Enseignement supérieur: le retour du Mali sur le scène internationale

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Plongé dans une léthargie, depuis quelques années, le sous-secteur de l’Enseignement supérieur et de la recherche de notre pays est de plus en plus présent sur la scène internationale. En témoigne la présence de plus en plus marquée des lauréats de notre pays aux concours d’agrégation du CAMES, la tenue de sommets organisés dans notre capitale autour de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, des actions couronnées par des engagements d’accompagnement importants des partenaires techniques et financiers.

La récente fusion des ministères de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique avec à la tête une universitaire bien introduite dans le milieu plaide en faveur d’un avenir prometteur pour ce sous-secteur. Notre pays est incontestablement de retour sur la scène internationale dans le domaine de l’Enseignement supérieur et bénéficie du soutien des partenaires étrangers. Ces derniers mois, le Mali a été le pays hôte d’importantes rencontres dans ce domaine. Parmi lesquelles on note, la tenue à Bamako, au mois de juin dernier, de la réunion des ministres francophones sur l’Initiative pour le Développement du Numérique dans l’Espace Universitaire Francophone (IDNEUF) ; la tenue à Bamako des Comités Consultatifs Interafricains (CCI) du CAMES, en juillet ; l’organisation programmée, en novembre prochain, du Conseil des ministres des pays membres de l’OCI (ISESCO).
Pour accompagner les efforts de nos autorités, les partenaires techniques et financiers ne sont pas restés en marge de cette mutation de notre enseignement supérieur. C’est dans ce cadre d’ailleurs que la Banque Mondiale apporte son appui au sous-secteur, à travers le Programme d’Appui pour le Développement de l’Enseignement Supérieur (PADES) avec 33.000.000 $ US.
La reprise de la coopération universitaire avec les Pays-Bas, à travers le projet NICHE, est aussi remarquable. Sur le même registre, le retour du Canada avec un important appui budgétaire sectoriel a été salué par plusieurs acteurs du sous-secteur de l’Enseignement supérieur et la recherche scientifique.
Sur un tout autre domaine, le renouvellement en cours de la Convention relative aux bourses d’excellence et l’élaboration d’une coopération universitaire avec l’Iran, l’Australie et le Venezuela et le renforcement de la coopération avec la Russie sont également des actes de nature à donner un nouvel élan au sous-secteur de l’enseignement supérieur.
De 2013 à aujourd’hui, le Mali marque des points en matière de présence au CAMES.
Si en 2012, notre pays a présenté six candidats, en 2013, l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako enregistrait son premier professeur agrégé, Bakary Camara.
En 2013, 10 professeurs de notre pays sont agrégés dans le domaine de la médecine.
Pour soutenir ces actions de confiance qui mobilisent la communauté internationale en faveur d’un pays qui sort d’une crise profonde, les autorités ont entrepris des réformes dans plusieurs domaines. Elles sont entre autres relatives à mise en place effective et l’opérationnalisation de tous les organes d’administration et de gestion des institutions d’Enseignement Supérieur : les Conseils d’Universités et les Conseils d’Administration des Grandes Écoles se tiennent régulièreent ; l’élaboration et l’adoption de plans stratégiques de développement des Institutions d’Enseignement supérieur ; la mise en place d’un dispositif électronique d’orientation et de pré-inscription en ligne ; la relecture des textes organiques de la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (DGESRS) ;
l’élaboration des projets de textes de création, d’organisation et du cadre organique de l’Agence d’assurance qualité de l’Enseignement supérieur (AMAQ) ; la relecture du statut du personnel enseignant de l’Enseignement supérieur et des Chercheurs ; l’élaboration d’un plan d’action quinquennal de développement de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (2015-2019) ; l’élaboration et la validation de la politique nationale de la recherche scientifique et de l’innovation ; l’élaboration des manuels de procédures administratives et comptables des Institutions d’Enseignement supérieur ; l’adoption d’un nouveau cadre juridique et institutionnel de l’Institut des Hautes Études et de Recherches Islamiques (IHERI) ; l’élaboration en cours d’une Loi d’Orientation sur l’Enseignement Supérieur, d’une loi portant statut des Institutions d’Enseignement Supérieur et d’un Décret fixant le régime financier et comptable des Institutions d’Enseignement Supérieur.
Le basculement dans le système LMD ; l’organisation dans les structures, d’ateliers de sensibilisation et de formation à la mise en œuvre du système LMD ; l’élaboration de curricula dans le cadre de la réforme LMD ; l’élaboration d’un plan de recrutement du personnel enseignant de l’Enseignement supérieur et le renforcement du programme de formation des formateurs sont de nature à rendre plus performant et compétitif notre enseignement supérieur qui évolue dans un cadre sous régional.
Dans le cadre de la moralisation et la rationalisation des Heures supplémentaires, un document a été soumis aux recteurs et directeurs des instituts et grandes écoles avec la présentation en Conseil des ministres du projet de Code d’éthique et déontologie de l’Enseignant chercheur.

Par Sidi Dao

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