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jeudi 26 avril 2018
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Environnement et assainissement à Ségou: les constats et les consignes du ministre

Lors de son séjour dans la cité des Balanzans, la ministre de l’Environnement, de l’assainissement et du développement durable, KEITA Aida M’BO, a effectué des visites au niveau de la tannerie, à l’abattoir, sur les berges du fleuve Niger, sur le site qui abritera la décharge de Ségou et dans la forêt classée de Djoforongo. Une série de visites très riche qui a permis à la délégation ministérielle de faire des constats, de donner des consignes et de dégager les dispositions à prendre pour la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie des populations.

Au niveau de la tannerie et de l’abattoir de Ségou, la délégation a visité les installations pour s’enquérir de leurs états. Aussi, des entretiens ont eu avec les responsables sur les activités réalisées, les difficultés qui les handicapent et les projets qu’ils entendent mettre en œuvre. À la tannerie, tout comme à l’abattoir, Mme la ministre s’est beaucoup intéressée à la chaine de traitement des eaux usées. Elle a appelé les responsables des deux structures à améliorer leurs systèmes de traitement pour minimiser les odeurs nauséabondes qui dérangent les populations riveraines.
La délégation a constaté au niveau de la tannerie et de l’abattoir un véritable problème de pollution. Pour KEITA Aida M’BO, des décisions importantes doivent être prises dans l’immédiat pour améliorer le cadre de vie de la population de Ségou. Selon elle, en plus des solutions immédiates, il faudrait également réfléchir à des solutions dans le court, moyen et long terme.
Sur le site de la décharge finale moderne de Ségou qui sera réalisée à Kouné, situé à 7 km de la ville, Mme la ministre a beaucoup apprécié le projet qui est en gestation. Elle a souligné que Ségou était en train de prendre l’image d’une ville moderne avec des orientations de développement qui doivent être soutenues. La ministre a reconnu que la réalisation d’une décharge finale moderne dans la capitale des Balanzans est aujourd’hui importante, car, dit-elle, Ségou c’est une région qui est en train de s’agrandir et de s’embellir. Elle a félicité les maires qui ont pris cette décision tout en rassurant que les autorités prendront des dispositions pour accompagner la belle initiative.
Elle a, par ailleurs, déploré l’absence d’un dispositif de gestion des déchets liquides et solides pour la ville de Ségou avant de se réjouir qu’avec les 70 ha qui sont mis à disposition dans le village de Kouné, la gestion de la problématique des déchets à Ségou sera une réalité.
La première responsable du département de l’Environnement et de l’assainissement a sollicité l’engagement des maires dans la gestion de l’assainissement et dans la protection de l’environnement. Des chantiers qui constituent aujourd’hui des préoccupations importantes pour notre pays.
Dans la ville, elle a apprécié l’aménagement des berges du fleuve qui contribue à embellir les lieux et à donner un cadre agréable aux visiteurs. Des travaux qui sont réalisés sur fonds propre de l’État du Mali, à travers le financement du budget spécial d’investissement. Face à cette volonté politique très importante qu’elle a saluée, KEITA Aida M’BO a estimé qu’avec l’engagement de tout le monde, les maigres ressources de l’État peuvent permettre de réaliser beaucoup de choses.
La mission a pris fin par une visite de la délégation dans la forêt classée de Djoforongo. Un espace de 10 ha reboisé et encerclé avec du fil de fer barbelé. Selon les autorités forestières, l’initiative des forêts classées a été prise par le Mali en vue de restaurer petit à petit nos forêts qui sont aujourd’hui fortement dégradées.
L’on apprend des spécialistes qu’un hectare de forêt classée avec toutes les commodités requises nécessite la mobilisation de près de 4 millions de FCFA.
Au cours d’une séance de briefing avec les directeurs des différents services et les autorités administratives et communales, l’implication des collectivités a été sollicitée pour relever le défi du contrôle des pollutions et des nuisances. Il a été aussi proposé de procéder à de grandes opérations de reboisement dans la quatrième région pour stopper l’avancée du désert. Dans le domaine de l’assainissement, madame la ministre a estimé que les populations devaient se mettre dans la dynamique que les ordures sont comme de l’or si elles sont transformées. Aussi, a-t-elle appelé ses services à exiger auprès des industriels le respect des normes d’hygiène, tout en rassurant de son engagement personnel à suivre de près les recommandations de cette visite pour aboutir à des résultats concrets.

PAR MODIBO KONE
ENVOYE SPÉCIAL




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