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mardi 20 avril 2021
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Etat islamique au grand Sahara: un ancien chef militaire de la CMA aux commandes

Au Grand nord malien et au-delà dans toute la bande sahélo-saharienne, la double guerre fait doublement rage. D’abord il y a la guerre du terrorisme, elle oppose les Katibas et leurs factions fraternelles d’une part de Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et d’autre part de ceux de l’État islamique au grand Sahara (EIGS). L’objectif de cette guerre fratricide est le contrôle de l’économie criminelle et de la terreur qu’il y faut pour la gérer. Ensuite, il y a la guerre contre le terrorisme que le Mali et ses alliés (Barkhane, G5, Alliance Sahel, Minusma) mènent implacablement contre Aqmi et l’EIGS.
Un des succès de cette dernière a été la neutralisation à travers une frappe de la force française Barkhane de Ba Ag Mossa et de son fils en novembre dernier dans les environs de Menaka. Ancien colonel de l’armée malienne et figure de la cause indépendantiste touareg, « Bamoussa Diarra » a fini par rejoindre en 2012 les rangs d’Ansar Dine puis du Jnim, liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique. L’intercommunalité entre les groupes terroristes et leurs alliés, le situe dans les rangs d’Al Qaïda ou ceux de l’EIGS.
Toujours est-il que dans un premier temps en charge du recrutement du Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GISM), il prend, en 2017, le commandement des opérations armées du groupe. Le nom de Ba Ag Mossa Diarra apparaît au grand jour en mars 2019. Il est présenté par les forces armées maliennes comme le coordinateur de l’attaque meurtrière contre le camp de Dioura. Le bilan est particulièrement lourd : 23 soldats morts. Depuis lors, Bah ag Moussa a été associé à toutes les actions terroristes d’ampleur dans la région centre du Mali, entre la frontière avec la Mauritanie et la ville de Mopti. En août 2019, son nom avait été ajouté à la liste onusienne des personnes associées soit à l’Etat islamique, soit à Al-Qaida. Une inscription qui montre que son influence avait grandi au sein de la mouvance terroriste.
Pour le succéder, le secrétaire général du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA), Fahad Ag Almahmoud, qui n’a pas l’habitude de raconter de bobards, croit savoir que l’État islamique au grand Sahara auquel il était affilié a jété son dévolu sur un ancien chef militaire de la CMA. Son nom Achafagui Ag Bouhada. Sa mission : coordonner les opérations face à l’EIGS dans la zone des trois Frontières. Qui est Achafagui Ag Bouhada et quel son grade ? La polémique fait de lui un sergent ou Colonel suivant les affinités, un ancien de la CMA ou même du Gatia. Toutefois, dans le rapport final du Groupe d’experts créé en application de la résolution 2374 (2017) du Conseil de sécurité sur le Mali et reconduit par la résolution 2432 (2018), le nouveau chef militaire de l’EIGS, Achafagui Ag Bouhada est décrié comme le commandant militaire du HCUA, chargé à l’époque des faits avec son adjoint, Ibrahim Ag Yahya, des équipes mobiles de sécurité déployées à Anéfis, Tin-Essako, Tin Zaouaten et Talhandak. Les échanges sont très vifs entre les facebookeurs sur le sujet. Or, le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad est bien membre de la CMA.

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Fahad Ag Almahmoud : Tout semble dire que Achafagui Ag Bouhada succèderait à feu Colonel Bamossa. La première mission de l’ancien chef militaire de la CMA serait de coordonner les opérations face à l’EIGS dans la zone des trois Frontières. Un conseil : faites beaucoup attention à vos commentaires, ils peuvent se retourner contre vous demain.

Ibrahim Ag : Qu’est-ce que vous gagnez à raconter ces genres choses malsaines sur Achafagui ? C’est une honte de voir un targui vouloir salir son frère. Craignez Allah

Mossa Ag Iknane : Rien de concret de cette information les polémiques n’ont plus de place à chaque fois que les gens vont vers le bien-être de nos communautés certains hommes des réseaux sociaux vont autrement malheureusement on a dépassé ce stade

Abdoulaye Diarra : Donc on ne peut même pas donner un avis sur quelqu’un, sans que tous ces proches ne s’acharnent sur vous ? Gamou, Fahid, Ahmadou ag Asriw et beaucoup de leaders imghads ont toujours été accuser de tout. Les mots ou bien chacun a son bouton rouge bon « Gala kouli Hale ». Ce débat n’est pas fructueux pour des communautés qui aspirent à un rapprochement.

Famass Famass : Frère Malcolm. Il a été un ancien chef de la CMA. Il faut bien comprendre une chose au nord, tous les groupes armés qui ont pris les armes contre le Mali on des connexions un coup djihadistes un coup rebelles.

Lacine Traoré : Vraiment je me demande réellement qui sont le CMA ( ex MNLA)? Tantôt certains membres sont djihadistes, d’autres sont rebelles et ils continuent toujours à embobiner le monde avec des bla bla bla. Il va falloir qu’il se décide soit on est rebelle ou non. Parce qu’on ne peut pas continuer à collaborer avec des gens qui égorgent et tuent des soldats maliens avec des cruautés sans nom. Un homme doit rester fidèle à ses valeurs jusqu’à la mort et avoir une parole d’honneur.

Mohamed Ag Assyro : Les hommes qui ont rejoint la JNIM l’ont fait en plein jour !
Ils ont certes des petits agents dispersés mais Achafigui n’est pas de ce calibre-là ! Ce n’est plus le petit Sergent-Chef qui suivait Gamou hein ! C’est un grand chef d’une grande fraction et le chef militaire du HCUA ! Ce n’est pas un petit qui passerait inaperçu ! Le jour où il voudra rejoindre le JNIM il le fera comme les braves dont il est issu et beaucoup le suivront !

Chodi Ag : Tu sais quoi du JNIM ? Ton parent n’est qu’un Sergent à présent. Il a juste trahi Gamou en 2012 pour Iyad ? comme beaucoup comme lui. Et concernant ce que Fahad Ag Al Mahmoud affirme il faut être de chez fahad pour en parler. L’ex Sergent de Gamou se trouve actuellement sur le territoire de fahad face à face à l’EIGS. Fahad peut même te dire ce qu’il a mangé hier nuit. Tu penses qu’un Sergent de Iyad passera inaperçu dans la zone de fahad vous vous trompez. Nb : pour ton information il n’est plus chef d’état-major de la CMA.

Mohamed Ag Assory : Oui ! c’est en effet ça le point ! J’ai pressé le point ! Fahad sait tout ça il n’arrive pas à mobiliser les hommes qu’il prétend avoir pour contrer le boucher du Gourma ? Et c’est Ichafigui il contrôle le menu ? Vraiment ibane ichagal idja. C’est mon parent bien sûr – tout comme vous défendez vos parents. Mais pas sur du faux ! Le boucher était plutôt proche de vos amis de tabankort les yoyos et autres ! Donc conclusion : vous êtes aussi avec eux et vous cherchez à nous y ajouter ? Non gérez tranquillement chez vous là-bas

Akal Nawane Asnyne Imazighen : D’après leurs amis de Tabankort ‘’Attarekh mayargham’’ aujourd’hui l’histoire est là Achafaghi restera un homme noble et digne de sa tribu pas les hommes qui ont renversés même les récipients des vieilles femmes Touareg dans leurs excès de maltraitance tout ça pour espérer qu’ont oublié ça.

Chodi Ag : Le boucher est venu de la même manière que Achafagui ibakadan n’Iyad ghas.
Je comprends ton émotion sur la publication de fahad c’est ton parent mais les faits sont têtus ! oui l’histoire ne pardonne pas de ARLA à aujourd’hui on continue de connaître les hommes, les caméléons et les martyrs. Qu’il soit JNIM ou FAMA ça ne changera rien de l’histoire. Hier fut et demain est un autre jour.

Mossa De Gossi Bohanta : En tout cas si le boucher a gagné le terrain dans le Gourma c’est par le biais de ceux qui le combattent aujourd’hui. Une relation non fondée sur les principes de l’islam finira toujours à finir ainsi. Juste ma petite contribution pour la clarification de cette histoire EIGS et JNIM.




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