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samedi 23 novembre 2019
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« Facebookan »: les femmes à la recherche d’agneau sacrificiel

Les veuves des militaires tombés au front et des jeunes de Kati avaient projeté une grande marche pour ce jeudi 21 mars 2019, en direction du ministère de la Défense et des anciens combattants pour demander, le limogeage des chefs militaires. Se rappellant d’une scène similaire en 2012, dont la suite est connue de tous Maliens, les internautes sont partagés sur la nécessité d’une telle initiative au regard du contexte sécuritaire tendu du pays. Plus de fermeté de la part du gouvernement et un peu de retenue pour les femmes de camp de Kati. C’est l’appel des internautes. Votre Facebookan du jour !

SK : « on finira par craquer »

Paix à l’âme des patriotes tombés ! Oui, à force subir et d’encaisser, on finira par craquer. Le soulèvement de la population de Kati, notamment les femmes et rejetons des soldats tués au front dans leur base est l’expression d’une angoisse collective et le départ d’une prise de conscience par rapport à la caducité du mode opératoire de nos bases militaires sur les fronts et à l’insuffisance du dispositif de gestion et d’assistance immédiate aux troupes attaquées par des agresseurs comme le cas de Dioura, précédés de ceux de Nampala et de Diabaly.

Il ressort de l’analyse :

1. l’insuffisance du mode opératoire faute d’un dispositif externe de veille et d’alerte de ces bases face aux menaces extérieures de tout moment. Raisons pour lesquelles, ces tueries à répétition procèdent toujours par surprendre et assiéger les militaires des localités concernées.

2. L’insuffisance voire, la non-opérationnalité du dispositif de gestion et d’intervention rapides pour secourir les troupes attaquées par des ennemis !

3. La nécessite absolue de la révision du mode de fonctionnement de ces bases en les dotant d’un dispositif externe permanent de veille et d’alerte face aux menaces extérieures de tout moment afin d’éviter les surprises et les tueries massives des militaires de ces bases déjà fragilisées par la présence du sahel.

Moumouny Denon : « Le chapeau à quel qu’un d’autre »

Je dis aux Maliens de mettre un peu d’eau dans leur vin. On devient militaire soit pour tuer ou se faire tuer. L’un est différent de l’autre, mais dans tous les cas, un militaire, sa devise c’est de protéger sa patrie. Donc, marcher pour dire que vos maris et vos enfants sont tués au Nord je comprends ça. Mais ce qui sort de l’humanisme, c’est de faire porter le chapeau à quelqu’un d’autre.

Bijou Dicko : « Le Mali est victime d’un complot »

Le Mali est victime d’un complot, mais que nos ennemis sachent que le Mali peut trébucher, mais ne tombera jamais. Nous rendons un vibrant hommage à toutes les personnes qui ont perdu la vie pour la cause du Mali. Ils sont partis en Héros et le Mali tout entier pleure pour eux.

Nous demandons à nos mamans de Kati d’arrêter d’envisager les choses qui peuvent conduire le pays à la catastrophe. Personne ne peut dire au Mali que la volonté du gouvernement manque de soutenir les soldats. Aujourd’hui, grâce au président IBK, le Mali dispose ses moyens de défense et les militaires sont dans les conditions. Donc, s’il y a un problème, je pense que les FAMAS doivent être vigilants sinon, comment chaque fois, ils sont attaqués ou bien ils oublient qu’ils sont au front pour la guerre ?

Aminata Awa Drame : « nous traversons un moment très difficile »

Nous demandons à ces femmes de ne pas déstabiliser notre pays. Aujourd’hui, tout le monde est sur le choc, y compris le Président IBK. Le gouvernement et les autorités militaires ainsi que le peuple malien, mais aucunement personne ne doit se permettre de marcher ou de déstabiliser ce pays avec des revendications qui ne sont pas dignes. Nous traversons un moment très difficile ? Donc, ne venez pas verser de l’huile au feu.

 




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