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samedi 24 juin 2017
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Echange de prisonniers de guerre: 45 éléments FAMA contre 41 rebelles

Les otages FAMA, qui étaient détenus à Kidal, sont arrivés à Bamako, le mardi 15 juillet 2014, par un vol spécial qui a embarqué, en retour, les prisonniers rebelles.

Les 45 éléments FAMA, pour la plupart des militaires, gendarmes et policiers, ont été accueillis à l’aéroport international de Sénou par le Premier ministre en personne, Moussa MARA, en présence des responsables des ministères de la Défense et de la Sécurité.

Les militaires et policiers libérés ont transité lundi soir (14 juillet 2014) par l’Algérie avant de regagner notre pays, selon une source officielle malienne qui a affirmé à l’AFP que l’ensemble des prisonniers libérés était en bonne santé.

Il faut préciser que les militaires et policiers otages avaient été remis auparavant, à Kidal, à la MINUSMA, la force onusienne aux côtés des FAMA.

Quant aux 41 rebelles qui ont rallié Kidal à bord de l’avion ayant ramené les otages FAMA à Bamako, le 15 juillet 2014, ils regagneront ensuite leurs localités respectives dans le septentrion de notre pays.

Hasard de calendrier ou pas, cet échange de prisonniers est intervenu la veille même de début des pourparlers inclusifs à Alger, hier mercredi 16 juillet, entre notre gouvernement et les groupes armés du Nord, notamment le MNLA, le HCUA et le MAA (la branche rebelle que dirige le sieur Sidi Brahim Ould SIDATI alors que celle d’Ahmed Sidi Ould MOHAMED est restée fidèle à la République du Mali).

En tout cas, pour nombre d’observateurs, ledit échange d’otages est un « geste d’apaisement » de nature à faciliter justement la tenue de ces pourparlers exploratoires d’Alger dans un climat de décrispation, à défaut de confiance réciproque parmi les protagonistes, du moins à hauteur de souhait.

En effet, il s’agit de concilier deux exigences antagoniques en apparence : d’un côté, le gouvernement tient à la souveraineté du Mali sur l’ensemble de son territoire national, tout en préservant le caractère républicain, laïc et démocratique de l’État ; de l’autre, les groupes rebelles ci-dessus référés, après avoir renoncé à l’indépendance de leur État chimérique (Azawad) ou à la fédération avec le reste du Mali, tentent d’arracher « l’autonomie la plus large possible » pour la région de Kidal, à défaut de pouvoir étendre celle-ci aux 2 autres régions du Nord (Tombouctou et Gao).

La solution médiane, elle, serait de parvenir à « la régionalisation la plus large possible », permettant aux communautés de base de « gérer leurs propres affaires » au-delà de la simple décentralisation dont l’expérience a montré beaucoup de limites.

Pour rappel, les éléments FAMA avaient été faits prisonniers, les 17 et 21 mai 2014, dans le sillage de la visite à Kidal du Premier ministre MARA et de l’offensive des FAMA pour reprendre le contrôle des locaux du gouvernorat aux mains des groupes rebelles avec le soutien des mouvements terroristes et islamistes radicaux.

Un cessez-le-feu avait été obtenu par le chef de l’État de Mauritanie et président en exercice de l’Union africaine (UA),  Mohamed Ould Abdel AZIZ, le 22 mai 2014, c’est-à-dire le lendemain même des affrontements entre les FAMA et les groupes rebelles même si ces derniers n’ont jamais respecté ledit cessez-le-feu comme le prouvent les accrochages du vendredi 11 juillet 2014 ayant mis aux prises le MAA loyaliste au MNLA appuyé par la branche renégate du MAA.

Ce qui est sûr, c’est qu’après cet accrochage, le MNLA a perdu du terrain à Anefis, Tamankort et Instead, à cheval sur les régions de Kidal et de Gao ; alors qu’il étendait insidieusement son influence dans toutes les localités du Nord, en violation flagrante du cessez-le-feu, au nez et à la barbe de la MINUSMA et des forces Serval, du nom de l’opération de l’armée française ayant permis à notre pays de stopper à Konna l’avancée des groupes djihadistes plus au Sud.

(Info-matin du 17 juillet 2014)

 




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