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mercredi 25 mai 2022
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Sans les efforts de l’État, la situation serait plus grave

Le ministre de l’Industrie et du commerce, Mahmoud OULD MOHAMED, a reconnu, le vendredi 8 avril, l’augmentation des prix de certains produits. Selon lui, sans les efforts du gouvernement la situation serait davantage insupportable pour la population.
L’objectif de cette conférence de presse était de donner la version du gouvernement sur l’augmentation des prix de certains produits de grande consommation, surtout en cette période de ramadan.
« La vie chère est partout et le Gouvernement de la République du Mali n’est pas resté insensible à la perte du pouvoir d’achat des populations, bien au contraire », a indiqué le ministre OULD MOHAMED.
Il reconnait que le marché a connu des augmentations, avant de nuancer en soulignant que ce n’est pas pour tous les produits. ‘’Les prix de certains sont restés stables grâce aux efforts du Gouvernement et de tous les acteurs économiques’’ soutient-il.
Pour le ministre, la situation est dictée par le marché international caractérisé par une augmentation du cours mondial de la plupart des denrées alimentaires consécutive à la reprise des activités économiques post covid ayant entrainé une hausse généralisée de la demande par rapport à l’offre.
A titre d’illustration, argue-t-il, le prix CIF Dakar de la tonne de riz brisé 100% est passé de 225 000 FCFA à 270 000 FCFA soit une augmentation de 45 000FCFA. Le sucre quant à lui a connu une hausse de 95 000 FCFA sur la tonne. Pour l’huile, c’est un accroissement de 116 000 FCFA.
Au même moment, le fret maritime a augmenté de 20% entre 2020 et 2022.
Pour ces produits, l’État a renoncé à percevoir au cordon douanier des droits et taxes évalués respectivement à 32 000 FCFA ; 49 800 FCFA et 48 720 FCFA, a-t-il affirmé.
Face à ces augmentations, le Gouvernement a consenti une baisse de 50% de la base taxable sous forme de subvention à l’importation de 300 000 tonnes de riz, 60 000 tonnes de sucre et 30 000 tonnes d’huile alimentaire correspondant à deux (02) mois et demi de consommation nationale, a relevé le ministre OULD MOHAMED.
« Cette subvention n’avait pas pour but de diminuer effectivement les prix à la consommation mais plutôt d’atténuer leur hausse car les droits et taxes exonérés au cordon douanier n’arrivent pas à compenser les augmentations intervenues sur les prix fournisseurs », a précisé le conférencier.
A côté de ces efforts, le ministre de l’Industrie et du commerce a rappelé que son département avait entrepris des consultations avec les principaux importateurs et les membres du conseil national des prix pour la détermination des prix consensuels sur la base de l’analyse des structures des prix des produits subventionnés.
« Ces consultations ont abouti à la signature des cahiers de charge déterminant les conditions d’importation et de distribution des produits exonérés », a-t-il déclaré. A l’issue de celles-ci de nouveaux prix indicatifs plafonds ont ainsi été réglementés par l’Arrêté n°2022/0865/MIC-SG du 06 avril 2022.
Les brigades économiques de la DGCC appuyées par les forces de sécurité sont déployées quotidiennement sur les marchés pour s’assurer du respect de ces prix et sanctionner les auteurs d’éventuelles infractions à la réglementation.
S’agissant des céréales cultivées dans le pays, l’augmentation de leur prix est consécutive, justifie-t-il, à la faiblesse de la production céréalière résultant de l’arrêt précoce de la pluviométrie et de l’insécurité dans les zones de production ayant empêché le déroulement normal des travaux champêtres.
Pour assurer leur disponibilité sur le marché malgré la campagne décevante, le Gouvernement a pris la mesure de suspendre les exportations jusqu’à nouvel ordre.
« Cette mesure a conforté l’offre de céréales sur le marché national atténuant du coup l’amplitude des augmentations de prix. D’autres mesures sont en cours pour anticiper les impacts de la campagne agricole décevante sur la sécurité alimentaire des populations rurales notamment », a annoncé le conférencier.
Autre mesure d’atténuation : l’exécution du plan d’urgence du gouvernement axé autour de l’achat de 200 000 tonnes de riz par le Commissariat à la Sécurité Alimentaire pour lesquelles des ventes d’intervention et des distributions gratuites seront organisées pendant la période de soudure afin de stabiliser les prix à la consommation.

PAR SIKOU BAH




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