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mardi 12 décembre 2017
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FEMAFOOT: qui a intérêt à nouvelle crise ?

Après les trois ans de crise ouverte sous l’ère de Boubacar Baba DIARRA, l’on s’achemine vers un nouveau divorce au sommet du football de notre pays. Et pour cause malgré la caution de la FIFA et de la CAF pour la régularité de la dernière assemblée élective de la FEMAFOOT, le bureau sorti de ce dernier renouvellement fait déjà l’objet de contestation.

Après la passation de service hier entre le bureau sortant et la nouvelle équipe rentrante, des perturbateurs projettent des actions de sabotage au siège de la FEMAFOOT ce jeudi. En effet, selon nos sources, ceux-là mêmes qui ont boycotté les opérations de vote, lundi dernier, qui devaient sanctionner les travaux de l’AG élective de la FEMAFOOT, n’hésitent pas à s’autoproclamer vainqueurs de ce dernier rendez-vous du ballon rond dans notre pays. Après le camp régulièrement victorieux, ils projettent de dans s’installer dans les locaux de l’instance dirigeante du football, aujourd’hui jeudi. Où sont alors la logique et le sérieux ? À la lumière de cette guerre des ondes et des réseaux sociaux qui commence, les observateurs sont prompts à dire que la fin de la crise qui dure depuis plusieurs années est loin de connaitre son épilogue. En effet, pour tourner la page du président Boubacar Baba DIARRA, les Maliens attendaient de cette assemblée générale du 8 octobre dernier, un nouveau départ de notre sport roi, après trois années d’affrontements et de coups bas entre deux tendances. Le mandat de cette assemblée était alors d’élire le remplaçant de Boubacar Baba DIARRA. L’espoir tant fondé sur cette assemblée élective est en phase d’être de s’effondrer comme un château de sable. Puisqu’au lieu de servir à apaiser la tension, d’unir les acteurs autour de leur passion commune qui est le football ; elle risque de creuser davantage les écarts et envenimer la tension entre les responsables sportifs, supporteurs et même les clubs. Au lieu de se voir comme des partenaires du développement du football, ces acteurs se regardent en ennemis, à cause des intérêts égoïstes. Dans ce regain de contestations, de division comment arriver au développement tant souhaité de ce sous-secteur ? En tous cas, ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a pas de développement de notre sport roi ni d’émergence de nos jeunes talents dans la division et dans le clanisme entretenus et orchestrés par un « soi-disant responsables du football ». Ces derniers doivent se rappeler que la crise du comité exécutif de la FEMAFOOT a été négativement ressentie sur la performance de notre football. Toutes les compétitions nationales ont dû être stoppées à cause de cette crise avec toutes ses conséquences. Certains de nos clubs ont été même éliminés des compétitions africaines suite à la décision de la FIFA de sanctionner notre pays.
S’il est vrai que tous ces acteurs sont animés de bonne foi pour l’essor de notre football, l’issue de l’assemblée générale devait traduire la conviction et l’attachement de tout le monde au football et à l’intérêt supérieur du pays. L’élection du 8 octobre ne devait pas donner le résultat auquel on est en train d’assister malheureusement. C’est tout simplement la honte de voir que des fils du pays sont en train de prendre en otage l’avenir du pays. Est-ce que notre football a encore besoin d’un autre feuilleton de contestation après près 4 ans de crise ? Nous disons que non.
Aussi, nous pensons que Salah Baby doit savoir raison gardée. Du moment où le représentant de la FIFA a confirmé que l’Assemblée générale élective de la FEMAFOOT a été convenablement convoquée et que le droit au vote a été garanti, il n’y a plus lieu de s’agiter pour aller mettre en place un autre bureau parallèle. Il est temps que l’esprit de la sagesse domine sur l’orgueil mal placé afin que les uns et les autres se retrouvent.
Toutefois, au regard de tout ce qui précède, le candidat Salah Baby doit inscrire ses sanctions dans l’apaisement et au retour de la paix en acceptant la main de tendue du président Mamaoutou TOURE dit « Bavieux ». Ce dernier a, à plusieurs reprises, réitéré sa volonté de ne mettre aucun responsable sportif à la touche. Il a aussi soutenu que le développement du football n’est possible qu’avec tous les acteurs.
N’est-ce pas là des motifs suffisants pour enterrer la hache de guerre si le combat se mène réellement pour l’intérêt du Foot malien ?

Par Sikou BAH




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