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vendredi 22 septembre 2017
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Financement de l’économie du Mali: les bons comptes de 2016

Entre la BCEAO et le patronat, c’est désormais une tradition : une rencontre semestrielle de concertation fait le point sur l’évolution de la situation économique du pays. Le PIB, les investissements, l’indice du chiffre d’affaires du commerce, la production, industrielle, l’activité bancaire, les prix…Le regard de la BCEAO sur l’évolution de la situation conjoncturelle du Mali n’épargne aucun secteur d’activité économique et fait ressortir des signaux satisfaisants, au titre de l’année 2016.

Ce vendredi, 14 juillet, dans la salle de conférence du patronat, il y a eu la rencontre semestrielle de concertation entre la direction nationale de la BCEAO et le Conseil national du patronat du Mali(CNPM), pour établir la projection économique sur 2017. Fait majeur de l’événement : la validation de l’évolution de la situation conjoncturelle du Mali, au titre de l’année 2016. C’était en présence, comme tous les ans, de nombreux responsables des groupements d’entrepreneurs et des structures d’appui du secteur privé ainsi que des cadres de la BCEAO.
L’analyse de l’évolution de la conjoncture au Mali, à la fin de septembre 2016, comme indiqué par le service des études de la statistique de la BCEAO, fait ressortir que le produit intérieur brut (PIB), a augmenté de 1,5% au troisième trimestre de 2016 par rapport au trimestre précédent. Cet état de fait est dû, selon les mêmes sources, au dynamisme constaté dans les secteurs primaire, secondaire et tertiaire, lesquels ont connu tous une nette progression.
Tout logiquement, la formation brute de capital fixe (FBCF) est en nette progression. Cela, en liaison avec l’amélioration des investissements dans le domaine stratégique des BTP, notamment la construction des logements sociaux.
Les exportations, elles, selon toujours les chiffres de la BCEAO, sont en nette augmentation avec un bonus de 1,2% en rapport avec l’augmentation des ventes d’or à l’extérieur.
Les importations, de leur côté, ne sont pas en reste d’autant qu’elles sont ressorties en hausse de 0,8%.
En ce qui concerne l’activité industrielle, on retient, selon les chiffres de la BCEAO, qu’elle a fortement progressé en septembre 2016 par rapport au mois précédent. Et pour cause ? L’indice de la production industrielle a connu une hausse de 29,5%. On attribue cette embellie industrielle aux performances enregistrées dans les branches « activités extractives » et « industries manufacturières », qui ont toutes deux connu de bonds spectaculaires, en raison justement de la hausse de production constatée dans la quasi-totalité des sociétés minières et dans l’accroissement du volume des activités des entreprises de « fabrication de produits alimentaires et de boissons », mais aussi de «fabrication d’articles en caoutchouc et en matières plastiques ».
L’activité commerciale a connu un reflux de 1,7% au cours du mois de septembre 2016 avec un indice du chiffre d’affaires du commerce qui s’est établi à 476,6 points contre 786,3 points le mois précédent.
Sans doute, comme l’ont prélevé les estimations de la BCEAO, la nette progression dans ce domaine est liée à celle des chiffres d’affaires réalisés sur les « matériaux de construction, quincaillerie, peintures, verres et articles divers » ainsi que sur les « produits pétroliers ».
Dans le même temps, pour ce qui est du niveau général des prix, calculé suivant l’indicateur BCEAO, il a affiché une contraction de 0,6% en septembre 2016 par au mois précédent. Un état de fait en rapport avec l’évolution constatée au niveau de la fonction « communication» avec des bonus octroyés par les opérateurs de téléphonie.
L’activité bancaire, elle, a été marquée en août 2016 par un accroissement des mises en place et un assouplissement des conditions débitrices.
« Le système bancaire a octroyé à sa clientèle des concours d’un montant total de 126,6 milliards à un taux d’intérêt moyen de 7,73% contre 81,4 milliards de francs CFA au taux de 8,4%, un mois plus tôt », indique la note conjoncturelle de la BCEAO sur l’activité des bancaires.
Il en résulte que l’allocation des crédits demeure essentiellement orientée vers le financement des besoins de trésorerie.
Sur les douze derniers mois, le volume total des mises en place a atteint 1 349,5 milliards à un taux d’intérêt moyen de 6,11% contre 1 325,5 milliards à 8,19% pour la période précédente. Soit une augmentation de 24 milliards de francs CFA du volume de crédits alloués.
Faisant ressortir la bonne tenue de l’économie malienne, le président du patronat, Mamadou Sinsy Coulibaly, cerise sur le gâteau, a mis le cap sur de nouvelles filières porteuses de croissance et l’amélioration du taux de financement de l’économie et la création de grandes entreprises de logistique, notamment dans le domaine des transports terrestre et aérien. Dans le but d’assurer, préconise-t-il, un meilleur approvisionnement du pays en denrées et équipements.

Sékouba Samaké




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