Search
dimanche 20 août 2017
  • :
  • :

Ebullition du front syndical scolaire: le SYNEB décid d’alleer en grève de 72 H

Suite à ce qu’il appelle comme une indifférence du gouvernement par rapport à un traitement diligent de ses doléances revendicatives le Syndicat national de l’Éducation de Base (SYNEB), après avoir déposé, le 22 octobre dernier, un préavis de grève de 72 heures, a décidé d’aller en grève les 5, 6 et 7 novembre prochain si ses demandes ne sont pas satisfaites. C’est du moins l’information qui a été donnée par son Secrétaire général, Amadou COULIBALY, à la faveur d’une conférence de presse animée, hier, à la CSTM. Après avoir dépensé beaucoup d’énergie dans les longues et interminables négociations avec la centrale syndicale de l’UNTM, discussions qui ont fini par aboutir à un accord global sur tous points de revendications, voilà que le gouvernement fait face à un autre front social en ébullition : le secteur de l’éducation. À peine les classes ouvertes pour la rentrée 2014-2015, les écoles, en tout cas au niveau des collectivités, risquent de connaitre, dans les jours à venir, des soubresauts. Ce, d’autant plus, qu’en lieu et place des élèves, ce sont les enseignants qui envisagent de débrayer. Le ton sera donné par le Syndicat national de l’éducation de base (SYNEB) qui, à travers un préavis de grève de 72 heures déposé le 22 octobre dernier, compte observer un arrêt de travail à partir du 5 novembre prochain. Comme motif de sa grève, le Syndicat évoque des démarches jusque-là infructueuses auprès des autorités, notamment les ministères en charge de l’Éducation, de la Décentralisation, de l’Économie et des Finances, et du Travail dans le cadre du règlement de leurs doléances relatives à l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants. Autres griefs des responsables syndicaux : le gouvernement, face aux points de revendication déposés sur sa table, reste sans réaction depuis la grève illimitée observée par le Syndicat national de l’éducation de base le 11 novembre 2011. Un comportement jugé d’indifférence caractérisée au niveau du syndicat, lequel a conduit, aujourd’hui, a expliqué son Secrétaire général, à ce préavis de grève sur toute l’étendue du territoire. Pourtant le SYNEB, à en croire Amadou COULIBALY, s’est toujours montré patient et même solidaire vis-à-vis du gouvernement. Depuis les événements de Mars 2012, nous avons accepté de sursoir à toutes sortes de mouvements compte tenu de la situation sécuritaire qui prévalait, mais nous avons passé pendant trois ans à démarcher pacifiquement les autorités par rapport à nos points de revendication », a-t-il indiqué. Ces différentes doléances, a ajouté le responsable syndical, se résumant en sept ponts : le paiement immédiat de tous les arriérés liés à la hiérarchisation, à l’intégration, à l’avancement, à la- titularisation, à- la correction d’indice et aux salaires des recrues de 2014; la finalisation immédiate du processus d’intégration de la session de 2010 (État et collectivités) ; la mise à jour des sessions d’hiérarchisation, d’avancement et de titularisation (État et collectivités); le paiement immédiat des primes de retour et d’installation de certains enseignants des régions de Kidal, Gao, Tombouctou et Mopti; le paiement des salaires suspendus de certains enseignants du Nord; la relecture immédiate de l’arrêté 3282 du 11 août 2011 portant sur la mobilité et les congés de formation; et l’arrêt et le remboursement immédiat des cotisations prélevées au titre de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO). Aussi, pour assurer un traitement égal entre tous les enseignants du Mali qui est l’unique condition pour prévenir à une école apaisée et performante, le syndicat propose-t-il l’intégration de tous les enseignants dans la seule fonction publique de l’État. « C’est après toutes les démarches entreprises, en vain auprès des autorités impliquées dans ce dossier afin de trouver un terrain d’entente, que nous avons décidé désormais de se faire entendre », a justifié le conférencier. À l’intention des centaines de militants qui avaient pris d’assaut le siège de la CSTM, M. COULIBALY leur a informé que le département de tutelle a sollicité du Syndicat de faire parvenir ses mémoires en défense. Ce qui a été fait, a-t-il assuré. Si l’orateur espère que des négociations vont bientôt débuter avec le gouvernement, il a cependant prévenu qu’en cas d’échec des discussions, le syndicat se verrait obliger de mettre en exécution ces menaces : l’observation de trois jours de grève allant du 5 au 7 novembre 2014. Par Mohamed D. DIAWARA




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *