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jeudi 22 juin 2017
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Eau et assainissement: les acteurs en rangs serrés

Le forum sur l’assainissement et l’eau s’est ouvert, hier, au CICB, sous la présidence du président du Haut conseil des collectivités. Les temps forts de la cérémonie d’ouverture ont été, entre autres, la coupure du ruban symbolique de l’exposition, la visite des stands et la réception de matériels d’assainissement (deux bennes) offertes par la République de Turquie à notre pays.

Dans la salle de presse du CICB, le président du HCC, Oumarou Ag Ibrahim HAIDARA, avait à ses côtés, le ministre l’Eau, de l’assainissement et de l’environnement ; Abdoulaye Idrissa MAIGA, et la représentante de l’UNICEF.

Plusieurs membres du gouvernement (les ministres de l’Energie; de la Santé; de l’Emploi; de la Femme; des Investissement…) étaient présents. On y notait également la présence des représentants des missions diplomatiques et consulaires accréditées au Mali. Les acteurs nationaux et internationaux intervenant dans le secteur de l’eau et de l’assainissement sont aussi venus très nombreux.

Le forum réuni pour trois jours (du 11 au 13 novembre), environ 210 participants venus des structures étatiques (autorités gouvernementales, parlementaires, services techniques centraux et déconcentrés), de la société civile, des ONG, des partenaires techniques et financiers intervenant dans le secteur, des usagers des services d’assainissement et de l’eau.

L’objectif est de: échanger sur les problématiques de l’assainissement et de l’eau, pour harmoniser les actions des différents acteurs du secteur.

En effet, le forum vise à relever le défi de la mobilisation de toutes les parties prenantes autour des enjeux de l’assainissement et de l’eau, au-delà du cercle restreint des professionnels et décideurs.

‘’Notre pays fait partie du groupe des pays sahéliens les plus vulnérables aux fluctuations climatiques. Les périodes de sécheresse se succèdent et semblent être une constance de notre climat’’, a déclaré le ministre de l’Assainissement, de l’eau et de l’environnement, dès l’entame de son propos.

Selon les statistiques avancées par le ministre, le taux d’accès à l’eau potable, dans notre en 2013, était de 63,6%, soit 61,3%, en milieu rural, et 69,2% en milieu urbain.

‘’Notre pays reste encore confronté à plusieurs difficultés dans la mise en place d’un système d’assainissement de qualité. En effet, la proportion d’individus possédant un système d’assainissement adéquat est de 11,4% à l’échelle nationale. Ils ne sont que 27%, en milieu urbain, et 6,4%, en milieu rural’’, a révélé Abdoulaye Idrissa MAIGA.

Selon lui, dans le domaine de la santé, les études ont montré que plus de 50% des affections recensées dans les centres de santé sont dues aux maladies engendrées par le manque d’accès à un assainissement adéquat.

Pour faire face à ces différents défis, le gouvernement, a-t-il souligné, a adopté la politique nationale de l’eau et la politique nationale de l’assainissement, avec pour objectif de contribuer au développement durable en apportant des solutions aux problèmes liés à l’eau et à l’assainissement.

Pour le président du HCC, le forum sur l’assainissement et l’eau vient à l’heure. Car, il se tient à un moment ou notre pays traverse des problèmes cruciaux liés aux fluctuations climatiques avec leur corolaire de sécheresse cyclique. Aussi, sa vulnérabilité impose des plans d’actions assortis de stratégie de mobiliser les citoyens et d’instaurer un dialogue multi acteurs autour des problématiques d’eau et d’assainissement.

Les ressources en eau n’étant pas illimitées, il est un devoir impérieux pour tout un chacun de s’inscrire dans une logique orientée vers la gestion judicieuse du maigre patrimoine hydrique dont dispose le pays pour permettre aux nombreuses populations établies dans les zones d’extrême fragilité écologiques, d’accélérer au service de l’eau et les commodités qui s’y attachent, a suggéré le président du HCC.

Au cours du forum, les participants débattront des thèmes comme: la gestion des déchets solides et liquides dans le district de Bamako (cas des communes II et V); la gestion des déchets: rôles et responsabilités des différents acteurs-transferts des compétences; le Mali et les OMD; le suivi et la connaissance des ressources en eau en rapport avec la gestion intégrée; la gestion des déchets (cas de la ville de Sikasso) et les questions institutionnelles liées au secteur.

Par Hamidou TOGO

 




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