Enseignement supérieur: mme le ministre désamorce la crise

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À la suite de son préavis de grève de 72 heures en date du 5 septembre dernier, une Commission de conciliation s’est réunie, les 12 et 13 octobre 2016, au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, autour des six points de revendication du Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP). À l’issue d’intenses négociations, un accord a été trouvé sur 5 des 6 points. Par conséquent, la grève de 72 heures des 18, 19 et 20 octobre a été suspendue.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Assétou Founé Samaké Migan, qui devrait faire face à sa première grève des enseignants, depuis son arrivée à la tête de ce département, est parvenue à éviter la cassure. Tout a été mis en œuvre pour satisfaire les enseignants ou du moins pour apaiser leur colère.
Il leur a été, entre autres, promis, le dépôt immédiat du rapport de la Commission tripartite et l’application immédiate de la grille 3 000 issue de la mission d’études sur les conditions de rémunération et les obligations des enseignants du supérieur et des chercheurs dans les pays de l’UEMOA ; l’intégration immédiate, dans la Fonction publique, des travailleurs contractuels payés sur les budgets autonomes des structures de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique ; l’adoption immédiate du nouveau statut «Enseignant-Chercheur» ; la nomination immédiate des agents fonctionnaires de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique omis de la hiérarchisation du 16 juin 2015 et la capitalisation des publications des chercheurs de l’IER recrutés en 2008 pour leur juste transposition.
Le payement immédiat des arriérés d’heures supplémentaires de 2013-2014 et 2014-2015 et de la compensation financière aux enseignants de l’IUG pour le sacrifice de leurs vacances pour valider l’année académique 2015-2016 a également été accordé aux enseignants grévistes.
Quant au point relatif au dessaisissement immédiat du Conseiller technique, Mahamadou MARE de tous les dossiers du SNESUP, il n’a pas requis l’assentiment du département. Donc, un accord n’a pu être trouvé autour de cette revendication.
Au regard de ces avancées notables enregistrées sur les points de revendication, le CEN-SNESUP a suspendu son mot d’ordre de grève de 72 heures des 18, 19 et 20 octobre prochain. Les militants ont été invités à poursuivre le travail.
Pour rappel, le bureau SNESUP mécontent face à ce qu’il appelle le non-respect des Protocoles d’accord du 17 août 2010, du 09 mai 2011, du 27 janvier 2014 et du 13 mai 2016 ; le non-respect des conclusions de l’audience du 1er août 2016 avec le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, avait décidé, à travers un préavis en date du 5 septembre dernier, d’aller en grève de 72 heures, à partir d’aujourd’hui mardi.
Les syndicalistes, selon leur secrétaire général, le Dr Abdou Mallé, accusait notamment Mme la ministre d’être restée indifférente à la lettre N° 16-38/CEN-SNESUP du 5 août 2016, relative à sa protestation contre la nomination d’un conseiller technique, en la personne de Mahamadou MARE. Ce dernier, selon les responsables syndicaux du SNESUP, est ‘’la principale source des grèves illimitées du SNESUP, depuis le Protocole d’accord du 17 août 2010.

Par Sidi Dao

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