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jeudi 21 septembre 2017
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Droit des migrants et liberté de circuler: l’Afrique de l’Ouest s’organise

Les délégués de la société civile de neuf pays ouest-africains, dont le Mali, étaient réunis, samedi et dimanche dernier, à Bamako pour prendre des décisions relatives à la dynamisation et à l’élargissement du cadre unitaire d’action et de mobilisation sociale dans la sous-région autour des questions de défense des Droits des migrants et de la liberté de circulation.

La cérémonie d’ouverture des travaux, qui a eu lieu à Star Résidence à Korofina-Nord, en Commune I du District de Bamako, était présidée par la représentante du ministre des Maliens de l’extérieur, le Dr Tangara Néma Guindo, en présence du président de l’Association malienne des expulsés, Ousmane Diarra, ainsi que du président de l’AMDH Mauritanie, Amadou M’Bo. On y notait également la présence des responsables des organisations de la société civile des différents pays : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Conakry, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, et le Togo.
Ousmane Diarra a expliqué que cette rencontre est la suite des actions engagées par des organisations de la société civile qui œuvrent dans le domaine de la liberté de se mouvoir, à travers le monde et la défense des droits de migrants.
La réunion de travail de deux jours, a-t-il souligné, doit déboucher sur des prises de décisions relatives à la dynamisation et à l’élargissement du cadre unitaire d’action et de mobilisation sociale en Afrique de l’Ouest autour des questions de défense des Droits des migrants et de la liberté de circulation.
«Pendant ces deux jours de réunion, il s’agira pour les participants de se concentrer sur les axes prioritaires (mode de fonctionnement et d’un plan d’action du réseau ouest-africain de défense des droits des migrants, liberté de circulation et du droit d’asile) ».
Il a salué le partenaire Médico-International grâce à qui l’organisation de la présente concertation a été rendue possible.
La migration, a indiqué Tangara Néma Guindo, est au cœur de multiples enjeux et défis du monde actuel et sa gestion relève de plusieurs acteurs parmi lesquels la société civile, qui, aux côtés des pouvoirs publics, a un rôle fondamental.
Le gouvernement de la République du Mali apprécie hautement l’initiative de cette rencontre qui se veut un espace d’échanges, à même de définir une vision et une stratégie d’action concertées de gestion des migrations, a-t-elle indiqué.
La représentante du ministre des Maliens de l’Extérieur a rappelé les participants que depuis septembre 2014, son département s’est doté d’une Politique nationale de migration (PONAM). Cette politique, a-t-elle poursuivi, a été élaborée avec l’ensemble des acteurs régionaux y compris les sociétés civiles.
Aussi, le renforcement des capacités de la société civile est-il un axe majeur de la PONAM, «car nous sommes convaincus de la pertinence de son rôle au bénéfice des populations».
La tenue de cette rencontre, a souligné Mme Tangara, réconforte les autorités du Mali au regard de nombreux défis dans le champ de la migration et de la responsabilité de la société civile dans la gestion de la crise migratoire que connait le monde actuel.
«Les concertations nous offrent l’occasion de renforcer le dialogue entre tous les acteurs de la société civile africaine dans la gestion de la migration afin d’aboutir à des solutions durables pour répondre aux défis actuels », dira-t-elle.
Aux organisations de la société civile réunies à Bamako, elle a estimé que leur «rôle est d’attirer l’attention des gouvernements sur la vulnérabilité des personnes en mobilité, de dénoncer les mauvais traitements infligés aux migrants et de proposer des alternatives pour renforcer des systèmes de protection et pour une migration plus sûre et organisée dans la dignité ».
Le Dr Tangara Néma Guindo a fait savoir que la réunion de la société civile se tenait en prélude à la rencontre régionale du 28 et 29 août à Bamako. Une rencontre devant d’ailleurs permettre aux pays et aux organisations de convenir d’une position sous régionale africaine commune qui nourrira sans nul doute les réflexions au niveau gouvernemental.

Par Sidi Dao




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