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mercredi 28 juin 2017
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ébola : la course contre la mort, Quoi ? Comment ? Que faire ?

Ebola est le nom d’une rivière de l’Afrique centrale, notamment en République démocratique du Congo, dans la localité de Yambuku qui a donné son nom à la maladie à virus Ebola. Elle est apparue, pour la première fois, en 1976, au bord de cette rivière et à Nzara  au Soudan, lors de deux flambées simultanées. La flambée qui sévit actuellement en Afrique de l’Ouest, dont les premiers cas ont été notifiés en mars 201, est la plus importante et la plus complexe depuis la découverte du virus en 1976.

La maladie à virus Ebola, autrefois appelée aussi fièvre hémorragique à virus Ebola, est une maladie grave, souvent mortelle chez l’homme. Son virus se transmet à l’homme à partir des animaux sauvages et se propage ensuite dans les populations par transmission interhumaine, selon les recherches de l’organisation mondiale de la santé (OMS). Le taux de létalité moyen est d’environ 50% alors qu’au cours des flambées précédentes, les taux sont allés de 25% à 90%.

Les premières flambées de la maladie à virus Ebola sont survenues dans des villages isolés d’Afrique centrale, à proximité de forêts tropicales, mais la récente flambée en Afrique de l’Ouest a touché de grands centres urbains aussi bien que des zones rurales. La participation de la communauté est essentielle pour juguler les flambées et pour être efficace, la lutte doit se fonder sur un ensemble d’interventions: prise en charge des cas, surveillance et recherche des contacts, services de laboratoire de qualité, inhumations sans risque et mobilisation sociale.

Quant aux soins de soutien précoces axés sur la réhydratation et le traitement symptomatique, ils participent à améliorer les taux de survie, indique-on. Aucun traitement homologué n’a pour l’instant démontré sa capacité à neutraliser le virus, mais plusieurs traitements (dérivés du sang, immunologiques ou médicamenteux) sont à l’étude.

Il n’existe également pas de vaccin homologué contre la maladie à virus Ebola, mais deux candidats sont en cours d’évaluation.

Informations générales sur la maladie

La maladie à virus Ebola est apparue pour la première fois, en 1976, lors de deux flambées simultanées à Nzara (Soudan) et à Yambuku (République démocratique du Congo). Yambuku étant situé près de la rivière Ebola, celle-ci a donné son nom à la maladie.

La flambée qui sévit actuellement en Afrique de l’Ouest a produit plus de cas et de décès que toutes les précédentes flambées réunies, indiquent les sources de l’OMS. Cette flambée a également comme particularité de s’être propagée d’un pays à l’autre, partant de la Guinée pour toucher la Sierra Leone et le Libéria, en traversant les frontières terrestres, le Nigéria (par l’intermédiaire d’un seul voyageur aérien) et le Sénégal (par l’intermédiaire d’un voyageur arrivé par voie terrestre).

Les pays les plus touchés (la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria) ont des systèmes de santé très fragiles, manquent de ressources humaines et d’infrastructures et sortent à peine de longues périodes de conflits et d’instabilité, se défend la source.

C’est le 8 août 2014 que le Directeur général de l’OMS a déclaré que cette flambée constituait une urgence de santé publique de portée internationale.

Une flambée distincte, sans lien avec celle en Afrique de l’Ouest, s’est déclarée dans le district de Boende, une région isolée de la province de l’Équateur, en République démocratique du Congo.

Il faut savoir que les recherches ont montré que le virus Filoviridae compte trois genres: Cuevavirus, Marburgvirus et Ebolavirus. Cinq espèces ont été identifiées : Zaïre, Bundibugyo, Soudan, Reston et Forêt de Taï. Les trois premières ont été associées à d’importantes flambées en Afrique, soulignent les recherches. Quant au virus à l’origine de la flambée de 2014 en Afrique de l’Ouest, il appartient à l’espèce Zaïre.

Comment se transmet-elle la maladie?

On pense que les chauves-souris frugivores de la famille des Pteropodidae sont les hôtes naturels du virus Ebola. En effet, celui-ci s’introduit dans la population humaine après un contact étroit avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques d’animaux infectés comme des chimpanzés, des gorilles, des chauves-souris frugivores, des singes, des antilopes des bois ou des porcs épics retrouvés malades ou morts dans la forêt tropicale.

Il se propage ensuite par transmission interhumaine, à la suite de contacts directs (peau lésée ou muqueuses) avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques de personnes infectées, ou avec des surfaces et des matériaux (par exemple, linge de lit, vêtements) qui ont été contaminés par ce type de liquides, expliquent les spécialistes.

Des agents de santé se sont souvent infectés en traitant des cas suspects ou confirmés de maladie à virus Ebola. Cela s’est produit lors de contacts étroits avec les patients, lorsque les précautions anti-infectieuses n’ont pas été strictement appliquées.

Les rites funéraires au cours desquels les parents et amis du défunt sont en contact direct avec la dépouille peuvent également jouer un rôle dans la transmission du virus Ebola.

Les sujets atteints restent contagieux tant que le virus est présent dans leur sang et leurs liquides biologiques, y compris le sperme et le lait maternel, indique-on. Le sperme, selon les spécialistes, peut continuer de transmettre le virus jusqu’à sept semaines après la guérison clinique.

 

Symptômes

La durée d’incubation, c’est-à-dire le temps écoulé entre l’infection par le virus et l’apparition des premiers symptômes, varie de 2 à 21 jours. Tant qu’ils ne présentent pas de symptômes, les sujets humains ne sont pas contagieux pende cette période. Les premiers symptômes sont une fatigue fébrile à début brutal, des douleurs musculaires, des céphalées et un mal de gorge. Ils sont suivis de vomissements, de diarrhée, d’une éruption cutanée, de symptômes d’insuffisance rénale et hépatique et, dans certains cas, d’hémorragies internes et externes (par exemple, saignement des gencives, sang dans les selles). Les analyses de laboratoire révèlent une baisse de la numération leucocytaire et plaquettaire, ainsi qu’une élévation des enzymes hépatiques.

La maladie à virus Ebola peut être difficile à distinguer d’autres maladies infectieuses comme le paludisme, la fièvre typhoïde et la méningite. Cependant, des investigations servent à confirmer que l’infection par le virus Ebola est bien la cause des symptômes, selon l’OMS. Il s’agit du titrage immunoenzymatique (ELISA), des tests de détection par capture de l’antigène, du test de séroneutralisation, de la transcription inverse suivie d’une réaction en chaîne par polymérase (RT-PCR), la microscopie électronique et l’isolement du virus sur culture cellulaire. Les échantillons provenant des patients présentent un risque biologique extrême, prévient-on toutefois. Par conséquent, les analyses de laboratoire effectuées sur les échantillons non inactivés devraient respecter les conditions de confinement les plus rigoureuses possible.

Traitement et vaccins

Pour ce qui est du traitement, l’OMS préconise, la réhydratation de soutien par voie orale ou intraveineuse et le traitement des symptômes spécifiques qui améliorent les taux de survie. Autrement, précise-t-on, aucun traitement disponible n’a pour l’instant fait ses preuves contre la maladie à virus Ebola. Néanmoins, toute une gamme de traitements potentiels, y compris des produits sanguins, des thérapies immunitaires et des traitements médicamenteux sont en cours d’évaluation.

Aussi, aucun vaccin homologué n’est encore disponible, mais on évalue actuellement l’innocuité de deux vaccins potentiels chez l’homme.

Pour combattre efficacement la flambée, il faut mettre en œuvre un ensemble d’interventions: prise en charge des cas, surveillance et recherche des contacts, services de laboratoire de qualité, inhumations sans risque et mobilisation sociale. La participation de la communauté est essentielle pour juguler les flambées. La sensibilisation aux facteurs de risque de l’infection par le virus Ebola et aux mesures de protection possibles est un moyen efficace pour réduire la transmission chez l’homme.

Par ailleurs, les messages sur la réduction des risques devront porter sur:

La réduction du risque de transmission entre les animaux sauvages et l’homme par contact avec des chauves-souris frugivores ou des singes/primates infectés et par la consommation de leur viande crue. Il faut manipuler les animaux avec des gants et porter d’autres vêtements de protection adaptés. Les produits issus de ces animaux (sang et viande) doivent être cuits soigneusement avant d’être consommés.

La réduction du risque de transmission interhumaine provenant de contacts directs ou rapprochés avec des sujets présentant des symptômes d’Ebola, en particulier avec leurs liquides biologiques. Il faut porter des gants et un équipement de protection individuelle adapté lorsque l’on s’occupe des malades à domicile. Il faut également se laver systématiquement les mains après avoir rendu visite à des patients à l’hôpital ou après s’être occupé de malades à domicile.

Des m mesures d’endiguement de la flambée y compris l’inhumation rapide et sans risque des défunts, l’identification des sujets susceptibles d’avoir été en contact avec une personne infectée par le virus Ebola, le suivi de l’état de santé des contacts pendant 21 jours, la séparation sujets sains/malades en vue de prévenir la propagation, une bonne hygiène et le maintien d’un environnement propre.

La lutte contre l’infection dans les établissements de soins, les agents de santé doivent toujours appliquer les précautions standards lorsqu’ils s’occupent des patients, quel que soit le diagnostic présumé. Ces précautions portent sur les règles de base en matière d’hygiène des mains, l’hygiène respiratoire, le port d’un équipement de protection individuelle (pour se protéger des éclaboussures ou d’autres contacts avec des matières infectées) et la sécurité des injections et des rites funéraires.

Les agents de santé qui s’occupent de cas suspects ou confirmés d’infection à virus Ebola doivent, en plus des précautions d’usage, doivent  prendre d’autres mesures de lutte anti-infectieuse pour éviter tout contact avec le sang ou les liquides biologiques du patient ou avec des surfaces et des matériaux contaminés comme les vêtements et le linge de lit. Lors des contacts proches avec les malades (c’est-à-dire à moins d’un mètre), ils doivent porter une protection du visage (écran facial, ou masque chirurgical et lunettes de protection), une blouse propre, non stérile à manches longues, et des gants (stériles pour certains actes médicaux).

Les employés des laboratoires sont également exposés au risque. Les échantillons qui ont été prélevés sur des sujets humains ou des animaux afin de rechercher infection au virus Ebola doivent être manipulés par du personnel formé et traités dans des laboratoires suffisamment équipés.

Comment l’être humain est-il infecté par le virus?

Lors de la flambée actuelle, en Afrique de l’Ouest, la majorité des cas humains sont survenus à la suite d’une transmission d’une personne à l’autre. En effet, l’infection se produit par contact direct (par la peau lésée ou les muqueuses) avec le sang, les liquides biologiques ou les sécrétions (selles, urines, salive ou sperme) des sujets infectés. C’est aussi le cas si la peau lésée ou les muqueuses d’un sujet sain entrent en contact avec des objets contaminés par les liquides infectieux d’un malade, comme des vêtements et du linge de lit souillés, ou des aiguilles usagées.

Plus d’une centaine d’agents de santé ont été exposés au virus Ebola lors des soins dispensés à des sujets infectés. Cela se produit s’ils ne portent pas un équipement de protection individuelle ou n’appliquent pas convenablement les mesures de lutte contre l’infection pour soigner ces patients. Il faut informer les soignants à tous les niveaux du système de santé – hôpitaux, dispensaires et postes de santé – de la nature de la maladie et du mode de transmission; ils doivent par ailleurs appliquer strictement les précautions recommandées de lutte contre l’infection.

L’OMS recommande aux familles et aux communautés de ne pas soigner à domicile les personnes qui présenteraient des symptômes de maladie à virus Ebola, mais de les conduire dans un hôpital ou un centre de traitement où les médecins et les infirmières sont qualifiés et équipés pour traiter les victimes du virus Ebola.

L’être humain qui attrape le virus reste contagieux tant que le virus est présent dans son sang et ses sécrétions. Pour cette raison, les professionnels de santé surveillent étroitement les sujets infectés et les soumettent à des analyses de laboratoire pour s’assurer que le virus ne circule plus dans leur organisme avant de les laisser rentrer chez eux. Quand ils autorisent un patient à retourner chez lui, cela veut dire qu’il n’est plus contagieux et qu’il ne peut plus infecter d’autres personnes dans sa communauté.

Toutefois, après guérison de la maladie, les hommes peuvent néanmoins continuer à transmettre le virus par le sperme à leur partenaire pendant une période allant jusqu’à 7 semaines. Pour cette raison, il est important qu’ils évitent les rapports sexuels pendant au moins ces 7 semaines après la guérison ou qu’ils mettent des préservatifs au cours de cette période. Généralement, il faut qu’une personne ait été en contact avec un animal infecté pour pouvoir à son tour transmettre la maladie, qui se propage alors d’une personne à une autre.

Symptômes typiques de l’infection?

Lors d’une flambée, les personnes les plus exposées sont: les agents de santé; les membres de la famille ou toute autre personne ayant des contacts proches avec les sujets infectés; les parents ou amis en contact direct avec le corps du défunt lors des rites d’inhumation; et les nouvelles études sont nécessaires pour savoir si certains groupes, comme les sujets immunodéprimés ou ceux qui ont des maladies préexistantes, sont plus sensibles que d’autres à l’infection. Face à ce constat, seul l’application de mesures de protection dans les dispensaires et les hôpitaux, lors des rassemblements locaux ou à domicile permet de limiter l’exposition au virus.

Les symptômes typiques de l’infection, selon l’OMS sont entre autres, l’apparition brutale de fièvre, une faiblesse intense, des douleurs musculaires, des céphalées et l’irritation de la gorge sont des signes et symptômes typiques. On observe ensuite des vomissements, une diarrhée, une éruption cutanée, des troubles de la fonction rénale et hépatique et, dans certains cas, des hémorragies internes et externes.

Les analyses de laboratoire mettent en évidence une baisse de la numération des leucocytes et des plaquettes, et une élévation des enzymes hépatiques.

Le patient devient contagieux à partir du moment où des symptômes se manifestent. Il ne l’est pas pendant la période d’incubation, précise-t-on. La maladie à virus Ebola ne peut être confirmée qu’au moyen d’analyses de laboratoire.

Moyens de prévention

Une personne qui est allée dans une zone où l’on sait que la maladie à virus Ebola est présente ou qui a été en contact avec un cas avéré ou suspect et qui commence à avoir des symptômes doit consulter immédiatement.

Tous les cas pour lesquels il y a une suspicion doivent être signalés sans délai à l’unité de santé la plus proche. La rapidité des soins médicaux est essentielle pour améliorer les chances de survie. Il est également important d’empêcher la propagation de la maladie et l’on appliquera immédiatement des mesures de lutte contre l’infection.

Si les premiers cas de maladie à virus Ebola ont été contractés suite à la manipulation d’animaux ou de carcasses infectés, les cas secondaires surviennent par contact direct avec les liquides biologiques d’une personne malade, soit en raison d’une prise en charge non sécurisée soit en raison de pratiques funéraires à risque. Au cours de la présente flambée, la plupart des cas se sont propagés par transmission d’une personne à une autre. Plusieurs mesures peuvent être prises pour prévenir l’infection et limiter ou stopper la transmission.

L’isolement des malades chez qui la maladie à virus Ebola est suspectée ou confirmée seuls dans des chambres d’isolement est recommandé. Lorsqu’il n’est pas possible de le faire en chambre d’isolement, il est important de réserver des zones désignées à l’écart des autres patients pour les cas suspects et confirmés. Dans ces zones désignées, les cas suspects et confirmés devront également être séparés les uns des autres. L’accès à ces zones devra être restreint, l’équipement nécessaire étant consacré strictement aux zones de traitement de cas de maladie à virus Ebola suspects et confirmés, et le personnel clinique et non clinique devra être assigné exclusivement aux salles d’isolement et aux zones désignées.

Il est préférable d’interdire l’accès des visiteurs aux malades infectés par le virus Ebola. Si cela n’est pas possible, l’accès devra être réservé uniquement aux personnes dont la présence est nécessaire pour le bien être du patient ou les soins, par exemple le parent d’un enfant.

L’hygiène des mains est-elle importante?

L’hygiène des mains est indispensable et doit être pratiquée: avant de revêtir les gants et l’EPI à l’entrée dans une salle/zone d’isolement; avant de pratiquer tout acte propre ou aseptique sur un patient; après tout risque d’exposition ou toute exposition effective au sang ou aux liquides biologiques d’un patient; après avoir touché (même potentiellement) des surfaces, objets ou matériel contaminés dans l’environnement du patient; et après avoir retiré l’EPI au moment de quitter la zone d’isolement.

Il est important de noter que le non-respect de l’hygiène des mains après le retrait de l’EPI réduit ou annule les avantages procurés par le port de l’EPI.

Pour l’hygiène des mains, on peut utiliser soit une solution hydroalcoolique soit de l’eau et du savon, en appliquant la technique correcte recommandée par l’OMS. Il est important de toujours se laver les mains à l’eau et au savon lorsque celles-ci sont visiblement sales. Les solutions hydroalcooliques devraient être disponibles à tous les points de soins (à l’entrée et à l’intérieur des salles et zones d’isolement); l’eau courante, le savon et des serviettes à usage unique devraient également toujours être à disposition.

Dans les établissements sanitaires, les autres précautions clés sont la sécurité des injections et des ponctions veineuses, et notamment la sécurité de gestion des objets piquants ou tranchants, le nettoyage régulier et rigoureux de l’environnement, la décontamination des surfaces et du matériel, et la gestion du linge souillé et des déchets.

En outre, il est important de veiller à la sécurité du traitement des échantillons de laboratoire provenant de cas suspects ou confirmés de maladie à virus Ebola, et à la sécurité de la manipulation des dépouilles ou restes humains pour autopsie et préparation à l’enterrement. Tous les agents de santé et autres professionnels chargés de ces tâches concernant des cas suspects ou confirmés de maladie à virus Ebola devront porter l’équipement de protection individuelle approprié et appliquer les précautions et procédures recommandées par l’OMS.

 

Peut-on voyager sans danger au cours d’une flambée?

Au cours d’une flambée, l’OMS examine régulièrement la situation de la santé publique et recommande, si nécessaire, des restrictions aux voyages et aux échanges commerciaux, qu’elle demande aux autorités nationales d’appliquer. L’OMS revoit actuellement ses recommandations concernant les voyages et devrait publier des conseils au cours des prochains jours.

S’ils doivent toujours rester vigilants s’agissant de leur santé et de celle de leurs proches, le risque infectieux est très faible pour les voyageurs, la transmission interhumaine résultant de contacts directs avec les liquides biologiques ou les sécrétions d’un patient infecté.

Qu’en est-il des risques à voyager avec des personnes atteintes?

Comme pour toute maladie ou affection, il est toujours possible qu’une personne ayant été exposée au virus Ebola choisisse de voyager. Si la personne ne présente pas de symptômes (voir question 4), elle ne peut pas transmettre la maladie à ceux qui l’entourent. Si elle présente des symptômes, elle doit demander immédiatement un avis médical dès les premiers signes de maladie. Cela suppose qu’elle informe l’équipage de l’aéronef ou du navire, ou à l’arrivée à destination, qu’elle consulte immédiatement. Les voyageurs présentant les premiers symptômes de maladie à virus Ebola devront être isolés pour éviter toute transmission. Bien que le risque pour les autres voyageurs dans une telle situation soit très faible, la recherche des contacts est recommandée dans ces cas-là.

Tout voyageur doit éviter tout contact avec des patients infectés, les personnels de santé qui se rendent dans les régions touchées doivent suivre strictement les recommandations de l’OMS concernant la lutte contre l’infection, toute personne ayant séjourné dans des zones où des cas ont été récemment notifiés doit connaître les symptômes de l’infection et consulter un médecin dès l’apparition du premier signe de maladie. Il est conseillé aux médecins soignant des voyageurs de retour de zones affectées et présentant des symptômes compatibles d’envisager la possibilité d’une maladie à virus Ebola.

Rassemblés

par la Rédaction




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