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mercredi 25 mai 2022
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Dr Oumar Mariko: ‘’ce procès est loin du droit commun, c’est purement politique’’

Le procès du Dr Oumar MARIKO, président du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI) et ses coaccusés, a été renvoyé ce mardi 15 février 2022 par le Tribunal de la Commune IV du district de Bamako au 18 mai 2022. Outre le Dr MARIKO, il s’agit de notre confrère Bakary CAMARA, journaliste à la Radio Kayira et de l’activiste Boubacar SOUMAORO dit Bouba FANE tous accusée de : « injures par le biais d’un système d’information et de communication ; violation du secret de la communication ; diffusion d’injures sur les réseaux sociaux et menaces ». L’absence de Bouba FANE est le motif du renvoi par le Parquet.

Hier au tribunal, l’avocate de Boubacar SOUMAORO, Me Laïla GAKOU, a fait savoir que son client avait porté plainte ‘’pour menace de mort ‘’ au Tribunal. Cette menace de mort serait-elle la raison de l’absence de Bouba FANE lors de son audience ?
Des sources judiciaires précisent que l’activiste Bouba FANE n’est plus à Bamako depuis quelques semaines. Il est annoncé en France, après avoir obtenu sa libération de la prison en attendant son jugement qui était prévu pour ce mardi 15 février au tribunal de la Commune IV.
Après le renvoi du procès, les militants et sympathisants du parti SADI venus en nombre de Kolondièba, de Sikasso, de Kati ont conduit les deux présumés accusés, à savoir Dr Oumar MARIKO et Aboubacar CAMARA, au siège national du parti en commune I du District de Bamako où le président MARIKO ne s’est pas privé de commenter cette affaire en cours.
Dans son intervention, le Dr Oumar MARIKO a souligné qu’il est le principal accusé dans affaire au motif d’avoir proliféré ‘’des injures grossières à l’endroit de M. Choguel Kokalla MAIGA’’, Premier ministre de la République du Mali par voie informatique.
En l’absence de Boubacar SOUMAORO dit, Bouba FANE, la question, a-t-il expliqué, était de savoir si les auteurs accusés prêts sont allés à ce procès.
« Nous avons favorablement répondu à la question par ‘’OUI’’. Ensuite, le Tribunal a également demander si on était prêt à venir au procès sans Bouba FANE. Nous avons répondu ‘’non’’, nous sommes prêts au procès, mais nous sommes solidaires de Bouba FANE. C’est pourquoi mon avocate a demandé le report du procès. C’est dans ce sens que le tribunal a accepté le report du procès pour le 18 mai 2022 », a précisé Oumar MARIKO.
Par contre, l’inculpé a insisté que si quelqu’un devait être à la barre hier mardi, que c’était bel et bien Choguel Kokalla MAIGA.
Il soutient que ce dernier qui a tenu des ‘’propos diffamatoires, injurieux contre la République du Mali et contre la magistrature’’.
Ainsi, le présumé auteur d’injures, Dr Oumar MARIKO a rappelé qu’on parle d’indépendance de la magistrature aujourd’hui, tout simplement parce d’autres avaient voulu versé le sang.
Cependant, Oumar MARIKO a soutenu que c’est procès ‘’purement politique’’ dont il est victime en lieu et place d’un procès de droit commun. Pour illustrer son propos, le Dr MARIKO dira que s’il s’agissait du droit commun, son arrestation n’était pas nécessaire à plus forte raison de lui maintenir en détention pendant plus d’un mois.
L’autre argument du procès politique dont il se dit victime est le manque d’enquêtes préliminaires.
«Ma correspondance n’a été enregistrée par Aboubacar CAMARA encore moins par Bouba FANE. Le hic est que le vocal diffusé sur les réseaux n’est pas le vocal mis en cause par le tribunal de la Commune IV. Ensuite, aucun plaignant n’a été déclaré au nom de Choguel. Tout simplement, le Procureur s’est autosaisi de cette affaire. Donc, nous allons faire le politico-juridique.», a déclaré Oumar MARIKO qui se dit prêt pour attendre le 18 mai.
Enfin, Dr Oumar MARIKO a félicité en dernier lieu, tous les militants de son parti qui se sont mobilisés pour la cause avant de féliciter également les avocats de la défense qui sont partis leur assister de manière bénévole.
Au passage, tout le Peuple malien est aussi associé à ses remerciements. Car, dit-il, les Maliens, de façon générale, ont transgressé les frontières partisanes pour tous les accusés dans cette affaire.
Enfin, il a eu une pensée positive pour le COADEF qui a regroupé des gens au-delà des partis politiques pour défendre la liberté d’expression, de politique et d’opinion.

Par SABA BALLO




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