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lundi 19 avril 2021
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Fête 1er mai 2016: la CDTM rehausse le niveau de ses militants

Dans le sillage du 1er mai 2016, fête du Travail, la plus jeune des quatre centrales syndicales de notre a opté pour l’information, la sensibilisation et la formation de ses militants. La Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM), puisqu’il s’agit d’elle, a animé une conférence-débat, samedi dernier, au CICB, sur l’épineuse question de la protection sociale des travailleurs. Les militants ont été largement sensibilisés sur les services offerts par l’INPS et la CANAM aux travailleurs de notre pays.

L’ouverture des travaux de la conférence a enregistré la présence de la ministre du Travail, de la fonction publique et des relations avec les institutions, Mme Diarra Racki Talla, et du président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mamadou Sinsi Coulibaly, aux côtés de la secrétaire générale de la Centrale démocratique des travailleurs du Mali, Mme Sidibé Dédéou Ousmane. Étaient également présents, les représentants des centrales syndicales de la Confédération malienne du travail (CMT) et de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM).
Le thème retenu pour la conférence était : « La protection sociale des travailleurs (INPS-CANAM-CMSS-UTM) : bilan et perspectives », animée respectivement par le directeur à l’immatriculation de l’INPS, Ousmane Coulibaly et N’Ti Diarra de la CANAM.
Le président du CNPM a salué la mobilisation des militants de la CDTM pour marquer cette commémoration de la journée de 8 heures de travail. Aux responsables, militants de la CDTM et autorités présents, M. Coulibaly a adressé trois messages.
Il s’agissait, dans un premier temps, d’un message de remerciement et une félicitation à la secrétaire générale de la CDTM pour avoir hissé sa Centrale, en si peu de temps, à un niveau respectable, à travers la défense avec sincérité des doléances de ses militants. Le deuxième message du président du CNPM s’adressait aux militants de la CDTM, à qui il a invité au payement régulier de leurs cotisations pour permettre à la centrale syndicale de recouvrer toute son indépendance et sa liberté ; enfin le président du CNPM a invité Mme la ministre du Travail à prendre soin particulièrement des centrales syndicales dirigées par les femmes, conformément à la volonté et aux engagements du Président de la République, IBK, en faveur du genre.
La secrétaire générale de la CDTM a largement défini la protection sociale, ses implications et ses avantages. Selon Mme Sidibé, elle englobe tous les mécanismes de prévoyance collectifs permettant aux individus de faire face aux conséquences financières des risques sociaux. Elle cerne ainsi, les situations susceptibles de compromettre la sécurité économique de l’individu ou de sa famille, en provoquant une baisse de ressource ou une hausse de ses dépenses vieillesse, maladie, invalidité, chômage, maternité, charges familiales, etc.
« C’est aussi pertinent quand on sait que la protection sociale repose sur les mécanismes de prestations sociales, des prestations de services sociaux et trois logiques à savoir : une logique d’assurance sociale, une logique d’assistance et une logique d’assurance universelle. Les résultats de différentes revues de nos stratégies de réduction de la pauvreté font observer qu’une forte croissance économique est une condition nécessaire, mais non suffisante pour lutter efficacement contre la pauvreté et la vulnérabilité », a-t-elle martelé.
En effet, certains aspects de cette croissance, notamment son caractère durable, sa composition et sa répartition équitable sont aussi déterminants, a-t-elle souligné. Il ressort de l’étude de la Banque mondiale sur les transferts sociaux au Mali que la protection sociale a de multiples dimensions, souvent complémentaires les unes des autres comme, la défense des droits, le développement humain, la croissance économique, la démocratie et la sécurité.
La notion de protection sociale englobe l’ensemble des mécanismes relatifs à la Sécurité sociale, l’action sociale, l’aide sociale. Elle vise à assurer un minimum de bien-être aux individus en luttant efficacement contre la pauvreté, l’exclusion sociale, les discriminations, les risques de la vie et les chocs exogènes. De plus en plus, cet outil de solidarité reste perçu des autorités comme un des éléments clefs qui se situe au cœur des stratégies d’une croissance pro-pauvres, a-t-elle fait savoir. La protection sociale demeure un moyen sûr de réduire la vulnérabilité économique, sociale alimentaire/nutritionnelle et d’autres stress, est convaincue la secrétaire générale. Ce qui lui permet de revêtir la forme d’une voie de promotion de la productivité des ménages par l’augmentation de leur capacité d’achat des intrants et de faire face aux urgences de santé, de scolarisation et d’entretien décent de leurs progénitures. L’accomplissement correct de cette entente permettra de briser le cycle vicieux intergénérationnel de la pauvreté et de la précarité grâce au développement du capital humain.
La patronne de la CDTM a enfin adressé sa profonde reconnaissance aux autorités nationales pour leur sens de l’écoute. Ce dialogue a prévalu, depuis la création de la CDTM, et a permis à la jeune centrale d’obtenir la satisfaction quasi totale du cahier de doléances, présenté en trois points.
Quant à Mme la ministre, elle a exprimé tout son soutien et celui de son département à la CDTM, une jeune centrale syndicale, qui a vite compris qu’avec un simple cahier de doléances on peut faire face aux préoccupations des travailleurs et qu’il n’y a que les négociations comme arme pour un syndicat.
Les deux conférenciers, Ousmane Coulibaly de l’INPS et N’Ti Diarra ont tour à tour entretenu les participants sur l’historique, la mission et les avantages de leurs structures pour les travailleurs.

Par Sidi Dao




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