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dimanche 18 novembre 2018
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Festival «Spot on Mali Music»: l’expression culturelle au service de la réconciliation

Placée sous le signe de la «Promotion de la paix à travers l’expression culturelle» ; la sixième édition du festival de musique «Spot on Mali Music» aura lieu les 23 et 24 février prochain à la Maison des jeunes de Bamako. L’information a été donnée, samedi dernier au cours d’un point de presse animé par les membres de la commission nationale d’organisation à la Maison des jeunes de Bamako.

Cette conférence de presse était animée par le Directeur du festival, Moussa DIALLO, qui avait à ses côtés, la diva de Kidal, Keltoum Walet EMASTAGH ; Keltoum SENNHAUSE, Barou DIALLO, ainsi que l’Ambassadrice du royaume du Danemark au Mali, Mme Winnie Estrup PETERSEN, etc.
D’un coût de 25 millions de F CFA, ce festival, selon ses initiateur, ce veut un espace de promotion des jeunes talents de le musique malienne. Passerelle vers une réalité musicale, qui n’a pas de frontières, «Spot on Mali Music» est soutenu par le Centre danois pour la culture et le développement de même que le conservatoire des arts et métiers multimédia, Balla Fasséké KOUYATE (CAMM), et l’Institut national des arts (INA).
A l’affiche de cette 9ème édition, Fama DIABATE, non moins petit fils de Toumani DIABATE ; Keltoum Walet EMASTAGH ; Diamy SACKO ; Doussou BAGAYOKO ; Oumou DIARRA ; Dabara, Tima MAIGA, etc.
En rassemblant des artistes de tous les horizons du Mali, notamment, ceux du nord et du sud, les promoteurs dudit festival entendent promouvoir, le vivre ensemble, la réconciliation nationale.
D’ailleurs tous les spectacles prévus dans le cadre de cet événement sont gratuit.
Dans son intervention, la native de Kidal, Keltoum Walet EMASTAGH, qui se dit fière d’être une malienne, a souligné que le festival constitue une opportunité pour les maliennes de se retrouver dans un cadre festif. «Nous nous ressourçons de la culture pour aller de l’avant».
Selon elle, la crise actuelle que nous traversons est due au fait qu’on ne se connaisse pas entre Malien. «Il faut qu’on apprenne à se connaitre à travers la culture. Parce que le Mali est un pays très riche de sa diversité culturelle et ethnique. Nous aurons dû être au summum de beaucoup de chose à travers cette richesse culturelle», a-t-elle conseillé. Pour cette diva, la musique permet d’avoir une autre version des appréhensions, des préjugés.
De son avis, des rencontres genres constituent une occasion de se rassembler de s’unir, de nous accepter, à se prendre au sérieux, etc.
«Il y a des choses qui font qu’aujourd’hui, nous sommes divisés, je pense que nous devrions du recul par rapport à tout ce qui s’est passé, de nous remettre en question et de voir ensemble quelle stratégie mettre ensemble pour être une nation plurielle et fier de l’être», a-t-elle dit.
Avant de conclure : «Le devoir de tout Malien est de chercher à résoudre les problèmes traversent actuellement et lieu d’en créer d’autres, c’est de ça qu’on besoin».
De son côté l’Ambassadrice de royaume du Danemark, a expliqué toute la fierté du son pays à contribuer à la construction de la paix à travers cet événement. Elle a invité le public bamakois à sortir massivement pour prendre aux activités.
A noter que les hommes de média ont eu droit à un avant de l’événement à travers les notes de balafon de Kama DIABATE, un artiste en herbe âgé seulement de 12 ans.

Par Abdoulaye OUATTARA




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