Search
samedi 17 novembre 2018
  • :
  • :

École apaisée et performante: le ministre rencontre les partenaires sociaux

La salle de réunion du ministère de l’Éducation nationale a abrité, mercredi dernier, une rencontre de prise de contact entre le ministre de l’Éducation nationale, Housseini Amion GUINDO, et les partenaires sociaux de l’éducation, à savoir les responsables des différents syndicats enseignants et ceux de la Fédération nationale des parents d’élèves. Il s’agissait pour le ministre GUINDO de trouver avec ses invités un cadre de concertations pour relever les défis majeurs auxquels est confronté notre système éducatif.

Le ministre a évoqué la nécessité d’un cadre de collaboration étroite et surtout franche entre les syndicats de l’éducation et leur département de tutelle. La redynamisation de la commission de normalisation de l’école était aussi au centre des préoccupations de ladite réunion.
D’entrée de jeu, le ministre GUINDO a rappelé que notre système éducatif était confronté, à l’image d’autres, à des difficultés qui freinent l’atteinte des objectifs qui lui sont assignés par les pouvoirs publics. Ce qui, selon lui, traduit l’importance de cette rencontre.
« À l’évidence, au regard de l’importance de la formation de la jeunesse pour un pays, la résolution des problèmes auxquels l’école peut être amenée à faire face doit bénéficier de l’implication et de la mobilisation tous les acteurs et partenaires de l’école. C’est conscient de l’apport potentiel des partenaires sociaux de l’école au sein de la communauté éducative que nous avons estimé nécessaire de mettre en place un espace formel d’échanges entre le département et ses partenaires sociaux syndicats d’enseignants, faitière des associations des parents d’élèves et autres regroupements d’acteurs de la société civile dédiés à la cause de l’école », s’est-il adressé à ses invités. Il a, à cet effet, rappelé le rôle des partenaires sociaux, notamment la fédération des parents d’élèves dans la résolution de la crise à laquelle son département est confronté, notamment les grèves des Syndicats de l’éducation et de la Culture (SNEC) et les Syndicats signataires du 15 novembre 2016.
« Dans cette épreuve, mon département a bénéficié de l’accompagnement des différentes commissions de conciliation mises en place, de l’implication de personnalités engagées pour la cause du Mali et de structures de la société civile dédiées au confort du système éducatif malien, mais aussi de compréhension des responsables des différents syndicats d’enseignants. Je voudrais profiter de la circonstance qui m’est ainsi offerte pour adresser à tous les remerciements appuyés du gouvernement de la République du Mali, pour votre patriotisme et votre sens élevé de la responsabilité », a-t-il martelé.
Le ministre GUINDO s’est aussi réjoui de la détermination du gouvernement à respecter ses engagements, comme le prouve la promptitude avec laquelle a été adopté la Loi n° 2018-007 du 16 janvier 2018 portant Statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental, et de l’Éducation préscolaire et spéciale et ses textes d’application. Il a, à cet effet, assuré que le département et les plus hautes autorités du pays œuvreront à l’application diligente des mesures retenues dans les textes référés.
Pour la bonne marche de notre système éducatif, M. Mohamed Lamine DIARRA, le président de la Fédération des parents d’élèves, a lancé un appel à la solidarité gouvernementale autour du département de tutelle et le retour de l’autorité dans la gestion du personnel enseignant.
« Nous ne nous fatiguerons jamais de le répéter. Il faut que tous les membres du gouvernement épaulent l’éducation pour sortir notre pays du gouffre. Outre les inspecteurs de l’éducation, tous les acteurs en amont du contrôle de la bonne marche de l’éducation semblent baisser le bras, dans leur mission. Il faut aller inspecter. Une inspection ne se faire seulement pour élever le grade de l’enseignant ; c’est un suivi pour maintenir le système éducatif sain. Nous exigeons le retour de ces bonnes politiques dans le système éducatif de notre pays », a-t-il dit, avant de conseiller aux enseignants d’être des exemples. Selon lui, un enseignant doit être le bon exemple, car il est et reste le reflet de la société.
M. Moustapha DJITEYE, représentant le SYNEC, a conseillé au ministre de tenir ses engagements vis-à-vis du front social.
« Un débat franc entre les syndicats et les autorités est un remède contre la gronde sociale », a-t-il dit, avant de rassurer le soutient de son organisation syndicale pour redorer le blason de l’éducation nationale.
Et le ministre GUINDO de rassurer que le débat sera franc entre tous les acteurs du système éducatif et le département.
Pour finir, il s’est réjoui de la création d’un cadre de concertation entre le département et les acteurs. « Après sa création, nous devons à présent œuvrer à faire fonctionner notre cadre de concertation. Nous devons faire le point de la mise en œuvre des revendications des syndicats enseignants et proposer des pistes nous permettant de faire face à celles qui n’ont toujours pas été honorées. De même, nous devons identifier les problèmes pouvant empêcher le fonctionnement correct de notre système éducatif et suggérer des solutions pérennes », a-t-il suggéré.

PAR CHRISTELLE KONE




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *