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samedi 8 mai 2021
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Document de positionnement: la CCSC-PURN désavoue la MINUSMA

La Coalition citoyenne de la Société Civile pour la paix, l’Unité et la Réconciliation Nationale (CCSC-PURN) a organisé, ce mardi 13 avril 2021, une conférence de presse, à son siège à Quinzambougou, animée par son Président, l’ancien Premier ministre Ahmed Mohamed Ag HAMANI.

L’objectif, selon les organisateurs, était d’exprimer à l’opinion publique nationale et internationale, la non-participation de la Coalition citoyenne de la société civile, à l’élaboration du document de la MINUSMA appelé : ‘’positionnement harmonisé de la société civile pour la refondation de l’État et une Transition réussie au Mali’’.
Dans ses explications, Ahmed Mohamed Ag HAMANI a affirmé que son organisation n’avait pas participé au processus d’élaboration du ‘’projet d’appui à la construction d’un engagement commun des organisations de la société civile pour la refondation de l’État et une Transition réussie au Mali’’, sous la conduite de la MINUSMA. Il a soutenu que cet ‘’engament commun de la société civile’’ n’engageait nullement la majorité de la société civile. Selon lui, ce sont le fond et la forme de ce document de la MINUSMA qui indignent les membres de la CCSC-PURN. Car, dans le contenu du document, selon le conférencier, il n’y a rien de plus que le Plan d’Action du Gouvernement, le DDR… Ce qui lui a d’ailleurs conféré un caractère politique, a martelé Ahmed Mohamed Ag HAMANI. Et de mettre en relief : « la meilleure manière de soutenir quelqu’un, c’est de lui dire la vérité ».
Selon le conférencier, au regard de l’importance du sujet traité, de la situation de crise que vit le pays et de la qualité de l’organisme qui a pris l’initiative du projet, la Coalition citoyenne de la société civile dont l’avis est sollicité, croit opportun de revenir sur le processus d’élaboration du projet, d’analyser ‘’le document de positionnement’’, avant de faire ses observations.
Le président de la Coalition de la société civile a révélé que cet ‘’engagement commun de la société civile’’, sans se soucier du niveau de représentation de celle-ci, était un handicap majeur pour sa crédibilité. Il a dénoncé le fait que le document précisait que le suivi de sa mise en œuvre serait assuré techniquement et financièrement par le PNUD et la MINUSMA. Selon lui, cela est une autre atteinte à l’indépendance et à la neutralité de la Société civile malienne.
Évoquant la réorganisation de la société civile, l’animateur de la conférence a expliqué qu’une telle réorganisation éventuelle par la MINUSMA qui était déjà en partenariat avec la Coalition citoyenne de la société civile dans le domaine de la mise en œuvre de l’APRM, rappelait le ‘’Pacte pour la paix’’ imposé au Mali par les Nations-Unies, en violation des dispositions de l’Accord pour la paix de la réconciliation nationale.
Concernant la refondation de l’État, l’ancien Premier ministre a montré qu’il ne s’agissait pas des rencontres intempestives au nom de la paix au Mali. Ainsi, selon lui, chacun utilise le mot ‘’Refondation de l’État’’ tout en donnant le sens qu’il veut. Or, de l’avis du Président de la Coalition, la refondation commence par le changement de comportement des Maliens.
Enfin, la Coalition de la société civile pour la paix, l’unité et la réconciliation souligne que le résultat des travaux de réflexion menés dans le cadre de ce projet constitue une copie incomplète des axes de la Feuille de route de la Transition et du Plan d’action du Gouvernement adopté par le Conseil national de Transition.

Par SABA BALLO




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