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vendredi 19 avril 2019
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« Facebookan »: le médecin après la mort

Le Président IBK a répondu favorablement à la requête de la Commission des sages composée des familles fondatrices de Bamako, des chefs coutumiers et religieux, de rappeler aux enseignants grévistes les trois mois de salaires retenus. C’était le dimanche à la villa des hôtes à la base B. Suite à cette décision, le rôle des familles fondatrices sur la résolution des différentes crises à Bamako est commenté. La plupart des internautes pensent que ces notables interviennent très tardivement face à certaines situations. Votre Facebookan du jour !

Ali DIARRA : «ces familles sont-elles les vrais acteurs de la crise »?

Fallait-il attendre tout ce temps pour ordonner de payer les arriérés de salaire des enseignants. Qui sont les perdants? Nos pauvres enfants. Le Président, en ordonnant de payer, a-t-il dit la vérité aux familles fondatrices de Bamako sur l’incidence financière des revendications des enseignants? Ces familles sont-elles les vrais acteurs de la crise?

Il a préconisé une solution à court terme pour redorer son blason et chercher une certaine popularité qui lui manque beaucoup. Mais, la solution est loin d’être trouvée. IBK doit dire la vérité au people malien. Si l’année scolaire doit être blanche pour les uns, qu’elle le soit. Mais, de grâce, ne prenez pas en otage l’avenir de nos enfants. Et le corps enseignant et ce gouvernement incapable. On ne vit qu’une fois. A l’impossible nul n’est tenu. Le Mali se perd. Dommage. Nos pères de l’indépendance doivent se remuer dans leur tombe.

Boubou : « pourquoi ont-ils attendu la dernière minute » ?

Tout simplement le pompier après l’incendie. Parfois je ne comprends pas l’utilité de l’intervention des familles fondatrices de Bamako. A mon avis, ils interviennent toujours après les avènements. Pourquoi ont-ils attendu la dernière minute pour demander au président le paiement par le gouvernement des trois mois de salaires des enseignants grévistes, alors que nous sommes à moins de deux de mois des vacances ?

Ladji : « il est temps que Racky rende le tablier »

L’attitude de ces chefferies traditionnelles me semble tardive et incompréhensible à plus d’un titre. Sachant bien que l’école est le dernier souci de leur interlocuteur du jour, elles devraient, dès le début de ces grèves, prendre le taureau par les cornes, mais hélas, peine perdue. On payera les 3 mois de salaires retenus et après les négociations doivent reprendre et on sait bien que dans le gouvernement il n’y a pas un seul ministre capable de mener une négociation sincère et sérieuse. Racky Talla a montré toutes ses limites au fil du temps et il est temps qu’elle rende le tablier avant qu’il ne soit tard.

Amidou : «qui tend la main baisse la tête »

Moi, je crois que le Président devrait plutôt faire face à nos institutions pour la résolution de ce problème au lieu de faire recours aux religieux, aux hommes de caste et aux familles fondatrices de Bamako. Car, ceux-ci ne peuvent rien dire de mauvais à l’encontre des gouvernants. Car, un proverbe le dit qui tend la main baisse la tête.

Gangaran : « l’enseignement est un sacerdoce ».

Payez des arriérés à des fainéants, qui pour réussir à tordre le bras à l’État prennent nos enfants en otage. Je ne serais jamais solidaire d’un groupe d’incapables avec des niveaux douteux. La vraie lutte syndicale, c’est revendiquer en avançant des arguments et en apportant la preuve que l’État peut supporter l’incidence financière. Le budget 2019 est déjà voté depuis bien avant la grève. Si année blanche il y a, le Président doit prendre ses responsabilités et licencier tous ces grévistes et lancer de nouveaux recrutements. Vous allez voir, après le paiement des arriérés, ils ne vont jamais retourner dans les classes. Les gars ne travaillent que max six mois dans l’année et perçoivent douze mois de salaire. Ils donnent des cours à domicile et perçoivent l’argent net sans aucune charge. L’enseignement est un sacerdoce. Quand tu veux être riche et gagner plus, tu quittes la fonction publique de l’État et des Collectivités.

 




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