Dotation des Fama d’hélicoptères de transport: cinglante réponse d’IBK à ses détracteurs

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Se souciant jour et nuit des conditions de travail de nos forces armées et remuant ciel et terre afin qu’elles aient ce qui leur faut pour défendre la patrie, le Président IBK vient d’honorer un de ses engagements tenus, au camp militaire Ahmadou Sékou TALL de Ségou, lors de la cérémonie d’hommage aux militaires tués lors de l’attaque de Nampala : celui de doter les FAMA d’hélicoptères, des avions de reconnaissance, des avions de transport. En tenant cette promesse, à seulement 3 mois, IBK répond de la manière la plus appropriée à ses détracteurs qui l’accusent de n’apporter aucune «réponse militaire sérieuse» ni de «réponse politique» au drame sécuritaire que vit le pays.

C’est notre confrère du Quotidien national qui lève le voile sur le lièvre en révélant que le premier appareil de type « Super Puma S 332 L » a été présenté le début de cette semaine au ministre de la Défense et des anciens combattants, Abdoulaye Idrissa Maïga, à la base aérienne de Sénou, lequel était accompagné par le général de division Gabriel Poudiougou ; le chef d’état-major de l’Armée de l’air, le colonel major Souleymane Bamba ; le formateur, Fréderic Pinat ; ainsi que de plusieurs pilotes et responsables de l’Armée.
De la révélation faite par le journal, qui cite le commandant Adama Bakayoko (chef pilote du programme Puma), le Super Puma est un hélicoptère de marque française avec une capacité de 1 600 tonnes. Il permet d’assurer la liaison en période de guerre pour effectuer le transport des logistiques et de la troupe militaire dans des zones de combat.
L’appareil, a-t-il précisé, répond à toutes les caractéristiques techniques d’un bon hélico. C’est une machine qui dispose d’un système de pilotage automatique très performant. Doté d’une puissance de 1800 chevaux avec 2 moteurs, le Super Puma peut voler à 260 km/h. C’est un hélicoptère tactique dont l’intérieur peut être modifié en fonction des transports. Il a une capacité de 25 places en troupes standard et de 15 places pour les VIP, selon les spécialistes.
Loin de satisfaire un désir personnel, mais plutôt de concrétiser ses paroles en actes concrets et rendre visibles les engagements pris vis-à-vis du peuple malien, cette opération d’achat et de dotation des FAMA de deux hélicoptères militaires de transport, répond au choix et à la vision politique du Président de la république.
Le choix d’engager plus fort et plus rapidement la réforme de notre outil de défense. Parce que notre armée nationale, pour relever le défi de sa renaissance et faire face à sa mission de défense du territoire et de protection des populations et des intérêts nationaux, a besoin de se redresser, de se relever, d’être équipée, réarmée moralement et physiquement et d’être dans des conditions opérationnelles et de dignité.
Une vision inébranlable et maintes fois réaffirmée de faire en sorte que l’armée du Mali soit aujourd’hui à hauteur de mission, une armée capable de faire face à la menace terroriste.
« Nous ferons tout pour que l’armée malienne ait ce à quoi elle a droit, ce qui lui est nécessaire pour défendre la patrie…Ce sont des hommes qui meurent pour la patrie, en contrepartie, le pays doit penser à leur confort. J’équiperai l’armée malienne quoiqu’on me dise, quoiqu’on me fasse, je le ferai. J’ai été élu pour ça. Je n’écouterai que mon devoir et ferais ce que je dois faire pour le service du Mali quoiqu’on fasse quoiqu’on dise. Personne ne pourra m’arrêter ou m’incliner à baisser les bras par rapport à ça », avait déclaré le chef suprême des armées après le cérémonial du 20 janvier dernier, au monument des Martyrs, de la place d’armes du Camp Soudjata de Kati.
L’acquisition de ces deux hélicoptères s’inscrit aussi dans le souci constant du Président IBK d’améliorer les conditions de travail de nos forces armées et de sécurité ainsi que le renforcement de leurs capacités opérationnelles en rendant plus efficace l’outil de défense et en l’adaptant aux exigences de la guerre asymétrique et aux nouveaux types de menaces. Parce que, de la conviction faite par le locataire de Koulouba, l’essentiel consiste à refonder notre système de défense ce d’autant plus, qu’homme d’État, il sait plus que quiconque que : « un État ne vaut que par son armée, qu’un chef d’État n’est fort que par son armée. Un Chef d’État n’est présent dans le monde que par son armée. C’est l’armée qui est son outil de décision politique. S’il n’a pas une armée à hauteur de souhait, le pays n’a pas un outil de décision politique à la hauteur ».
Par ailleurs, ces avions de combat et de transport de troupes sont la concrétisation d’un engagement pris par le chef de l’Etat lors de la cérémonie d’hommage aux militaires tués dans l’attaque de Nampala, au camp militaire Ahmadou Sekou TALL de Ségou.
En ce jour de deuil et de tristesse, IBK a d’abord rendu un vibrant hommage aux soldats : « Toute vie n’est pas de dignité. La leur (celle des soldats tombés) le fut jusqu’à l’ultime heure ». Avant de réitérer sa volonté de faire en sorte que l’armée du Mali soit aujourd’hui à hauteur de mission.
« Nuit et jour, je remue ciel et terre pour que les amis du Mali comprennent que le Mali est en guerre. Que le Mali est un territoire vaste. Que l’arme aérienne est absolument incontournable pour la défense du Mali. Qu’il nous faut des hélicoptères, des avions de reconnaissance, des avions de transport. Tout cela nous a conduits à initier la Loi d’orientation et de programmation militaire », a souligné le chef de l’Etat qui voit ainsi ces efforts couronnés de succès.
Sommes toutes, ces matériels militaires sonnent-ils comme un cinglant désaveu pour les détracteurs du Président IBK, du moins pour cet opposant politique, en quête de crédibilité. Tombé, dans une certaine litanie, et en manque palpable d’alternatives crédibles et sérieuses pour les Maliens, ce responsable politique, pour soutenir son plan machiavélique de déstabilisation du régime, ne rechigne même pas devant le mensonge grossier pour parvenir à ses desseins politiques. C’est dans ce sens et au détour d’un communiqué publié en début de semaine, il se fait l’avocat défenseur de la cause des forces armées et de sécurité dont des éléments, dit-il, tombent semaine après semaine à cause de la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays.
Et d’accuser le régime de manque de réponse militaire sérieuse, encore moins une réponse politique.
Mais ce que ce politicien ne sait pas, ce qu’au même moment où il s’éparpille sur des dossiers dont il n’a visiblement aucune connaissance encore moins aucune maitrise, le Président IBK et son gouvernement, sans tambour battant, poursuivent leur obligation et leur devoir constitutionnel de garant de la sécurité par la mise à disposition adéquats à la vaillante armée afin qu’elle puisse accomplir sa mission de sécurisation du territoire et des populations maliennes.
Au lieu d’ergoter et de chicaner sur tout et rien, ce leader d’opposition, conscience et éthique politique oblige, se doit de se convaincre que le chemin vers la paix et la sécurité est sinueux. Que l’emprunter, exige de la persévérance, de la constance et l’absolue conviction qu’il n’existe pas d’autre alternative à la sortie de crise.

Par Mohamed D. DIAWARA

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