Élections communales du 20 novembre: le coût s’élève à 12 milliards FCFA

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Le ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la réforme de l’Etat a organisé, samedi dernier, dans sa salle de conférence, un point de presse dont l’objet est de faire le point de l’état des préparatifs des communales du 20 novembre 2016 pour lesquelles tout serait fin prêt pour une tenue régulière sur l’ensemble du territoire, y compris Kidal.
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Le principal conférencier était le secrétaire général du ministère, Adama SISSOUMA. Il avait à ses côtés, entre autres, le directeur général de l’Administration du territoire, Allaye TESSOUGUE, les présidents des différentes Commissions de travail mises en place pour l’organisation du scrutin, de même que Mme Diallo Salimata OUATTARA, chargé de la communication sur le processus électoral.

Un scrutin sous haute surveillance
Selon le président de la Commission sécurité, le colonel major, Idrissa TRAORE, Haut fonctionnaire de défense du MATDRE, en cette période d’insécurité généralisée, la totale et globale sécurité n’existe nulle part dans le monde.
Cependant, rassure-t-il, dans le souci d’organiser les élections libres et apaisées, les autorités maliennes et ses partenaires (MINUSMA et BARKANE) à travers les services compétents, sont en train de prendre toutes les mesures idoines pour assurer un bon déroulement des communales.
De ses propos, il ressort que cette commission est à pied d’œuvre pour l’élaboration du cadre d’ordre des opérations relatives à la couverture sécuritaire des communales du 20 novembre 2016.
A cet effet, les forces de l’ordre auront à cœur de maintenir : l’ordre public ; sécuriser les candidats et la campagne électorale ; assurer la sécurisation des personnes impliquées dans la gestion des élections ; assurer la sécurisation des populations, des matériels et documents électoraux ; assurer la sécurisation électorale, avant, pendant et après les élections, etc.
De son côté, le directeur des finances et du matériels (DFM) du MATDRE, Ag MOHAMED, a révélé que le coût de l’élection des conseillers communaux de ce 20 novembre 2016 est estimé à 12 028 042 000 FCFA.
Ce montant, a-t-il précisé, ne concerne que les activités spécifiques du département. Et n’intègre pas les activités de la CENI, de la DGE, du CNEAME, du ministère chargé de la Sécurité. Chacune de ces structures ayant son propre budget).
Par rapport à ce budget, les partenaires techniques et financiers, à travers le PAPEM, ont contribué à hauteur de 5 902 456 000 FCFA.
La part du budget géré par le département a connu son début d’exécution en 2015. Ainsi, le budget actualisé pour l’élection du 20 novembre est de 2 076 816 000 FCFA. Sur ce montant, les crédits délégués aux régions et le District de Bamako se chiffrent à 595 375 800 FCFA et sont destinés à l’appui aux structures et à l’achat de petits matériels.
En outre, pour permettre aux nouveaux majeurs de voter suite à la révision annuelle des listes électorale de 2015, des cartes NINA ont été personnalisées en 2016.
Ainsi, la situation se présente comme suit : régions de Kayes, 341 candidatures ; région de Koulikoro, 876 candidatures ; région de Sikasso ; 978 candidatures ; région de Ségou, 661 candidatures ; région de Mopti 385 candidatures ; région de Tombouctou, 303 candidatures ; région de Gao, 62 candidatures, région de Kidal, 2 candidatures ; et pour le District, 145 candidatures.

Les non partants
L’élection communale du 20 Novembre aura lieu partout sur le territoire national sauf dans la région de Ménaka et certaines localités des régions de Gao, Kidal, Taoudénit.
De la région de Mopti et jusqu’aux 2 nouvelles régions récemment créées, la situation diffère. Ainsi, concernant singulièrement des régions de Mopti, Kidal, et Ménaka, la situation se présente comme suit : région de Mopti, les listes de candidatures ont été enregistrées dans toutes les 108 communes.
Dans la région de Tombouctou, les listes de candidatures ont été présentées dans les 52 communes y compris à la commune de Salam (Taoudéni).
Dans la région de Gao, sur les 19 communes, seule Talataye (Ansongo) n’a pas enregistré de candidature.
A Kidal, sur les 11 communes, les candidatures ont été enregistrées à Tessalit et Kidal ville. Manque à l’appel : Anéfis, Essouk, Abeibara, Boghassa, Tinzawatène, Adjelhoc, Timtaghène, Tin Essako, Intaddjedite.
Dans la région de Taoudenit, les listes ont été déposées seulement dans la commune de Salam, au niveau du cercle de Tombouctou, compte tenu du fait que la région n’est encore opérationnelle.
Dans la région de Ménaka, aucune candidature n’a été enregistrée dans les cinq communes que compte la région. A savoir : Ménaka central, Anderamboukane, Inékar, Tidermène, Alata.

Le comité de pilotage
Pour mener à bien l’organisation de ce scrutin, un Comité de pilotage a été mis en place, présidé par le chef du département. Il est composé de 7 Commissions, à savoir : la Commission logistique, présidé par Allaye TESSOUGUE ; la Commission technique est présidée par Fousseyni DIARRA, directeur du Centre des données informatique ; la Commission finance est présidée par le DFM, Ag MOHAMED ; la Commission de sécurité est présidée par le Haut fonctionnaire de défense du département, le colonel major, Idrissa TRAORE ; la Commission administration formation est présidée par Garba KONTAO ; la Commission communication est dirigée par Mme Diallo Salimata OUATTARA.

Les chrétiens reportent la date du pèlerinage
Cette année, il n’y aura pas de coïncidence entre l’élection communale et le pèlerinage de la communauté chrétienne. Après plusieurs concertations pour éviter toute coïncidence, la communauté chrétienne a décidé de reporter les dates de son pèlerinage qui devait se tenir du 20 Novembre au 24 Novembre. Le pèlerinage aura finalement lieu du 26 au 28 Novembre 2016.
Faisant le point de la situation récapitulative des candidatures, le Directeur général de l’Administration territoriale, Allaye TESSOUGUE, a souligné que de manière générale, les candidatures ont été présentées dans toutes les communes des régions du centre et du sud, et dans le District de Bamako.
Notons que pour l’élection du 20 novembre prochain, nous avons 7 249 346 électeurs inscrits sur l’ensemble du territoire national réparti entre 21 737 bureaux de vote. A rappeler que la carte NINA reste le document administratif d’accéder aux bureaux de vote.
Par ailleurs, les dispositions sont prises pour permettre aux électeurs de consulter la liste électorale sur internet.

Par Abdoulaye OUATTARA

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