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mercredi 14 avril 2021
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Droits humains au Mali: les voix des victimes des crises

Les activités de la 5e édition de la semaine des victimes dérouleront du 20 au 26 décembre 2020, sous le thème central : «la solidarité humaine et les droits des victimes». L’information a été donnée ce dimanche 20 décembre 2020 par les responsables de la Coalition Malienne des défenseurs des droits humains (COMADDH). C’était au cours une conférence de presse animée par le président de la COMADDH, Mohamed El Moctar MAHAMAR, au siège de l’organisation sis à la cité scolaire à Médina-Coura.

Pour la circonstance, il avait à ses côtés la présidente du Conseil national des victimes (CNV), Mme HAIDARA Amineï MAIGA ; ainsi que le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Aguibou BOUARE, non moins président de la coalition nationale de lutte contre l’esclavage au Mali (CONALEM).
Adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 22 décembre 2005, la Journée internationale de la Solidarité humaine (JISH) est célébrée tous les 20 décembre par la communauté internationale pour magnifier les vertus de la solidarité humaine.
L’édition 2020, selon ses initiateurs, s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la solidarité humaine. L’objectif étant de contribuer à la promotion d’un environnement plus respectueux des droits humains, en particulier des droits des victimes des crises qu’a connues le Mali de l’indépendance à nos jours.
Ces événements, faut-il le rappeler, se sont traduits par des violations massives et graves des droits humains et ont beaucoup ébranlé les fondements sociaux de la coexistence pacifique des communautés dans notre pays.
Dans cette perspective, la Semaine se fixe fondamentalement deux objectifs à savoir : sensibiliser les populations, en général, et les décideurs, en particulier, sur la situation des victimes de violation de droits humains ; cerner les actions menées en faveur des victimes pour impulser la mise en œuvre de la justice transitionnelle afin de lutter efficacement contre l’impunité des violations des droits humains.
Pour atteindre ces objectifs, il est envisagé l’organisation, au cours de la semaine, de nombreuses activités dont : un panel sur le droit à la vérité des victimes : acquis et attentes des victimes ; une conférence sur la Constitution de 1992 et la protection des droits de l’homme pour analyser ses forces et formuler des propositions d’amélioration.
Il est aussi prévu un espace contact sur la Politique de réparation des victimes ; ainsi qu’un panel sur la protection des victimes dans la législation malienne.
Ces activités seront animées par des personnalités et des experts dans leur domaine respectif.
Selon le président de la COMADDH, Mohamed El Moctar MAHAMAR, dans son mot de bienvenue, la solidarité humaine, c’est promouvoir un ordre social dans lequel tous les droits humains et toutes les libertés fondamentales sont pleinement réalisés. Dans cette optique, la Journée internationale de la solidarité humaine, a-t-il fait savoir, est une journée pour célébrer notre unité et notre diversité.
De son côté, la présidente du CNV, Mme HAIDARA Amineï MAIGA, s’est réjouie de cette initiative de la COMADDH avant d’inviter toutes les victimes des différentes crises à suivre avec abnégation et assiduité les activités de cette Semaine en vue de mieux cerner les mécanismes de jouissance de leurs droits humains fondamentaux; de s’approprier les actions menées en leur faveur par les différents intervenants.
Pour sa part, Aguibou BOUARE a indiqué que l’institution de la semaine des victimes participe de la volonté de la société civile à travers la COMADDH de mettre en place un espace de veille citoyen afin de faire des droits humains des victimes, une réalité tangible au Mali. «Il nous revient de pratiquer ces espaces, de les nourrir de notre expertise et de notre expérience plurielle afin que des recommandations fortes soient formulées pour contribuer à faire de notre pays, une nation qui inspire et respire les droits humains pour le bonheur de ses filles et fils», a-t-il conclu.

Par Abdoulaye OUATTARA




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