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mercredi 16 août 2017
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Eau potable, hygiène et assainissement: une prévention des maladies diarrhéique

L’organisation internationale de développement, Water Aid-Mali, a organisé, hier jeudi, dans la salle de conférence de la Dette publique, une conférence-débat sur le thème: «l’accès à l’eau potable, l’hygiène et assainissement comme moyen de prévention des maladies diarrhéiques et de la maladie à virus Ebola en milieu scolaire».

L’objectif de la présente conférence-débat était de rappeler le rôle et les responsabilités de chaque acteur dans la fourniture des services d’eau, d’hygiène et d’assainissement en milieu scolaire.

Aussi, elle se veut une occasion, pour les initiateurs, de faire le lien entre l’accès à ces services essentiels et la santé.

La conférence a enregistré la présence de plusieurs intervenants dans les secteurs eau, hygiène et assainissement.

Pour le représentant national de Water Aid-Mali, Mamadou DIALLO, le contexte actuel marqué par l’épidémie du virus Ebola prouve à suffisance la pertinence de ce thème qui met surtout en évidence l’importance de l’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement dans la prévention des maladies en milieu scolaire.

Selon Mamadou DIALLO, au Mali, les difficultés d’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement sont loin d’être résolues.

Aussi, a-t-il indiqué, si des avancées ont été enregistrées dans le domaine de l’accès à l’eau potable, d’énormes défis restent à relever dans celui de l’assainissement et de l’hygiène.

Pour preuve : «Au Mali 8 enfants sur 10 n’ont pas accès aux toilettes».

A son avis, le manque d’accès aux toilettes et la défécation à l’air libre ont de graves  conséquences sanitaires.

Le changement de comportement pour l’adoption des bonnes pratiques d’hygiène, a-t-il fait savoir, demeurent un défi.

Par ailleurs, a rappelé le Représentant national de Water Aid-Mali, une étude menée en 2006 sur l’évaluation du taux de lavage des mains au savon révèle que 68% des élèves ne se lavent pas les mains au sortir des toilettes.

Les insuffisances dans la fourniture d’eau potable et d’assainissement et les mauvaises    pratiques d’hygiène expliquent le taux élevé des maladies diarrhéiques.

Aujourd’hui, a indiqué Mamadou DIALLO, il est établi que l’accès à l’eau potable, à un assainissement adéquat et l’adoption des bonnes pratiques d’hygiène sont des moyens  efficaces pour la prévention des maladies diarrhéiques et de la maladie à virus Ebola.

Pour M.DIALLO, au regard du péril d’Ebola et bien d’autres maladies, il urge d’intensifier les efforts pour qu’il n’y ait plus au Mali d’école sans latrines et sans point d’eau potable. Et pour cause, est-il convaincu, investir dans l’eau, l’hygiène et l’assainissement, c’est investir dans la santé et dans le développement durable.

En conclusion, il a réitéré l’engagement de Water Aid à poursuivre l’accompagnement des efforts du gouvernement du Mali pour qu’un plus grand nombre de Maliens aient accès à l’eau potable et à un assainissement adéquat.

De même, l’OMS estime que 88% des cas de diarrhée sont imputables à un manque d’accès à un assainissement de base, à la consommation d’eau non potable et aux mauvaises conditions d’hygiène.

Pour rappel, Water Aid, dont la vision est celle d’un monde où chacun aura accès à l’eau potable et à l’assainissement, pour marquer la Journée mondiale des toilettes a  souligné que la crise du secteur de l’assainissement «concerne chaque instant de la vie de chaque enfant, de sa naissance jusqu’à l’âge adulte, s’il a la chance de vivre jusque-là ».

De même, indique-t-elle: «Cela fait près de 150 ans que le monde connaît les dangers associés aux mauvaises conditions d’assainissement et à l’eau insalubre, pourtant plus de 10 millions de personnes n’ont pas accès aux toilettes adaptées au Mali, ce qui affecte la santé des enfants et, souvent, les prédispose à la maladie et à la pauvreté tout au long de leur vie.

«Ces enfants ont besoin que notre gouvernement unisse et intensifie ses efforts afin de s’engager à ce que d’ici à 2030, il n’y ait plus aucun ménage, aucun centre de santé et aucune école sans latrines et sans eau potable», plaident les responsables de Water Aid.

Par Sékou CAMARA

 




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