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samedi 27 novembre 2021
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Dr Bokary TRETA s’est prononcé sur sur le Plan d’action du gouvernement lors des assises de la Fédération RPM de Ségou: ‘‘nous sommes restés sur notre faim’’

Ce samedi 20 février 2021, la Salle Mierou Ba de Ségou a refusé du monde à l’occasion de la tenue de la conférence de fédération régionale des sections de l’ancien parti au pouvoir, le Rassemblement pour le Mali (RPM).
«Le RPM conserve son honneur et sa dignité», c’est sous cette idéologie de Dr Bocari TRETA, Président du Bureau politique national du Rassemblement pour le Mali, que la conférence de la fédération régionale des sections RPM de Ségou s’est tenue ce samedi 20 février, dans la salle des spectacles Mierou Ba de Ségou.
L’Objectif de la rentrée politique de la fédération de Ségou était de redynamiser les structures de base pour la consolidation des acquis du parti. Il a aussi été question des actions et autres préparatifs pour les nouvelles échéances électorales. Les cadres et militants des 7 cercles de la région de Ségou étaient nombreux à cette conférence.
C’est avec l’intervention du secrétaire général adjoint de la section de Ségou que les travaux de la conférence ont débuté. Yaya FOMBA, a, dans son intervention, présenté le parti dans la circonscription cercle de Ségou. La bonne santé du parti a été évoquée.
À sa suite du secrétaire général adjoint, le président de la fédération régionale des sections RPM, Boubacar TOURE dit Bou TOURE a présenté les acquis du parti dans la région. Le RPM à Ségou est à la première place de la scène politique. Le parti dispose du plus grand nombre d’élus communaux, locaux et régionaux. Sans compter les 7 anciens députés élus sous ses couleurs, le Parti du Tisserand dans la cité des balazans, c’est 7 sections, 217 sous-sections et 2000 comités pour 408 conseillers et 35 maires.
Cette conférence a donc pour vocation de permettre au RPM de garder sa place de leader, dans la région de Ségou.
Dr Bocari TRETA, président du bureau politique national du RPM, a remercié les délégués venus de toutes les circonscriptions de Ségou. Il a salué les efforts des élus RPM dans la région. Selon le président TRETA, le RPM a trébuché le 18 août dernier, mais n’est pas tombé. Si certains pensent que le RPM a tout perdu, c’est tout à fait le contraire. Le RPM garde son honneur et sa dignité, a-t-il dit. Tout ce qui est arrivé au RPM, lui est arrivé parce qu’il est resté dans l’honneur et dans la dignité. Malgré la situation actuelle du pays, le RPM restera debout et fera face aux défis.
Les participants à cette conférence régionale ont réaffirmé leur adhésion aux idéaux du parti. L’heure n’est ni à la diversion ni à la division. Le RPM est plus que jamais interpellé à rester dans l’union. Il ne faut pas donner raison à ceux qui pensent que le parti a amorcé sa chute. Ainsi, les militants du RPM, dans la région de Ségou, agissent désormais.
Nous vous proposons un extrait du discours de Dr Tréta à Ségou :

Je voudrais sur notre parti, de rassurer les militants. Le RPM est un grand parti. Nous sommes fiers de notre parcours. Et comme Bou l’a dit, il ne faut pas désespérer. Certes, nous avons trébuché, mais le panier ne s’est pas renversé. Tout ce qui nous arrive dans ce pays vient du fait que nous avons été loyaux. Nous sommes victimes de notre loyauté, de notre probité. Dans la vie, il faut se battre pour son honneur et sa dignité. Si on pense que le RPM a beaucoup perdu, mais Dieu merci, le RPM conserve son honneur et sa dignité. Et c’est le plus important.
La conférence se tient dans un contexte particulier pour notre pays. Nous sommes dans une transition, et la transition a des objectifs. Il y a un certain nombre d’orientations qui sont données. Hier seulement, à Bamako, au Conseil national de transition, le Premier ministre, Chef du gouvernement, a décliné son Plan d’action. Je souhaite que la conférence puisse en discuter. Parce que notre position (RPM) est qu’une transition politique a pour mission essentielle de travailler à créer les conditions de retour rapide à l’ordre constitutionnel.
Ce que nous attendons de la Transition du Mali, c’est la création des conditions pour organiser des élections.
La première condition, c’est de ramener la sécurité et la paix. Et la deuxième condition, c’est de conduire les réformes politiques et institutionnelles permettant de rénover notre cadre juridique, afin d’aller à des élections apaisées, consensuelles et crédibles. Et je souhaite que la présente conférence puisse approfondir les réflexions sur ces questions et lancer un appel aux autorités de la Transition pour qu’elles se hâtent dans la mise en œuvre de la Feuille de route de la Transition.

Notre conférence se tient également à quelques encablures de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO. Je voudrais, très personnellement, saluer et féliciter la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO pour son accompagnement du Mali, pour sa clairvoyance. Depuis les malheureux événements de juin, jusqu’à maintenant, la CEDEAO constitue un des lieux sûrs et certains pour le Mali. Et nous voulons l’encourager et encourager les autorités de la Transition à privilégier un dialogue constructif avec la CEDEAO.
Nous sommes aussi à quelques encablures de la réunion du G5-Sahel. Les nouvelles qui nous parviennent du G5-Sahel sont bonnes.
La montée en puissance des armées du G5-Sahel pour faire face aux défis sécuritaires, aux défis du terrorisme dans notre sous-région sont des bonnes nouvelles.
Et globalement, nous sommes convaincus que parallèlement à la montée en puissance des forces armées et de sécurité de l’espace du G5-Sahel, singulièrement celles du Mali, nous aiderons à vaincre le terrorisme, le banditisme dans notre pays.
Et enfin, pour les élections, le Gouvernement avait donné quelques grandes dates des prochaines élections. Le Gouvernement avait indiqué la consultation référendaire pour le mois de juillet 2021. Cela suppose que la révision constitutionnelle serait achevée au moins avant la fin du mois de mai pour permettre d’organiser le référendum constitutionnel le mois de juillet.
Et si cela était acquis, le Gouvernement avait indiqué l’organisation des futures élections communales, locales et régionales au mois de novembre.

Mesdames et messieurs,
Camarades secrétaires généraux,
Camarades membre du bureau de la Fédération de Ségou,
Le mois de novembre, c’est déjà demain. C’est pourquoi je fais miens les termes du propos de notre président de la fédération régionale des sections, Boubacar TOURE, pour dire qu’il est aujourd’hui temps. Il faut déjà se lever pour se serrer la ceinture. Parce que, pour bien organiser les élections communales, locales et régionales au suffrage universel direct, et les élections couplées au mois de novembre ; donc dans quelques mois, il faut que la préparation démarre dès aujourd’hui.

La préparation devrait commencer par la revue des troupes en notre sein. Les comités, les sous-sections, les sections, la fédération ; la préparation et les consultations en vue de la constitution des listes de candidats. Et fort heureusement, le nombre de sièges qui seront mis en compétition pour les élections à venir, laisse penser que l’esprit de consensus prévalant à notre sein, nous allons vraiment faire les meilleurs choix, dans une démarche qui va, pour une fois, plutôt rassembler le parti au lieu de diviser le parti.
Donc, en ma qualité de président du parti, j’attends les militants et militantes, les responsables du parti à différents niveaux, que nous accordions avec une extrême diligence, avec toute la rigueur nécessaire, la préparation de ces scrutins extrêmement importants pour nous.

Le pouvoir réel dans un pays, c’est le pouvoir à la base, c’est le nombre de conseillers, le nombre de maires, le nombre de présidents de conseils de cercle, de présidents d’Assemblées régionales.
Enfin, les dernières échéances, les élections législatives et présidentielles aussi couplées sont envisagées au mois de février 2022.
Dans le contexte qui est le nôtre ou depuis trois décennies, nous cherchons à réviser la Constitution, si cela doit être posé comme préalable à l’organisation des élections présidentielles, nous devons tous nous dire que le temps va manquer.
Et c’est parce que le temps va manquer que nous avions eu de fortes attentes par rapport au Plan d’action du Premier ministre, Monsieur Moctar OUANE.
Mais, pour le moment, tout au moins, c’est que nous sommes restés sur notre faim. Ce Plan d’action n’a décliné ni chronogramme, n’a indiqué ni échéance, pour des activités importantes qui relèvent de l’organisation de toutes ces élections.
Nous voudrons espérer que les débats qui vont s’instaurer au Conseil national de Transition, dès lundi, amèneront le Gouvernement à bien préciser ses intentions, à dérouler un chronogramme précis, à indiquer des délais concrets pour la mise en œuvre de la Transition.
Transcription libre : Info-Matin




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