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lundi 15 octobre 2018
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Élection et démocratie: le rôle des groupes de pression

Le Centre d’études et de réflexion au Mali (CERM), en collaboration avec la Fondation Friedrich Ebert, a organisé, le samedi 29 septembre dernier, à l’hôtel Massaley, un colloque sur le thème : ‘’Groupe de pression, élections, démocratie’’.

La cérémonie d’ouverture était présidée par madame le ministre de l’Innovation et de la recherche, Assétou Founé SAMAKE MIGAN, en présence du représentant de la Fondation Friedrich Ebert, Abdourhamane DICKO, et les responsables du CERM et de plusieurs organisations.
Le Secrétaire exécutif du Cercle d’études et de réflexion au Mali, Amadou DIOP, a rappelé que leur organisation se veut un espace de débat et de réflexion ayant comme vocation de contribuer aux débats sur les enjeux et défis qui se posent au Mali. Selon lui, le CERM a déjà fait des propositions sur plusieurs thématiques majeures telles que l’Accord pour la paix et la réconciliation ; la laïcité ; la corruption ; la justice et la démocratie.
M. DIOP a souligné que l’objectif principal du CERM est d’apporter des solutions maliennes aux problèmes maliens.
Le représentant de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung (FES), Abdourhamane DICKO, a félicité le CERM pour son initiative d’ouvrir le débat sur les Groupes de pression et leur rôle dans la démocratie et le processus électoral au Mali. Selon lui, cette initiative cadre parfaitement avec l’objectif de leur fondation qui consiste en l’identification, au sein de la société malienne, de partenaires pour un développement pluraliste, participatif et démocratique.
Il a indiqué que la Fondation Friedrich Ebert travaille à tirer les leçons de la crise et à accompagner la réforme ou la refondation de l’État.
La Fondation, ajoute Abdourhamane DICKO, soutient la promotion d’une démocratie participative et sociale, conformément à ses valeurs et à l’esprit de Friedrich Ebert dont l’initiative porte le nom : ‘’la démocratie a besoin de démocrates’’.
« La FES est totalement engagée pour une politique économique socialement juste et durable. La justice sociale est, selon la compréhension des valeurs de la Fondation, le fondement du développement social et de la cohésion sociale. Le Mali en tant qu’État riche en ressources naturelles dispose des bases d’un meilleur bien-être pour ses citoyens. Il s’agit, cependant, d’utiliser ce potentiel de façon effective », a affirmé Abdourhmane DICKO.
Pour lui, une démocratie fonctionnelle et vivante a besoin d’une société civile dynamique qui accompagne le système politique de façon critique et qui, par conséquent, le renforce. « La FES a toujours contribué à la mise en place d’une gouvernance démocratique du secteur de la sécurité. Cela est d’autant plus important que le Mali et le Sahel font face à d’importants défis et menaces sécuritaires comme les conflits inter et intracommunautaires, les problèmes identitaires et de développement, la criminalité organisée, le trafic de drogues, d’armes et des personnes, ainsi que le terrorisme et l’extrémisme violent », a justifié M. DICKO.
A son tour, madame le ministre de l’Innovation et de la recherche, Assétou Founé SAMAKE MIGAN, dira que le Cercle d’études et de réflexion confirme de plus en plus son rôle et sa place en tant que structure de réflexion et de proposition de solutions sur des grandes questions qui se posent à notre pays. Selon elle, la thématique du présent colloque illustre cela.
Une thématique qui, selon elle, est d’actualité quand on regarde le grand défi que le Mali doit relever. Pour Assétou Founé SAMAKE MIGAN, la solution aux problèmes qui se posent au Mali nécessite la participation à la fois de la classe politique, dans sa diversité, mais également, les organisations de la société civile.
« Un constat amer mérite d’être souligné. La classe politique a ses préoccupations, son champ d’action et les organisations de la société civile possèdent également leur grille de lecture et d’analyse de la même réalité. Aujourd’hui, il est plus que nécessaire pour le bien du Mali que ces deux groupes, de par la nature de leur vocation, se retrouvent sincèrement pour mettre ensemble leur compréhension réciproque autour des grandes questions et des grands défis. C’est le chemin du salut, si véritablement, sans passion, mais avec la profondeur et l’engagement de tout un chacun, le Mali sortirait grandit », a proposé madame le ministre.
Pour elle, le renforcement du processus de démocratie avec les groupes de pression pourra véritablement analyser la question du rapprochement pour que les vérités de part et d’autre se rapprochent pour aboutir à des solutions viables et fécondes pour le renforcement de la démocratie.
Elle a appelé le CERM à se pencher sur l’aspect de la production des connaissances et de proposition de solutions au bénéfice du Mali.

PAR MODIBO KONE




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