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samedi 17 novembre 2018
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Education: des syndicats sur pied de guerre

Les syndicats de l’éducation, signataires du 15 octobre 2016, ont animé, ce mardi 6 novembre, une conférence de presse pour interpeller le gouvernement quant à la satisfaction des revendications de leur cahier de doléances et l’annulation de deux décrets qu’ils jugent illégaux. La rencontre, animée par le porte-parole du collectif, Adama FOMBA, s’est déroulée à la Maison de l’enseignant en présence des leaders des différents syndicats qui composent le collectif.

Adama FOMBA a expliqué que le cahier de doléance des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 qui se trouve sur la table du gouvernement, est composé de 11 points de revendication. Parmi ces points, les syndicats revendiquent l’organisation de l’élection professionnelle du secteur de l’éducation au plus tard le 31 décembre 2018 ; la création des organes prévus par le décret N°2018-0067 P-RM du 26 janvier 2018, fixant les modalités d’application du statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale . Il s’agit entre autres du conseil supérieur de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale et de la Commission administrative paritaire.

Au centre des revendications, on note également l’adoption du projet de décret portant plan de carrière du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale en Conseil des ministres le plus tard le 31 octobre 2018 ; la signature de l’arrêté conjoint des ministères de l’Education nationale et de la Décentralisation fixant les conditions et modalités d’organisation du concours d’agrégation au plus tard le 31 octobre 2018 ; l’application effective et immédiate du décret N°2016-0001/P-RM du 15 janvier 2016, fixant les conditions et les modalités d’octroi de l’indemnité de déplacement et de mission ; la finalisation du processus de régularisation administrative et financière des sortants de l’ENSup (nouvelle formule ) au même titre que ceux de l’ENI et de l’IPR-IFRA au plus tard le 31 octobre 2018.

Toujours au chapitre des revendications, les syndicalistes réclament l’octroi d’une prime de documentation et de recherche ainsi que de logement ; l’intégration dans le corps des enseignants du personnel non enseignant en classe ; la relecture du décret N°529/P-RM du 21 juin 2013, portant allocation d’indemnités au personnel chargé des examens scolaires et concours professionnels en ses articles 1, 2 et 3 ; l’accès des enseignants des collectivités territoriales aux services centraux de l’Etat.

En plus de ces points du cahier de doléances, les syndicalistes demandent l’annulation pure et simple du Décret n°2018-0800/P-RM du 19 octobre 2018 fixant les attributions spécifiques des membres du Gouvernement et du Décret n°2018-0801/P-RM du 19 octobre 2018 portant répartition des services publics entre la Primature et les départements ministériels.

Le porte-parole du collectif explique que depuis le 17 octobre 2018, ils ont reçu des informations assurant que le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation refusait de signer les actes administratifs des fonctionnaires des collectivités. « Ayant reçu l’information, nous avons adressé une demande de rencontre à ce ministre, le 25 octobre 2018 afin de comprendre les raisons de ce refus. Cette demande est restée sans suite. Que ne fut grand notre ahurissement de voir la signature des décrets ci-dessus cités en violation des textes qui gèrent les enseignants fonctionnaires des collectivités et même ceux de l’Etat », a dénoncé Adama FOMBA.

Selon le conférencier, ces deux décrets violent les lois qui régissent l’enseignement au Mali en conférant la signature des actes des enseignants des collectivités au ministère de la Fonction publique qui n’a pas la compétence.

Pour réparer ce qu’ils qualifient d’illégal, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre ont affirmé avoir déposé des recours gracieux pour annulation respectivement auprès du Président de la République et du Premier ministre.

Les syndicats disent se réserver le droit d’user de tous les moyens légaux pour que les textes les concernant soient respectés. Pour ce faire, tout est fin prêt pour déclencher un grand mouvement de contestation, menacent-ils.

PAR MODIBO KONE ET ALMAMY SYLLA (STAGIAIRE)

 




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