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samedi 4 avril 2020
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Erreur ou amalgame

À l’issue de sa visite au centre entamée vendredi dernier, le Premier ministre Boubou Cissé instruit à Dana Ambassagou, la milice d’autodéfense dogon, de démanteler ses Cheick point sur la route du poisson. Ces propos apparaissent comme une attaque grave contre une milice, qui dans la conscience populaire, est le garant de la survie d’une communauté, face à l’incapacité d’un État d’assurer sa mission régalienne de sécurité des personnes et de leurs biens. La nature ayant horreur du vide, Dana Ambassagou parait incontournable pour les communautés du centre qui s’attaquer à cette milice est synonyme de déclaration de guerre aux populations des cercles de Bandiagara, Koro et Bakass. Alors, au lieu d’éteindre le feu en cette veille des élections l’législatives, le PM pour des facebookeurs vient d’ouvrir d’attiser une polémique qui n’avait pas lieu d’être. Votre facebookan du jour !

LE PAYS DOGON : Le PM Boubou vient de promettre de supprimer les postes de Chasseurs d’ici à 5 jours. Faut-il en pleurer ou en rire ? Si le PM met sa menace en exécution avant la sécurisation totale du pays dogon, il aura donc déclenché la logique du pire et la réaction de la plateforme des jeunes du Pays Dogon sera historique. En attendant un communiqué officiel reflétant le point de vue de toute la jeunesse du Pays Dogon, il faut prier que le bon sens guide les autorités de ce pays. AMBA, AMBA, AMBA.

Abdoulaye Niang : Personne ne nous fera porter le chapeau de la non-tenue des élections législatives dans le cercle de Koro. Rien ne nous empêche d’aider l’État à exercer sa souveraineté dans le cercle de Koro. Il revient aux «danan» de tout faire pour refuser l’amalgame et le désordre pour, faire face aux mensonges grossiers dont ils sont victimes. Ils doivent mériter le titre de groupes disciplinés respectueux de l’autorité de l’État. Ils ne doivent en aucun cas fléchir face au terrorisme d’où qu’il vienne ! Salut, braves guerriers respectueux de nos valeurs ancestrales !

Koro kibaru : Dites à Boubou que gérer un pays, c’est prévenir les dangers. En disant qu’il ne veut plus voir les barrages ou camp de donso  dans le pays dogon, revient à dire qu’il ignore que sans ces autodéfenses, il n’allait pas prendre cette route. Et si l’État ne peut nous sécuriser, la communauté ou l’individu a le plein droit de se sécuriser lui-même. S’il ne voit que son seul miroir déclinatoire et partial de favoriser une communauté à une autre, qu’il dégage. Combien de villages ont été brûlés avant ogossagou ? Combien de paysans tués dans leurs villages par des attaques d’assaillants connus de tous ? On ne gère pas un pays sur des mensonges et des discriminations, encore moins une nation en conflit ethnique. Alors, tant que l’État et les militaires sont absents, les autodéfenses demeurent et restent pour que vive leur communauté un point, un trait.

Amadou Sacko : Une chose est sûre, personne ne peut se battre sur deux fronts. Vous êtes là pour protéger vos villages, d’accord. Mais si le gouvernement estime nécessaire que vous deviez quitter vos postes sur la route, alors vous ne pouvez que vous accommoder tout simplement, si réellement vous êtes pour la paix dans ce pays. Voici le véritable problème du Mali. Des régions qui ne font que s’opposer à l’État. Après Azawad, c’est le pays dogon. Le Mali ne pourra jamais trouver la paix dans cette opposition. Nous savons que Dana amassagou est une milice tribaliste et contre certaines couches de la société. Dans un pays, ces genres de groupes ne doivent même pas exister. Notre façon de contribuer à la sécurisation du pays, c’est de soutenir l’État dans ses actions et avec une franche collaboration. S’opposer à l’État est synonyme d’être rebelle ou terroriste.

Oumou Doumbo : Monsieur Diallo, la milice dana amasagou comme tu le dis n’est pas contre l’État malien. Dis plutôt qu’on a un État incapable de gérer sa gouvernance, au lieu de considérer Dana amasagou comme étant un terroriste.

Mohamed Ould Ahmed : Oui ! Lorsque l’État est incapable de nous sécuriser et que la menace persiste, on doit se lever. Et c’est tout à fait normal. Mais vraiment, il faut que Dana Amassagou s’organise mieux. Qu’il ait au niveau de leurs portes des personnes lettrées et sages. Le Mali est une diversité ethnique dans un mélange. Donc, la vigilance et l’attention est plus que nécessaire mes frères. Il faut reconnaître qu’il y’a eu trop d’erreurs sur les cibles et vous savez ce que ça coûte la vie, pas seulement pour l’intéressé, mais aussi toute sa communauté.

Mahamadou Natio Traore : D’autres cherchent les autos défenseurs, le Mali les rejette alors qu’on n’a pas assez de soldats pour couvrir tout le Pays. Les zones de Niono et de Macina sont entre les mains des djihadistes. Laissez les gens se défendre si vous êtes incapables.

Ibrahim Poudiougou : Tout ce que je pense dans cette déclaration du PM, ils n’ont qu’à sécuriser les postes de contrôle par les FAMAS. Sinon comme ça, sans réfléchir, on va se retrouver dans un autre conflit. L’État ne peut pas combattre les chasseurs pour le moment. Les chasseurs sont au Burkina aussi. Ils sont les maîtres de la brousse. Ils peuvent combattre nuit et jour. Donc, faites très attention. Vive danamamassagou !

Garibou Poudiougou : Effectivement, dana-amassagou est incontournable pour la paix et la sécurité dans le pays et particulièrement au pays dogon. Qu’ils laissent nos braves combattants en paix vraiment. Le pays a d’autres problèmes à laquelle on doit faire face.

Nostra-Damiss Sanogo : Chaque DOGON ou PEULH qui meurt dans ce conflit est un Malien qui meurt. Sachant que les autres pays se moquent de nous. Trouvons une solution définitive pour essuyer les larmes de nos mamans et de nos enfants qui ne font que couler jour et nuit. Qu’Allah concilie nos cœurs.




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