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dimanche 23 juillet 2017
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Enseignement superieur: brouille entre le gouvernement et les enseignants

Alors que l’heure est aux inscriptions, pour les nouveaux bacheliers, d’une part, l’attente des résultats de la deuxième session, d’autre part, le Syndicat national de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SNESUP) menace de débrayer si le protocole d’accord, du 27 janvier dernier, n’était pas appliqué intégralement, contrairement à l’esprit de la lettre circulaire du 3 octobre 2014 du directeur du budget. Le démarrage de l’année 2014-2015 est attendu avec beaucoup d’impatience dans le monde universitaire de notre pays. Sérénité relative À l’heure actuelle, les bacheliers sont encore préoccupés par les inscriptions, au titre de la nouvelle année universitaire alors que les anciens étudiants attendent la publication des résultats des examens de la seconde session ou même son organisation, à certains niveaux. Ce qui est réjouissant, c’est que dans la presque totalité des facultés des différentes universités, l’année universitaire 2013-2014 a été bouclée, avec succès. Mais à l’IPR/IFRA de Katibougou, elle n’a pas pu s’achever à cause des perturbations liées à l’exclusion de certains étudiants pour indiscipline, nous a-t-on indiqué. Selon le secrétaire général de l’Association des élèves et étudiants du Mali que nous avons pu joindre, il y a problème au niveau des inscriptions actuellement en cours dans les facultés. En effet, selon lui, les rectorats des différentes universités ont fixé des quotas pour l’accueil des titulaires du Baccalauréat. Avec ce processus, l’ensemble des nouveaux étudiants auront du mal à s’inscrire. Déjà, les quotas fixés sont atteints dans plusieurs facultés alors qu’il reste des étudiants non inscrits. Mais nous pensons que le problème pourra être rapidement résolu si nous parvenons à échanger avec les autorités. C’est d’ailleurs dans ce contexte que nous sommes en train de préparer une correspondance pour demander une audience avec le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Nous osons compter sur la bonne collaboration qui existe jusque-là entre nous et le département de tutelle», nous a confié le secrétaire général de l’AEEM, M. CAMARA. Mais ce climat relativement serein risque d’être sérieusement entamé si des efforts ne sont pas rapidement entrepris par le gouvernement pour honorer ses engagements vis-à-vis des syndicats enseignants de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. L’année universitaire menacée avant son commencement En réalité, le SNESUP, Syndicat national de l’Enseignement supérieur et de la recherche, ne cache pas sa colère à la suite de la lettre circulaire N°00028/MEF-DGB, du 3 octobre 2014, du directeur du budget. Selon le secrétaire général du SNESUP, le Dr Abdou MALLE, cette lettre circulaire du directeur du budget tente de faire une application sélective du décret N°2014-0697/P-RM, du 27 janvier 2014, fixant modalités d’octroi et les taux des primes et indemnités allouées au personnel enseignant du supérieur et aux chercheurs. C’est pourquoi, le SNESUP proteste vigoureusement contre la lettre du directeur du budget qui ignore complètement l’esprit du protocole d’accord du 27 janvier 2014, entre le gouvernement et le SNESUP, mettant fin à plusieurs mois de grève dans l’espace de l’Espace de l’enseignement supérieur et de la recherche. Pour concrétiser son mécontentement, le Comité exécutif national du SNESUP a écrit, dès ce 20 octobre, une lettre au ministre du Travail, de la fonction publique et des relations avec les institutions avec ampliation au ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, au premier ministre, au Président de la République et au directeur du budget, lui-même. Selon le secrétaire général du SNESUP, cette lettre a aussi valeur de préavis de grève. Par conséquent, le syndicat se réserve le droit d’aller en grève, dès le mois suivant, si le gouvernement n’appliquait pas intégralement, le nouveau salaire du personnel enseignant et chercheur du supérieur, conformément à l’esprit du protocole d’accord, du 27 janvier 2014. «Cette indemnité constitue une entité du salaire du personnel enseignant. En conséquence, le SNESUP exige du gouvernement, l’application immédiate avec rappel, à compter du 1er janvier 2014, de l’indemnité spéciale d’encadrement sur les salaires du mois de novembre à tous les professeurs et chercheurs de l’Enseignement supérieur. Le protocole du 27 janvier 2014 est primordial pour le SNESUP, il met en garde le gouvernement contre toute tentative d’exclusion dans son application. Tout déroulement normal de la nouvelle année universitaire dépend de l’application correcte de ce protocole d’accord», a prévenu le secrétaire général du SNESUP. Ce que dit le protocole d’accord gouvernemement/SNESUP Pour rappel, c’est par lettre en date du 23 décembre 2013 que le comité exécutif national du SNESUP a saisi le ministère de la Fonction publique d’un préavis de grève sur cinq points: L’application immédiate et intégrale du nouveau salaire des enseignants du supérieur et des chercheurs, consigné dans la lettre n°46/MTFP-SG, du 12 mars 2012, du ministre du Travail et de la Fonction publique au Premier ministre, avec rappel pour compter, du 1er mars 2013; la transposition immédiate de tous les assistants-docteurs dans le corps des maîtres assistants; le remboursement immédiat de 11 mois d’arriérés d’AMO (Assurance maladie obligatoire) et la prise en charge des omissions et de la 4e liste de non-adhésion à l’AMO; l’intégration immédiate à la Fonction publique des travailleurs contractuels payés sur les budgets autonomes des structures de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique; et le payement immédiat du reliquat des heures supplémentaires de 2011-2012. Au terme des négociations qui se sont déroulées, les 9, 13,14, 21, 23, 24 et 27 janvier 2014, au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le gouvernement et le SNSUP ont convenu de: l’augmentation de 10 % de la grille salariale (552 comme plancher et 1210 comme plafond). Ainsi, à compter du premier janvier 2014, l’indice plancher devrait être porté à 527 et l’indice plafond à 1155. À compter du premier janvier 2015, l’indice plancher sera porté à 552 et l’indice plafond à 1210. Selon l’accord, toute augmentation consentie aux fonctionnaires du statut général qui se répercute sur la grille salariale des enseignants du supérieur et des chercheurs sera calculée sur la base de la grille actuelle (indice plafond 1100). Le protocole d’accord octroi également aux enseignants et chercheurs, une indemnité spéciale d’encadrement: 125 000 francs CFA/mois pour les professeurs; 110 000 francs CFA/mois pour les maîtres de conférences ; 95 000 francs CFA/mois pour les maîtres-assistants; 85 000 francs CFA/mois pour les assistants –docteurs et 75 000 francs CFA/mois pour les assistants-DEA, à compter du 1er janvier 2014. Cette indemnité spéciale d’encadrement intervient en lieu et place des heures supplémentaires d’encadrement de thèse, mémoires, stages et projets de fin d’études. Par Sidi DAO




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