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jeudi 21 septembre 2017
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Financement des projets jeunes: 100 millions pour les arabophones

Le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, Maouloud Ben KATTRA, a procédé, mardi dernier, dans la salle de conférence du gouvernorat du District, au lancement d’une ligne de crédit au profit des jeunes promoteurs arabophones. D’un montant de 100 millions de FCFA, cette initiative permettra de financer les projets des jeunes arabophones en créant des emplois.

La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre des Affaires religieuses et du culte, Thierno Amadou Omar Hass DIALLO ; de celui en charge de la Jeunesse et de la construction citoyenne, Amadou KOITA ; du président de l’UJMMA, Mohamed Macki BAH ; de la directrice du Réseau Nyongondèmè Soba, DICKO Aissata DIALLO ; du représentant de l’APEJ…
Pour la DG du Réseau des coopératives d’épargne et de crédit Nyongondèmè Soba, le financement des jeunes arabophones s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme Emploi-jeunes dans sa phase II et consiste à accompagner par le biais du crédit les projets porteurs de ces jeunes.
Selon Mme DICKO, le Réseau Nyongondèmè Soba accompagne financièrement les jeunes arabophones suivant une convention de partenariat APEJ-Nyongondèmè Soba-UJMMA.
« Le Réseau Nyongondèmè Soba, en tant que structure chargée du financement des projets des jeunes arabophones suivant des critères bien définis, a reçu de l’APEJ un fonds de garantie de 50 millions de FCFA sous forme de DAT et s’engage de ce fait à assurer un financement de la cible à hauteur de 100 millions de FCFA. Pour gagner ce pari, le réseau Nyongondèmè Soba s’est engagé à mettre son expertise professionnelle au service du programme de financement des jeunes arabophones dans les activités génératrices de revenus, source d’emploi indépendant, rémunérateur et durable », a affirmé Mme DICKO Aissata DIALLO.
Aussi, a-t-elle rassuré, leur ambition est de donner une entière satisfaction aux partenaires dans cette noble mission de financement et à aider les jeunes arabophones à prouver leurs compétences dans l’utilisation judicieuse du financement issu de ce programme.
En vue de réussir cette activité et d’assurer sa pérennité, dit-elle, des actions importantes accompagneront les bénéficiaires comme le suivi rapproché, la formation et l’épargne continue afin de faciliter le remboursement régulier à temps des prêts consentis.
Le président de l’UJMMA, Mohamed Macki BA, a remercié toutes les bonnes volontés dont l’implication a permis l’aboutissement de cette initiative en faveur des jeunes arabophones. Selon lui, du côté des jeunes arabophones, le bilan des quatre années du pouvoir IBK est plus que satisfaisant. À en croire le président de l’UJMMA, c’est la première fois que les jeunes arabophones sont considérés par les autorités de notre pays en matière d’emploi. C’est pourquoi, il a vivement remercié le Président IBK et les leaders religieux pour avoir songé à eux.
Il a enfin donné des conseils aux jeunes qui seront les heureux bénéficiaires à faire un bon usage des fonds pour faciliter son remboursement et permettre le financement d’autres jeunes.
Pour sa part, le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, Maouloud Ben KATTRA, a affirmé que cette ligne de crédit d’un montant de 50 millions de FCFA vise à financer des activités génératrices de revenus au profit des jeunes de l’UJMMA âgés de 21 à 40 ans, désireux de créer leur propre entreprise, de diversifier ou étendre les activités d’entreprises existantes.
Le ministre a rappelé que l’emploi des jeunes est une préoccupation constante des autorités de notre pays qui en ont fait une priorité de l’action gouvernementale. Il a indiqué que dans cette veine, de concert avec les jeunes, de nombreuses initiatives sont entreprises, afin de créer les conditions de leur accès à des emplois salariés ou indépendants.
Pour le ministre Ben KATTRA, l’atteinte de 200 000 emplois à l’horizon 2018 a été inscrite comme une priorité et que son département y travaille d’arrache-pied avec l’ensemble des acteurs, tant du secteur public que du secteur privé, grâce à un environnement qui s’améliore et un climat des affaires de plus en plus rassurant.
Il a noté que cette ligne de crédit en faveur des jeunes arabophones est le fruit d’un long processus d’échanges et de dialogue social engagé entre son département et l’Union des jeunes musulmans du Mali à travers l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ). Une initiative qui vise à réaliser une meilleure insertion socioprofessionnelle et économique des jeunes arabophones diplômés et non diplômés qui ont été, par moments, défavorisés par certains dispositifs d’insertion, notamment dans la Fonction publique et les programmes de renforcement de l’employabilité de l’APEJ.
« Après plusieurs années, les deux parties viennent de renouveler une première convention signée en 2011 à travers la mise en place de la présente ligne de crédit au profit de ce groupe cible », s’est réjoui le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle.
Pour lui, en offrant cette opportunité, le gouvernement vise la fixation des jeunes et la lutte contre les diverses formes de migrations et de déperdition auxquelles nous assistons depuis quelques années à la faveur de la crise sécuritaire.
Le ministre a enfin invité les jeunes porteurs de projets à élaborer des projets innovants et économiquement rentables.
Tout en les invitant à consacrer entièrement leurs temps et leurs capacités au succès de cette opération, à travers un remboursement correct des échéances convenues, pour permettre à d’autres jeunes maliens de bénéficier de prêts à leur tour.

PAR MODIBO KONE




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