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mardi 12 décembre 2017
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Faculté des sciences économiques et de gestion: pas de spectre d’année blanche

Le Collectif des enseignants de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG) a animé, hier dimanche 29 octobre, une conférence de presse pour éclairer l’opinion nationale et internationale sur les acquis, les défis et les perspectives de ladite faculté, sous l’égide du Pr Ousmane Papa KANTE. La conférence a été l’occasion pour les conférenciers de couper court à ce qu’ils qualifient de rumeur tendancieuse et fallacieuse entretenue par certaines personnes.

Le principal conférencier était Adama KONE, assistant chargé de cours à la FSEG. Celui-ci avait à ses côtés, le Dr Youssouf Soumaila Moulaye, Coordinateur adjoint du Master d’économie appliquée au développement (MEAD) ; le Dr Boubacar SY, chef DEA économie ; Sékou DIAKITE, coordinateur MEAD…
D’entrée de jeu, le conférencier a précisé qu’il n’est pas syndicaliste et qu’il est juste un libre penseur avec ses propres convictions. Il a rappelé que du mois d’avril 2017 à ce jour, les différentes structures de l’enseignement supérieur ont connu beaucoup de mouvements. Le conférencier a souligné qu’exceptionnellement, à la FSEG, à travers la vision et la clairvoyance du Doyen, le Pr Ousmane Papa KANTE et son équipe, il a été décidé d’assurer la formation des 6 137 étudiants du système LMD S1 et plus de 4 000 étudiants en S2, S3 et S4.
A ces chiffres s’ajoutent près 1 500 étudiants du système classique qui doivent boucler leur année universitaire en ayant une maîtrise dans l’ancien système. « L’équipe s’est engagée à assurer les cours et à évaluer les étudiants. Les premières sessions sont entièrement bouclées et les emplois du temps pour les évaluations de la deuxième session sont en cours. Pour le système LMD, l’année universitaire sera bouclée avant le 30 novembre prochain. La rentrée prochaine pour le système classique est prévue pour le 10 novembre », a fait savoir le conférencier.
Le deuxième acquis souligné par Adama KONE concerne la mobilisation de plus 125 professeurs permanents et vacataires, avec 123 groupes de travaux dirigés. Face aux acquis, le conférencier a déclaré: « Le constat est que si nous avions jeté l’éponge, ce sont plus de 11 000 étudiants qui seraient encore à la traîne. Tout le monde a joué franc-jeu pour que la FSEG aboutisse à la situation actuelle. Nous inscrirons cet acquis à l’actif de tous les acteurs à la FSEG. Fallait-il à cause de nos comportements prendre en otage l’avenir des 11 500 étudiants ? C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de les accompagner et si l’histoire était à refaire le Doyen et toute son équipe ne vont pas hésiter».
Le conférencier a par ailleurs attiré l’attention de l’opinion nationale qu’ils sont plus de 12 000 nouveaux bacheliers qui veulent étudier à la FSEG. Donc plus de 20 000 étudiants à encadrer pour la rentrée prochaine. Ce qui fait dire à Adama KONE qu’en restant inerte, en n’ayant pas assuré les cours et en n’ayant pas fait les évaluations en 2017-2018 le flux des 20 000 étudiants allait être difficile à gérer.
Pour ce faire, le Collectif des enseignants de la FSEG a lancé un cri de détresse et une sollicitation aux autorités en vue de doter la faculté de 100 salles de classe de 50 places chacune, afin que les cours magistraux et les travaux dirigés se fassent concomitamment. Aussi, le Collectif a fait savoir que la FSEG a besoin d’une vingtaine d’enseignants supplémentaires.
A en croire le conférencier, avant que le Pr Ousmane Papa KANTE ne vienne aux commandes à la FSEG l’on organisait à peine une session par an. « Depuis 2011, avec sa vision de changement, le Pr KANTE a instruit à l’équipe qui l’accompagne de donner l’opportunité et la chance aux étudiants d’avoir leurs droits les plus élémentaires, avec l’instauration de deux sessions conformément à la réglementation », a-t-il noté.
D’autres acquis enregistrés sous la gestion du Pr KANTE sont: la création d’un premier DEA en gestion ; 20 professeurs qui ont reçu le titre de docteur ; la dotation d’une salle dédiée aux doctorants afin de leur permettre d’avoir des commodités de faire des recherches et avoir des gens pour les conseiller ; la mise en place d’une bibliothèque ; des licences professionnels ; des Masters en audit et contrôle de gestion ; des Masters en gestion des ressources humaines ; des Masters en finances publiques…
Le conférencier a également mentionné les relations de collaboration nouées avec d’autres structures universitaires, avec des sociétés et entreprises d’État et privées ; un cadre partenarial au service du développement et au service de la promotion de l’enseignement supérieur, des chercheurs et des professeurs.
De même, annonce-t-il, des opportunités pointent à l’horizon et des missions sont en Chine et de par le monde avec un cadre partenarial fécond. Aussi, le conférencier a mis l’accent sur l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants et des étudiants.
« Nous sommes fiers d’avoir été les managers de cette conduite du changement. Nous sommes fiers d’avoir initié avec la coordination et la clairvoyance du Doyen et toute l’équipe décanale ce qui a été réalisé. Nous sommes prêts à relever le défi de ce qui pointe à l’horizon pour le bonheur de la qualité de l’enseignement supérieur, mais aussi pour la formation de l’homme. A la FSEG nous ne connaissons pas le spectre de l’année blanche puisque nous n’avons jamais arrêté les cours et nous n’allons jamais les arrêter au risque de prendre en otage l’avenir des milliers d’étudiants», a conclu le conférencier Adama KONE.

PAR MODIBO KONE




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