans un bol et je le déposais, le Prophète , prenait le bol et le tournait en l’examinant un moment pour rechercher l’endroit où j’ai bu, ensuite, il posait ses lèvres sur l’endroit du bol où j’avais mis mes lèvres pour boire. »

Une fois, Aicha et le Prophète (PSL) discutaient, Aicha s’emporta quelque peu. A ce moment, son père Abu Bakr arrivait, en entendant la voix de sa fille s’élevant devant le Prophète (PSL), il leva sa main pour gifler sa fille mais le Prophète se mit entre eux et l’en empêcha. Son père parti, Aicha qui se sentait triste et fautive s’assit sans rien dire. Le Prophète (PSL) voulant lui rendre le sourire et lui montrer qu’il ne lui en voulait pas, lui dit avec un sourire taquin: Tu as vu comment je me suis interposé entre ton père et toi ?!
À une autre occasion, Aicha, racontait au Prophète (PSL) une longue histoire à propos de dix femmes, qui l’une après l’autre décrivaient les qualités ou les défauts de leurs maris. La dernière d’entre elles et la plus vielle aussi dit qu’elle vivait avec son mari dans un très grand bonheur, jusqu’au jour où il la répudia et épousa une femme plus jeune et plus jolie. Arrivée à la fin de son histoire, Aicha, termina avec un accent triste et ému. Le Prophète (PSL) perspicace, devina la raison de cette tristesse, il dit à sa femme avec un accent doux et ferme : J’ai été pour toi comme cet homme était pour cette femme, sauf que moi, je ne te répudierai jamais.’
Comparez cette scène qui illustre un grand amour et une immense tendresse avec le comportement insensible des hommes qui menacent leurs épouses avec des termes comme : « Je vais me marier avec une autre … si tu n’es pas contente tu gégages ! », c’est juste pour rire, disent-ils ! Ces propos tenus inconsciemment par les hommes qui prétendent taquiner leurs femmes, peuvent laisser de graves blessures psychiques chez les femmes.
En fait, tous les détails de la vie conjugale sont extrêmement importants. Considérons le cas de nombreux maris qui rentrent le soir l’air renfrogné et se cachent durant des heures devant la télé. Sans doute, êtes-vous fatigués après une longue journée de travail, mais vous ne travaillerez jamais aussi dur que le faisait le Prophète et malgré cela, toutes ses femmes s’accordaient à dire qu’il était toujours souriant et agréable à l’intérieur de la maison et qu’il écoutait tout ce qu’elles avaient à lui dire.
Tous les hommes exigent que leurs femmes se fassent belles pour eux. Abdullah Ibn Abbas, le plus savant de tous les compagnons du Prophète (PSL) disait : Je prends toujours soin d’être beau pour ma femme, comme j’aime qu’elle se fasse belle pour moi.

Les notions de bienséance et de raffinement en Islam sont très importantes. Le coran a même régi les règles de bienséance entre les époux dans leur chambre à coucher : Vos épouses sont pour vous un champ de labour, allez a votre champ comme (et quand) vous le voulez et œuvrez pour vous-mêmes à l’avance… ( Al-Baqara ‘La Vache’ : 223). Oeuvrez pour vous-mêmes fait référence aux préliminaires avant tout rapport sexuel.
Il y a une règle assez étonnante qui montre le respect que l’Islam a pour la femme. Avant d’entrer dans son propre domicile, le mari doit d’abord frapper à la porte, et ce même s’il possède la clé, normal puisqu’il est le maître de la maison. Cette règle a été établie pour deux raisons :
-La première est que la femme peut être décoiffée ou mal mise, ces quelques secondes lui permettront de se rendre présentable.
-La seconde est que quelques hommes ont la fâcheuse tendance à soupçonner leurs femmes sans raison, et cela cause beaucoup de peine à la femme.
Comme vous pouvez le constater, l’Islam s’est occupé de tous les détails de la vie domestique, pour que les foyers soient sereins et heureux. Dans la rue comme ailleurs, il faut observer quelques règles sous peine de passer pour quelqu’un de mal élevé.

La politesse à l’extérieur du domicile :
Le Prophète , marchait sans empressement mais aussi sans nonchalance. Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre… (Al Fourqane ‘Le Discernement’ 63)
Parmi les comportements insupportables dans la rue, la manie qu’ont certains jeunes de s’appeler les uns les autres à l’aide des klaxons de leurs véhicules ! Ceux qui t’appellent à haute voix de derrière les appartements, la plupart d’entre eux ne raisonnent pas. (Al Houjourât ‘Les Appartements’ : 4)
Et s’ils patientaient jusqu’à ce que tu sortes à eux, ce serait certes mieux pour eux. Allah cependant, est Pardonneur et Miséricordieux. (Al Houjourât ‘Les Appartements’ : 5)
En voiture, nous assistons à des scènes qui reflètent un manque total de civilité et de bon goût. Il y a ceux qui vous dépassent en vous couvrant d’injures parce que vous avez le tort impardonnable de respecter les limites de vitesses ! Il y a aussi ceux qui occupent deux files pour ne pas être dépassés, alors que le Coran dit : Ô vous qui avez cru ! Quand on vous dit : “Faites place (aux autres) dans les assemblées”, alors faites place. Allah vous ménagera une place (au Paradis)… (Al-Moujâdala ‘La Discussion’ : 11)

Une fois que le Prophète (PSL) était assis dans la mosquée, un homme arriva, et le Prophète (PSL) s’écarta pour lui faire de la place. L’homme demanda : Ô envoyé de Dieu, pourquoi t’es-tu déplacé pour moi alors qu’il y a de la place dans la mosquée ? ‘Il est du devoir du musulman à l’égard d’un autre, de s’écarter pour lui faire de la place dans une assemblée.’ Répondit le Prophète (PSL).
Omar Ibn Al-Khattab , disait :Trois choses te garantissent une affection durable de la part de ton frère (en religion), le saluer lorsque tu le rencontres, l’appeler par son nom préféré et t’écarter pour lui faire de la place dans une assemblée’.

Imagine que tu arrives en retard dans une assemblée, tu te sens naturellement embarrassé, si quelqu’un s’empresse de t’accueillir et de t’installer, tu lui seras sans doute éternellement reconnaissant. Ceci est valable dans la rue, dans la faculté, une salle de conférence, à un meeting, dans chaque assemblée. Cette attention délicate te garantit une bonne entente avec tout le monde et ne demande que peu d’efforts.

Dans la rue, beaucoup de gens commettent des erreurs par habitude. Ils n’y pensent même pas ! De ces erreurs la plus courante est de jeter les ordures dans la rue. Quand on voit avec quel naturel cela se fait, on dirait presque que c’est normal ! Pourtant c’est bien notre Prophète qui a dit : « La foi comporte soixante et quelques branches, dont la meilleure consiste à dire : il n y a d’autre divinité que Dieu, et la moindre est d’écarter tout ce qui nuit du chemin.» ?!
Remarquez que le Prophète sous entend tous les chemins, ce n’est pas parce que quelqu’un passe en voiture dans un endroit désertique qu’il a le droit d’y jeter des saletés !
Si le Prophète considère le fait d’écarter tout ce qui nuit du chemin comme une branche de foi, quelle serait d’après vous son opinion de celui qui fait le contraire ?! Un comportement encore pire que jeter des ordures dans la rue consiste à cracher devant tout le monde. Celui qui crache n’a pas seulement gêné les hommes avec son crachat ou indisposé par sa cigarette ou par l’odeur de ses chaussettes, mais aussi les anges, le Prophète ne dit–il pas : « Les anges sont indisposés par les mêmes choses qui indisposent les hommes. »

Il y a une multitude de comportements et règles qu’il faut respecter dans la rue, et qui se trouvent résumées dans le hadith suivant du Prophète (PSL), s’adressant à ses compagnons :
– « Évitez de tenir des réunions sur la voie publique.
–ô, messager d’Allah, objectèrent les Compagnons, il nous est indispensable de nous réunir pour discuter de nos affaires.
–si vous ne pouvez faire autrement, répondit le Prophète , respectez donc les droits de ces voies.
-Et quels sont ces droits ? Demandèrent les compagnons.
–Abaisser le regard, reprit le Prophète, s’abstenir de nuire à quiconque, rendre le salut, ordonner de faire le bien et interdire le répréhensible. »

Les visites.
La politesse exige que l’on prenne rendez-vous avant d’arriver chez quelqu’un, c’est un signe élémentaire de raffinement. Le Coran nous enseigne : Ô vous qui croyez ! N’entrez pas dans des maisons autres que les vôtres avant de demander la permission (d’une façon délicate) et de saluer leurs habitants. Cela est meilleur pour vous. Peut-être vous souvenez-vous. (An-Noûr ‘La Lumière’ : 27)
Convenez qu’il y a une grande différence entre prendre un rendez-vous et demander la permission, parce que demander la permission d’une façon délicate revient à dire qu’il faut s’assurer non seulement que notre hôte sera prêt pour nous recevoir mais aussi que notre visite lui sera agréable. A cette époque, cela peut se faire aisément à l’aide du téléphone.
Il se peut qu’après avoir pris la permission, et s’être présenté à l’heure, on nous demande de nous en retourner. Le Coran nous enseigne de ne pas nous offenser mais de respect cet ordre.
Et si on vous dit : “Retournez”, eh bien, retournez. Cela est plus pur pour vous. Et Allah, de ce que vous faites est Omniscient. (An-Nour ‘La Lumiere’ : 28)
Supposons que vous avez obtenu la permission et que vous êtes maintenant devant la porte de votre hôte. Vous frapperez un coup puis vous attendez à coté. L’hôte ne doit pas vous trouver en face de lui en ouvrant la porte ! Vous attendrez un moment avant de frapper à nouveau. Vous avez droit à trois coups, si on ne vous ouvre pas, n’insistez plus. Comme dit le Prophète : « Il faut demander la permission d’entrer chez quelqu’un trois fois. Si on nous le permet, on entre, sinon on s’en va. »

Mais heureusement que l’on veuille bien vous recevoir cette fois, on demandera :’’Qui est là’’ ? Faites bien attention à ne pas répondre comme les gens intraitables à ce sujet : ‘’Moi’’ ! Djabber a rapporté : « Je me rendis chez le Prophète – et frappai à sa porte.
–qui est-ce ? demanda-t-il.
–C’est moi, répondis-je.
Je l’entendis répéter : « C’est moi, c’est moi ! » et il me sembla qu’il répugna cette façon de répondre. » Le Prophète nous apprend à dire tout de suite notre nom pour être bien reconnu de notre hôte. Les compagnons avaient vite retenu la leçon. Abou Dharr a rapporté : « sortant une nuit je trouvai le Prophète marchant seul. Je le suivis au clair de la lune, mais comme il regarda de mon côté, il demanda : « Qui est là ? » -Abou Dharr, répondis-je »

On vous ouvre enfin la porte, vous entrez et vous allez refermer la porte derrière vous, ne la refermez pas d’un geste brutal. Rappelez-vous ce que dit le Prophète : « Toute chose est embellie par la douceur, et si la douceur est ôtée, cette chose devient laide. »
En vous installant chez lui, vous apercevez le téléphone, et sans vous gêner vous lui demandez la permission de passer un coup de fil rapide. Au lieu de faire vite, vous téléphonez à un ami qui réside à l’autre bout du monde et vous lui parlez pendant une demi-heure ! En faisant cela, vous embarrassez votre hôte, et vous pouvez lui causer des problèmes. Vous direz que vous avez pris la permission, sans doute mais votre hôte vous a accordé la permission par simple pudeur.
Supposons que vous êtes invité à un dîner. Dans les règles de l’étiquette des autres cultures, vous trouverez ce conseil opportun ‘Ajoutez toujours un quart d’heure de politesse à l’heure d’arrivée.’ Cela veut dire qu’il ne faut pas arriver à l’heure exacte. Mais comment faire avec les sans-gêne qui arrivent une heure en avance ?! Le Coran interdit explicitement ce genre de conduite : sans être là à attendre sa cuisson.
Vous arrivez à l’heure convenable, mais voilà qu’en se rendant à votre dîner, vous rencontrez un ami à vous dont vous ne pouvez plus vous débarrasser, mais comment faire ? Lui dire franchement que vous ne pouvez pas le prendre avec vous ? Cela risque de l’offenser, mais voyons comment le Prophète (PSL) a réglé ce problème pour nous.

Un homme invita le prophète (PSL) comme cinquième convive. En se rendant à la maison de leur hôte, le Prophète (PSL) et les quatre autres personnes furent suivi par un homme. En arrivant, le Prophète (PSL) resta devant la porte et dit au propriétaire de la maison : ‘’Tu nous a invité tous les cinq, mais cet homme nous a suivi, si tu veux lui permettre d’entrer, sinon il s’en ira.’’ L’hôte dit : Je lui donne la permission.
Votre dîner s’est très bien passé, il y a déjà une heure qu’on a desservi et vous êtes toujours là à discuter avec le maître de la maison, le Coran vous dit : Mais lorsqu’on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer… (Al-‘Ahzâb ‘Les Colalisés’ : 53)

Cependant, il arrive qu’on soit invité à passer plusieurs jours chez un de nos parents. On vous installe du mieux qu’on peut, mais au lieu de respecter vos hôtes, vous vous mettez à abuser de leur hospitalité, en invitant des amis par exemple, et dérangeant ainsi leur vie privée. Pensez plutôt à imiter la conduite de notre Prophète (PSL), qui fut reçu à son arrivé à Médine par Abou Ayoub Al Ansari. Abu Ayoub Al Ansari voulut installer le Prophète dans sa chambre à l’étage mais le Prophète (PSL) refusa en disant, qu’il allait recevoir beaucoup de monde, et que les habitants de la maison allaient être constamment dérangés.
Quand tu rends visite à quelqu’un, assieds-toi à l’endroit même que ton hôte t’indique et ce pour ne pas voir toute la maison et gêner ses habitants. Le prophète (PSL) a dit : « ne vous asseyez pas sur le lit d’une personne sans sa permission »
Toute personne qui se conduit avec autrui avec autant de respect et de bon goût serait certainement appréciée et considérée comme civilisée, car on n’est pas civilisé parce qu’on porte des habits coûteux, ou à cause de la voiture qu’on possède, mais parce qu’on se conduit avec respect envers les gens.

La visite du malade est recommandée mais il faut respecter certaines règles, la plus importante est de ne pas prolonger la visite jusqu’à fatiguer le malade.
Des personnes ont rendu visite à l’Imam Abou Hanifa tombé malade. Ils restèrent très longtemps, l’Imam patienta puis il en eut assez, il se leva brusquement et leur dit : Vous pouvez vous en aller, votre malade est guéri !

La politesse et la bienséance vis-à-vis des voisins :
Le Prophète nous apprend que faisait partie de sa Sunna le fait de partager avec les voisins toute bonne chose (fruit, viande…) qu’ils auraient vu en ta possession comme fait partie du savoir-vivre de faire goûter à tes voisins tout plat cuisiné qui dégagerait de bonnes odeurs.
Il fait également partie de la bienséance de ne pas édifier des mûrs qui empêcheraient les rayons du soleil et l’air d’arriver chez vos voisins sans leur autorisation.

Le savoir-vivre dans les mosquées :
– Faire place aux autres ;
– Ne pas enjamber les gens qui prient ;
– Éteindre son téléphone portable ;
– Corriger les mauvaises pratiques de la Sunna avec prévenance ;
– Ne pas séparer deux personnes assises côte à côte et t’installer entre elles, mais leur demander la permission de s’asseoir à leur côté.

Le savoir-vivre dans l’invitation au chemin d’Allah :
Savoir quoi dire et comment, est une technique que peu de gens maîtrisent. Quelques fois, nous pouvons commettre une maladresse, même si notre intention est de bien faire. Pour ne pas tomber dans ce travers, méditez cet exemple :
Al Hassan et son frère Al Houssaine , les petits-enfants du Prophète, remarquèrent qu’un vieil homme ne faisait pas ses ablutions correctement, ils pensèrent à une manière subtile et délicate afin de lui faire remarquer son erreur sans paraître irrespectueux.
Ils allèrent le trouver, et l’un d’eux prit la parole :
– Monsieur, Mon frère prétend faire les ablutions mieux que moi, et moi je jure que je fais mes ablutions exactement comme j’ai vu le Prophète (PSL), les faire. Je te prie de juger et nous dire qui de nous deux a raison.
L’homme accepta bien entendu, et il observa les deux frères faire leurs ablutions devant lui de la manière la plus parfaite. Alors l’homme dit avec un accent surpris :
– Je jure que tous les deux, vous faites les ablutions mieux que moi ! Les deux jeunes frères le remercièrent respectueusement et partirent.

Alors que le Prophète était dans la mosquée, un homme se mit à y uriner. Les compagnons, furieux, voulaient l’arrêter, mais le Prophète leur demanda de le laisser finir. Le Prophète a ainsi préservé la dignité de cet homme qui aurait pu se retrouver dans une situation gênante.
Nous savons tous que l’appel à la prière n’a pas été révélé par Djibril, mais qu’un homme l’avait vu en songe et Omar Ibn Al-Khattab avait eu la même vision, le Prophète ordonna à Bilâl de faire l’appel à la prière car il avait une belle voix. La valeur esthétique a ainsi une place en Islam. Et depuis, tous les muezzins ont de belles voix.

L’imam Abou Hanifa aimait la pratique de la prière de la nuit. Il avait comme voisin un jeune ivrogne qui chantait toute la nuit gênant ainsi l’imam dans sa pratique et répétait sans cesse : « Ils m’ont égaré, ils m’ont égaré ». Une nuit l’imam ne l’entendit pas et s’enquit de son sort. Il sut alors que le jeune homme avait été arrêté pour ivresse et voulut lui venir en aide. Il supplia les policiers de le laisser en sa garde et le fit monter derrière lui sur sa mule. Arrivé devant chez lui, il lui demanda : «t’avons-nous égaré ? » « Non ! par Allah je ne boirai plus ». Quels délicatesse et raffinement de la part de l’imam !

Si vous êtes confrontés à ce genre de situation et que vous trouvez que quelqu’un pratique quelque acte religieux d’une façon incorrecte, montrez-lui son erreur doucement et en usant de tact. Il arrive malheureusement que des personnes bien éduquées laissent échapper des mots impolis pour ne pas dire grossiers. Le seul remède à cela est d’éliminer tout vocabulaire inconvenant de son langage quotidien.

La discussion est aussi un art
Les Quraychites, lassés par la résistance du Prophète (PSL), eurent l’idée de le corrompre. Ils envoyèrent l’un d’entre eux, Abou el Walid, pour lui faire part de leurs propositions.
Remarquez avec quel calme et respect le Prophète (PSL) reçut cet homme. Il commença tout d’abord par dire à son interlocuteur :
– Vas-y, Abou El Walid, je t’écoute.
– Mohammed, dit Abou el Walid, si tu cherches à être riche, nous te rassemblerons une fortune et tu seras le plus riche parmi nous, à condition que tu abandonnes cette affaire. Si tu aspires au pouvoir, nous te nommerons roi. Si c’est l’autorité que tu ambitionnes, nous te désignerons président et nous nous réfèrerons à toi avant d’entreprendre quoi que ce soit. Si tu désires te marier, nous te marierons avec la plus belle des femmes.
Le Prophète (PSL) le laissa parler sans l’interrompre une seule fois. Et quand celui-ci se tut, le Prophète lui demanda :
– As-tu terminé Abou El Walid?
– Oui, répondit-il
– Veux-tu donc m’écouter ? Lui dit le Prophète (PSL) Êtes-vous capables de mener une conversation qui vous est parfaitement détestable avec une politesse et un goût aussi raffiné ?
Le Prophète (PSL) commença la récitation du Coran. Il lit des versets de la sourate “Foussilat».
Le visage de l’homme changeait au fur et à mesure que le Prophète (PSL) lisait. Il fut ému par la récitation du Prophète (PSL) émanant du fond du cœur. Jusqu’à ce que le Prophète (PSL) arrive au verset suivant : S’ils s’en détournent, alors dis-leur: ‘’Je vous ai avertis d’une foudre semblable a celle qui frappa les Aad et les Thamūd.’’
Là l’homme effrayé, mit sa main sur la bouche du Prophète (PSL) et lui dit :
– Je te supplie d’arrêter.
Et le Prophète (PSL) se tut immédiatement.
Le jour où le Prophète (PSL) alla dans la ville de Taif pour leur proposer l’Islam, il fut très mal reçu. Perdant tout espoir de les voir changer d’avis, il décida de quitter la ville, mais au lieu de le laisser partir en paix, les habitants de la ville, sortirent derrière lui et le criblèrent de pierres. Il dut se réfugier dans un jardin à quelques kilomètres de la ville.
Les propriétaires du jardin lui envoyèrent un peu de nourriture avec leur serviteur. Le Prophète (PSL), en prenant la nourriture de la main du garçon, dit : « Au nom d’Allah », le garçon surpris s’exclama : « Je n’ai jamais entendu quelqu’un de ce pays prononcer ce mot ! »
Le Prophète lui demanda gentiment :
– Quel est ton nom ?
– Addas.
– De quel pays es-tu Addas ?
– Je suis originaire de la ville de Ninaoua
– C’est la ville de l’homme vertueux, Younous ibn Matta
– Comment connaissez-vous Younous ibn Matta? S’enquit le garçon intrigué.
– C’est mon frère. Il était prophète et je suis prophète. Répondit le Prophète gentiment.
Le garçon ému se jeta sur les pieds du Prophète et les embrassa.
En lisant et relisant cette histoire plusieurs fois, et à chaque fois on se pose la question : « Qu’est-ce qui a ému ce garçon jusqu’à embrasser les pieds du Prophète , et Quelles leçons devrons-nous en tirer ? ». Quatre points peuvent indiquer la réponse :
-Le prophète a mentionné le nom d’Allah, ce qui nous enseigne de ne pas cacher notre foi par embarras ou par gêne.
– Le Prophète s’enquit du nom du garçon.
– Ensuite, le Prophète utilisa le prénom tout de suite après ce qui signifie qu’il lui accordait toute son attention. Alors que l’un d’entre nous, oublie très vite le nom qu’il vient d’entendre et appelle son interlocuteur par un autre nom, et cela suffit pour rompre toute conversation.
– Le Prophète s’enquit de son pays. Et juste après il fit allusion au prophète Younous avec des mots très doux. Tout cela sur un ton affectueux et bienveillant.

Ne pas chuchoter et ne pas trop parler.
Le Prophète nous a interdit de discuter entre nous en délaissant une tierce personne présente. Une jeune occidentale s’est convertie à l’Islam après que deux de ses collègues au travail. Ils se mettaient souvent à discuter entre eux en arabe et dès qu’elle s’approchait d’eux, ils parlaient en anglais pour qu’elle comprenne ce qu’ils se disaient. Après s’être enquis de ce comportement elle a compris que cela faisait partie de la Sunna du Prophète et a décidé de se convertir.

Ne proférer des paroles injurieuses.
Un homme pieux marchait dans la rue avec son fils, un chien passa devant eux. Le fils s’exclama :
– Ote toi de là, chien fils du chien !
Le père répliqua en colère :
– Ne dis pas ça !
– Mais c’est vrai, n’est-ce pas un chien et fils d’un chien ?!
– Sans doute, mais tu l’as dit avec l’intention de l’abaisser et non pas pour constater un fait !

Nous savons tous ce qui est arrivé au prophète Youssouf : ses frères, soucieux de se débarrasser de lui pour toujours, l’ont jeté dans un puits. Mais écoutez ce qu’il dit lorsqu’il retrouva ses frères des années plus tard :
Et il éleva ses parents sur le trône, et tous tombèrent devant lui, prosternés.
Ô mon père, voila l’interprétation de mon rêve de jadis. Allah l’a bel et bien réalise… Et Il m’a certainement fait du bien quand Il m’a fait sortir de prison et qu’Il vous a fait venir de la campagne, (du désert), après que le Diable ait suscité la discorde entre mes frères et moi.
Remarquez comme il a attribué la faute de ses frères au diable pour ne pas les embarrasser et aussi pour ne pas blesser les sentiments de son père qui était présent !
Mon Seigneur est plein de douceur pour ce qu’Il veut. Et c’est Lui L’Omniscient, le Sage. (Yousouf ‘Joseph’ : 100)

La politesse envers les personnes d’un rang élevé (professeur à l’université, ministre, homme de science, etc.) : C’est de la Sunna de les traiter comme leur rang l’exige, sauf en cas de guerre. Quand le Prophète envoya un message à Xérès, roi des perses, et qui adorait le feu, il lui dit : « de Mohammed, Messager de Dieu, à Xérès, glorieux roi des perses ». Et quand il écrit un message à Héraclius ; roi de Byzance, il lui dit : « de Mohammed, Messager de Dieu, à Héraclius, glorieux roi de Byzance ». Il ne les a pas traités d’impies par raffinement et délicatesse et pas respect de leur rang dans leur pays.

Le savoir-vivre envers ceux qui t’ont rendu service : Quand on demanda à Abbas qui de lui ou le Prophète (PSL) est plus grand que l’autre il répondit : « il est plus grand que moi et je suis né avant lui».
Quand Abou Bakr et le Prophète sont entrés à Médine, les habitants de cette dernière ont confondu Abou Bakr avec le Prophète (PSL), alors pour rattraper leur erreur, Abou Bakr prit sa tunique et l’utilisa comme ombrelle au Prophète (PSL), les gens comprirent leur erreur et accoururent vers le Prophète (PSL).
L’Imam Chafi disait : « je ne peux pas tourner les pages de mon livre avec bruit de peur de déranger mon professeur ».

Le savoir-vivre lors des funérailles : Nombreux sont ceux qui entre eux discutent lors de la lecture du Coran ou quand les personnes touchées par le deuil sont en pleurs. Le prophète dit : «Allah aime le silence en trois (choses) : lors de la marche vers l’ennemi, lors de la lecture du Coran et pendant les obsèques. »

La politesse envers les gens :
-L’exagération dans la bienséance est un manque de savoir-vivre.
Si, par exemple, tu rends visite à un malade et tu veux le quitter alors qu’il insiste pour que tu restes est considéré comme un manque de raffinement. L’Imam Chafi dit : « celui de mes frères qui me pèse est celui qui en fait trop pour moi et j’en fais trop pour lui et celui de mes frères qui m’est le plus cher est celui qui, en sa compagnie, je me sens comme avec moi-même ».
-L’exagération dans le sérieux est de mauvais goût : ne jamais sourire sous prétexte d’être sérieux et raffiné.

La politesse envers Allah :
Pour atteindre un rang élevé et être parmi les bons croyants, il faut observer quelques règles dans le comportement envers Allah :
– Ne pas attribuer le mal à Dieu, comme les gens frappés par un malheur qui disent : ‘Seigneur, pourquoi m’avoir affligé, qu’ai-je fait ?’
– Ne pas se détourner de Dieu, par exemple en pensant à autre chose en effectuant la Salât.
– Ne pas commettre les péchés.
– Les savants disent : « celui dont l’esprit est avec Dieu ; le cœur est avec Dieu et ses actes sont pour Dieu et avec Dieu est digne de l’amour de Dieu. »
Parmi les plus beaux exemples de politesse envers Dieu, prenons l’exemple de Jésus : «(Rappelle-leur) le moment où Allah dira : «O Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens : “Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors d’Allah ? ” Il dira : “Gloire et pureté a Toi ! Il ne m’appartient pas de déclarer ce que je n’ai pas le droit de dire ! Si je l’avais dit, Tu l’aurais su, certes. Tu sais ce qu’il y a en moi, et je ne sais pas ce qu’il y a en Toi. »
Jésus pouvait dire :’Non, je ne l’ai pas dit’ mais il sait très bien que Dieu sait toute chose, c’est pour cela qu’il ajouta avec le plus grand respect : Tu es, en vérité, le grand connaisseur de tout ce qui est inconnu. Je ne leur ai dit que ce Tu m’avais commandé, (a savoir) : “Adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur”. Et je fus témoin contre eux aussi longtemps que je fus parmi eux. Puis quand Tu m’as rappelé, c’est Toi qui fus leur observateur attentif. Et Tu es témoin de toute chose. Si Tu les châties, ils sont Tes serviteurs. Et si Tu leur pardonnes, c’est Toi le Puissant, le Sage”. (Al-Mâ’idah ‘La Table Servie’ : 116-117-118)

L’histoire du prophète Moise avec Al Khidr.
AL Khidr a accompli trois actes mentionnés dans la sourate Al-Kahf :
– 71. Alors les deux partirent. Et après qu’ils furent montés sur un bateau, l’homme y fit une brèche.
– 74. Puis ils partirent tous deux; et quand ils eurent rencontré un enfant, (l’homme) le tua.
– 77. Ils partirent donc tous deux; et quand ils furent arrivés à un village habité, ils demandèrent à manger à ses habitants; mais ceux-ci refusèrent de leur donner l’hospitalité. Ensuite, ils y trouvèrent un mur sur le point de s’écrouler. L’homme le redressa.
En expliquant à Moise les motifs de ces trois actes, il s’attribua le premier acte en disant ‘je’, parce que l’acte avait l’apparence d’une mauvaise action :
– 79. Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau.
Dans le second, il s’attribua la partie qui apparaissait répréhensible c’est-à-dire le fait d’avoir tué l’enfant, mais dit ‘nous’ en parlant de la bonne chose qui en résultait à savoir un autre enfant plus pur et plus affectueux.
– 80. Quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants; nous avons craint qu’il ne leur imposât la rébellion et la mécréance.
– 81. Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre plus pur et plus affectueux.
Mais comme le troisième acte ne constituait en apparence comme en réalité qu’une bonne action il en attribua le mérite à Dieu Seul.
82. Et quant au mur, il appartenait à deux garçons orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor à eux; et leur père était un homme vertueux. Ton Seigneur a donc voulu que tous deux atteignent leur maturité et qu’ils extraient, (eux-mêmes) leur trésor, par une miséricorde de ton Seigneur.
Comparez ces exemples avec les paroles des juifs :
Allah a certainement entendu la parole de ceux qui ont dit: «Allah est pauvre et nous sommes riches.» (Al Imran ‘La Famille D’Imran’ : 181) Et les Juifs disent: «La main d’Allah est fermée!» Que leurs propres mains soient fermées, et maudits soient-ils pour l’avoir dit. Au contraire, Ses deux mains sont largement ouvertes: Il distribue Ses dons comme Il veut. (Al Ma’da ‘La Table Servie’ : 64)

Mais qu’en est-il de nous ? De quelle manière agissons-nous envers Allah ?
Il y en a qui arrêtent toute activité en entendant l’appel à la prière. Il y a ceux qui mettent leurs plus habits et se parfument avant d’aller effectuer la prière. En étant polis envers Allah, vous abandonnerez les péchés, vous rechercherez sans cesse de nouveaux moyens pour vous rapprocher de Lui. En étant polis et bienveillants envers les gens, vous serez estimés et respectés de tout le monde.




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