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lundi 18 mars 2019
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Enseignement supérieur et recherche scientifique: l’Université de Ségou au cœur de l’émergence

L’Université de Ségou se fixe comme vision à long terme de s’ériger en un pôle d’excellence ouvert à tous les étudiants et professionnels de la sous- région de l’Afrique et du monde au regard de la qualité de l’enseignement et la recherche scientifique et l’adaptation aux réalités socio-économiques du Mali. Des efforts significatifs pour créer au Mali, une université modèle qui cherche à se placer au cœur du développement régional et local.

Des infrastructures propres et modernes qui réduiraient les couts des baux

L’Université de Ségou s’est engagée dans une politique volontariste d’économie des fonds publics alloués aux baux. En effet, elle a achevé toutes les infrastructures qui étaient en souffrance, depuis 2014 et a déménagé au début de l’année académique 2017- 2018 (mois de janvier dernier) sur son site des 9 hectares situé dans la commune rurale de Sébougou.

C’est effectivement sur ce lieu que le personnel administratif, technique et le corps professoral entreprennent leurs différentes occupations dans un imposant joyau architectural. Ce Bloc pédagogique a été réalisé à l’origine pour abriter l’Institut Universitaire de Formation Professionnelle (IUFP). Mais le coût prohibitif des baux a amené les responsables à adopter une politique de mutualisation dudit bâtiment au profit des autres structures de l’Université de Ségou à savoir la Faculté des Sciences Sociales (FASSO), la Faculté du Génie et des Sciences (FAGES) réduisant ainsi les coûts de ces baux. Ce qui a permis à l’Université de faire face à d’autres priorités.

Ce chef-d’œuvre architectural compte entre autres : quatre amphithéâtres d’une capacité de 200 places chacun, 36 salles de classe de 50 places/classe, 4 laboratoires et une Bibliothèque sans oublier un nombre important de bureaux pour le personnel administratif et technique. Entièrement financé sur budget d’État, les coûts de réalisation totaux se chiffrent à 2 milliards 245 CFA. Sur le même site des 9 hectares de Sébougou, la FAMA, elle a occupé un nouveau bloc de 8 salles de classe, des bureaux, une salle informatique, une salle de professeurs et d’autres salles pour les divers besoins pédagogiques. En plus, il faut comptabiliser un amphithéâtre préfabriqué construit par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la recherche scientifique.

L’annonce avait déjà été faite par le Recteur, Pr Souleymane Kouyaté, aux administrateurs de l’Université de Ségou lors de la 5ème session ordinaire de son Conseil d’Administration, le samedi 09 Décembre : « Nous retiendrons la finition et la réception provisoire des infrastructures pédagogiques de l’Institut Universitaire de Formation Professionnelle (IUFP) de la Faculté d’Agronomie et de la Médecine Animale (FAMA) et de la salle de visioconférence. Avec ces acquisitions et dans le souci de réduire de façon significative le montant annuel des baux nous avons décidé de transférer dans nos désormais locaux propres une grande partie de l’administration du rectorat, celle des facultés, de l’Institut et de libérer un grand nombre de salles de cours dont la location nous coûtait excessivement cher. »

Mise en orbite de la performance et de l’efficacité

Dans le cadre du Projet d’Appui au Développement de l’Enseignement Supérieur (PADES) qui est un projet phare du MESRS, la Banque Mondiale, à l’issue d’une évaluation par une équipe internationale a reconduit à 100 % son financement dédié à l’Université de Ségou. Cela, à cause de l’atteinte de tous les indicateurs de résultat qui avait été assignés à l’IES dans le cadre d’un contrat de performance. Cette récompense est très encourageante dans le contexte de développement l’Université. La deuxième évaluation du 15 mai 2017 ayant été concluante, l’Université de Ségou a bénéficié d’un second décaissement de 1 100 000 US S qui devra servir au financement des activités prioritairement ciblées » ; se réjouit le Recteur. Il s’agit entre autres : de la formation de 25 enseignants dont deux en formation doctorale et vingt-trois en formation de renforcement de capacité dans des thématiques en rapport avec les nouvelles filières soumises à l’habilitation, la construction et l’équipement d’au moins dix salles de classe de 25 places chacune pour les programmes de formation en Master, le démarrage de la construction de la maison des hôtes et du restaurant universitaire.

En plus, l’accompagnement du PADES a permis à l’Université de financer la thèse de dix (10) assistants. Également, dans le cadre du partenariat, le FASAM, qui est un fonds canadien, vient d’envoyer trois (03) étudiantes au Canada pour des études en Master. Aussi, le projet néerlandais NICHE de Nuffic a financé le Master pour trois (03) étudiantes, dont une au Burkina Faso et les deux autres au Bénin. Ces trois ex-boursières ont terminé avec leur Master et s’occupent des travaux dirigés et pratiques à la FAMA.

De bonnes perspectives

En perspective, à court et moyen termes, le Pr Souleymane Kouyaté projette de construire d’autres infrastructures d’utilité indispensable à savoir le siège du Rectorat de l’université, actuellement en bail. Ce dernier sera construit également sur la base du partenariat public/privé sur les 9 ha de Sébougou.

Il est important de dire que l’Université de Ségou a démarré en janvier

2012 avec un seul Amphithéâtre de cinq cents (500) places et qu’aujourd’hui 40 % des acteurs (étudiants, personnels enseignant, administratif et technique) étudient et travaillent dans des locaux propres de l’université.

Vivement que ces efforts se poursuivent !

 




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