Essor du secteur des assurances: les experts en conclave à Bamako

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Des experts et acteurs des assurances sont en conclave dans notre pays du 10 au 12 octobre, à l’hôtel Radisson Blu, à la faveur de la 10e Assemblée ordinaire de la Fédération interafricaine des Assureurs-conseils (FIAC) pour faire l’état du parcours de cette organisation sous régionale et ses perspectives.

Cette assise, dont les travaux ont été ouverts hier par la représentante du ministre de l’Économie et des finances, Mme SIDIBE Zaminatou CISSE, est couplée avec le 10e anniversaire de cette organisation.
Le président de la FIAC, Jean Claude JEANSON ; le président de la Commission d’organisation de l’assise, Tidiane Hady Kane DIALLO; le président de l’Association professionnelle des assureurs-conseils du Mali (AP-ACM), Alassane TOURE étaient présents à la cérémonie d’ouverture.
A côtés de ces responsables, les délégués des pays membres de la FIAC prennent part à cette assemblée générale qui a pour thème : « Le renforcement des capacités du courtier d’assurance», pour montrer le rôle combien important du courtier d’assurance et la nécessité du renforcement de sa capacité.
En plus de ce thème central, durant les 3 jours, les participants vont échanger sur, entres autres, les thématiques suivantes : « Le courtage d’assurance : enjeux, perspectives et défis technologiques du moment » ; « La démarche qualité dans la gestion d’un cabinet de courtage et d’assurance » ; « Assurance maladie obligatoire-Assurance complémentaire : forces, faiblesses et synergies».
Aussi, coïncidant avec les 10 ans d’existence de la fédération, ils vont faire l’état des lieux de la FIAC et de se fixer de nouveaux objectifs pour l’échéance 2020, comme l’a indiqué le président de la commission d’organisation de cette Assemblée générale ordinaire, M. Tidiane Hady Kane DIALLO dans ses mots de bienvenue.
Le président de l’Association professionnelle des assureurs-conseils du Mali (AP-ACM) a noté une forte mobilisation du monde des assurances africaines à Bamako. Aussi, expriment-ils leur engagement en faveur du développement du secteur de l’assurance sur le Continent, a souligné M. TOURE. Sinon, ce n’était pas gagné d’avance avec la crise que notre pays essaie de surmonter de pouvoir regrouper autant de responsables et d’experts en assurance pour ce rendez annuel.
Ensuite, rappelant les objectifs et les missions de l’AP-ACM, il a informé l’assistance que leur association existe depuis 20 ans et regroupe 32 courtiers d’assurance qui sont officiellement agréés. De par l’importance dans le circuit de l’assurance, il a relevé qu’au moins 70% des chiffres d’affaires des risques assurés transitent par eux.
Pour sa part, en venant à Bamako pour la tenue de cette 10e assemblée générale annuelle, le président en exercice de la FIAC affirme accomplir un devoir de reconnaissance au Mali pour avoir été la terre de sa création, en septembre 2005. C’est pourquoi, au nom de toute son équipe, il se réjouit que les 10 ans de la FIAC soient célébrés à Bamako, malgré les difficultés sécuritaires du moment.
Au-delà de la symbolique de ce rendez-vous de Bamako, il met en garde ses collègues sur certains défis qui guettent le secteur de l’assurance et sur lesquels il va falloir, dit-il, anticiper.
« Notre métier va en effet être confronté à de nouveaux défis sur lesquels il faut anticiper si nous ne voulons pas perdre pied, et l’une des grandes questions auxquelles nous devons répondre est de savoir comment les courtiers africains doivent prendre le train digital, tout en préservant ce qui fait leur force, c’est-à-dire la proximité avec leurs clients», a-t-il prévenu avant de s’inquiéter également de l’arrivée massive sur les marchés de plus en plus des cabinets internationaux.
Quant à la représentante du ministre de l’Économie et des finances, elle a salué et félicité les responsables de la FIAC pour avoir choisi notre pays pour abriter cette rencontre. Ce choix exprime, à son avis, la constance dans les actions de la FIAC et la reconnaissance à notre pays.
S’agissant du choix du thème, il est évocateur, souligne-t-elle, de l’importance des courtiers dans le développement du secteur de l’assurance pour qu’ils soient un maillon important de cette chaîne.
Toutefois, elle pense que cette assise devrait être l’opportunité d’échanger sur la problématique des intermédiaires en assurance. Leur nombre croît en et beaucoup de sociétés non autorisées donnent du service, a-t-elle fait remarquer. Constat ? Cette situation est en train de créer des concurrences déloyales sur le marché, a alerté Mme SIDIBE Zaminatou CISSE.

Par Sikou BAH

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