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samedi 17 avril 2021
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Droit international humanitaire: des éléments des Fama outillés

L’état-major général des armées a organisé la deuxième phase de son programme de renforcement des capacités des forces armées maliennes dans la maitrise du droit international humanitaire (DIH). La formation bouclée hier jeudi a permis d’outiller environ 600 éléments de notre armée dans les domaines relatifs à la connaissance du droit de la protection de la femme et de l’enfant lors des conflits armés. La formation a duré 3 jours et était facilitée par le lieutenant-colonel Aminata DIABATE, Chef de la section droit international humanitaire au ministère de la Défense.

Dans le cadre du renforcement des capacités de nos soldats, l’état-major général des armées a sollicité et obtenu de l’appui des partenaires comme l’ONU-femme et le Royaume des Pays-Bas pour l’organisation des séances de formation à l’endroit de nos forces de protection et de sécurité. Il s’agissait d’outiller les éléments au respect du droit international humanitaire surtout en temps de conflit. Et, notre pays avec la crise sécuritaire est un cas d’école.
De la précision du lieutenant-colonel Aminata DIABATE, la formation a concerné environ 600 éléments d’officiers, de sous-officiers et de militaires de rang issus de la garde nationale, du génie, de l’armée de l’air et de la gendarmerie sur le droit international humanitaire.
Dans le contexte actuel de notre pays, elle a relevé la nécessité, pour nos forces armées et de sécurité, d’être formés sur le DIH qui est, a-t-il défini, l’ensemble des règles qui, pour des raisons humanitaires, cherchent à limiter les effets des conflits armés, en protégeant les personnes qui ne participent pas ou plus aux combats et en restreignant les moyens et les méthodes de guerre.
Pendant 3 jours, les participants ont été outillés sur les devoirs des forces armées et de sécurité envers l’État, les rapports des forces armées et de sécurité et les populations civiles, les forces armées et de sécurité et le droit de l’homme, le droit international humanitaire.
« Les participants ont été sensibilisés aux conséquences humanitaires découlant des opérations militaires qu’ils auront à mener sur le terrain. Des sujets aussi importants que la protection des civils dans les conflits armés ont pu être abordés », a-t-elle déclaré.
Et cette formation, selon des experts, est une exigence des textes protégeant le respect du DIH qui stipulent que « les forces armées et de sécurité doivent bénéficier d’une formation appropriée en matière de droit constitutionnel, de droit de l’homme, de droit international humanitaire et autres instruments juridiques internationaux visant la protection des droits fondamentaux de la personne humaine ».

Ainsi, ont-ils déduit que les militaires, dans l’exercice de leur fonction en temps de conflit, doivent éviter de porter atteinte à la vie ou l’intégrité physique des personnes en toutes circonstances, sauf en cas de légitime défense pour soi ou pour autrui. Car ont-ils indiqué que tout individu a droit à la sécurité de sa personne et à la liberté de mouvement.

Par Sikou BAH




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