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jeudi 21 novembre 2019
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État de la nation: Tiéman Hubert appelle au rassemblement national

Le Palais de la culture Amadou Hampathé BA a abrité, ce samedi 23 mars, les assises de la Conférence régionale du District de l’Union pour la démocratie et le développement (UDD). L’ouverture des travaux était présidée par le Président du Parti Tiéman Hubert COULIBALY, en présence de plusieurs membres de la Direction de l’UDD ; notamment du Président du Mouvement des jeunes, Hassey DICKO ; de la Présidente du Mouvement des femmes, Mme COULIBALY Kadiatou DIABATE ; du Président de la Section UDD de la Commune IV, Abdoulaye KONE.

Cette rencontre a regroupé les délégués de l’ensemble des sections des six communes du District de Bamako, ainsi que les amis du Parti de la colombe (UDD), membre de la Majorité présidentielle.
Le Président de la section UDD de la commune IV, Youssouf YAGO, a salué le dévouement des militants du Parti qui se sont massivement mobilisés.
Le Président de la Coordination régionale du District, Abdoulaye KONE, a rendu hommage au fondateur du Parti, Moussa Balla COULIBALY. Le Parti se porte bien à Bamako avec 12 conseillers communaux, 1 élu député en commune VI. Il a appelé à la cohésion.
Il faut se mettre en ordre de bataille à la veille des élections référendaires et législatives. Il s’agit de mobiliser et de former les militants pour faire face à ces échéances importantes pour le pays et le Parti. «Nous soutenions toutes les actions du gouvernement», a conclu M. KONE.
Le Président Tiéman Hubert COULIBAY a eu une pensée pieuse pour les victimes des attaques de Dioura. Selon lui, ces événements qui nous ont attristés doivent surtout nous mobiliser. «La guerre contre le terrorisme sera longue», a-t-il prévenu. Conscient de cela, l’ancien ministre de la Défense appelle à une union sacrée autour de nos Forces de défense et de sécurité qui est d’une absolue nécessité. En tant qu’ancien ministre de la Défense et des anciens combattants, Tiéman Hubert pense qu’il faut bannir les manœuvres tendant à politiser notre armée. «Nos militaires ne demandent qu’à servir de manière efficace, avec le soutien politique et moral de l’ensemble du pays», a-t-il souligné.
Il s’est dit convaincu que malgré les nombreuses difficultés que le pays traverse, malgré l’acuité des défis de l’heure, malgré les tentatives de diversion, de déstabilisation, voire de subversion, l’amour de la patrie nous aidera à redresser notre pays, à la mettre sur le chemin du développement en tenant compte de nos réalités.
Selon M. COULIBALY, nous vivons des moments d’inquiétude et d’incertitude. Face à cette situation, il faut le rassemblement dans le dialogue, l’écoute, la tolérance, mais surtout la lucidité. Les acteurs politiques maliens doivent être lucides pour lire la subtilité de cette situation. Car, a-t-il constaté, chaque jour produit un phénomène nouveau. Notre génie national doit nous permettre d’être capables de faire cet effort individuel et collectif pour qu’on arrive à se donner la main, malgré nos différences. Les divergences sont minimes par rapport à l’urgence de l’unité nationale.
D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle, depuis son départ du Gouvernement, Tiéman Hubert n’a eu de cesse à appeler les plus hautes autorités à amorcer ce dialogue. Il s’est réjoui du dialogue politique engagé par le Président de la République. Il s’est particulièrement félicité de la rencontre entre le Président de la République et le Chef de file de l’Opposition. Aussi, il a apprécié la démarche entreprise par le Chef de file de l’Opposition de rencontrer les anciens chefs d’État.
Aujourd’hui, a-t-il insisté, nous devons amorcer le temps d’après. C’est-à-dire la manœuvre suivante doit suivre pour pacifier le front politique, pour que les réformes nécessaires et vitales pour le pays, sur le plan politique, institutionnel, sécuritaire et économique puissent se tenir. Nous devons mettre toutes les préoccupations nationales actuelles sur la table et débattre de toutes les questions qui nous divisent.
Pour Tiéman Hubert, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix constitue une tâche politique cardinale que nous devons faire. Pour ce faire, il faut, selon lui, nécessairement intégrer les groupes signataires dans les débats politiques. «Les acteurs de l’Accord doivent être envisagés comme des groupes politiques avec qui il faut discuter», a-t-il préconisé. Car, dit-il, nous sommes passés d’une phase de confrontation armée à une phase de confrontation des idées, des options politiques. Ne pas l’accepter serait une erreur politique grave.
Il a appelé à l’exécution rapide de toutes les propositions jugées pertinentes par les plus hautes autorités du pays.
Par Abdoulaye OUATTARA




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